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« L’ Ascension de Charles Le Brun. Liens sociaux et production artistique »

Projet suivi par Bénédicte Gady

Pour éclairer l’ascension spectaculaire de Charles Le Brun, avant sa nomination comme premier peintre de Louis XIV, sans se contenter de réunir un savoir dispersé, le parti pris a été d’étudier ensemble et de confronter les liens sociaux de l’artiste (familiaux, amicaux, professionnels, intellectuels, voire criminels) et la production artistique (regroupant les questions de commandes, de style, de collaborations, de rayonnement d’une oeuvre ou d’un homme). Abandonnant la grande fresque historique comme l’étude systématique et successive des oeuvres, l’objectif était de saisir la singularité d’une figure en examinant ses relations avec son entourage. Ainsi, pour la période qui s’étend du début de la carrière de Le Brun jusqu’à son retour d’Italie, en 1646, à l’âge de vingt-sept ans, cette étude croisée des relations et des oeuvres fait ressortir une correspondance, sinon systématique, du moins très étroite, entre réseaux, commandes et style des oeuvres, qui oblige à reconsidérer la structure du catalogue des premières années du peintre.
Après cette date, le prestige des premiers grands décors et l’accès à des commanditaires placés au sommet de l’État font que l’association entre un réseau social (dont l’unité s’est dissoute) et une commande semble insuffisante pour rendre compte d’une réalité devenue plus complexe. Ressort, en revanche, la permanence de la protection du chancelier Séguier, qui assure au peintre, outre certains succès, une étonnante capacité de repli stratégique, tant dans la jeune et instable Académie royale de peinture et de sculpture que sur les principaux chantiers du règne. Au cours de cette période, l’étude des liens sociaux se révèle également très efficace pour comprendre l’organisation des équipes qu’emploie Le Brun pour plusieurs décors menés concomitamment, organisation qui invite à remettre en cause la perception actuelle de la notion d’atelier. L’examen minutieux des travaux effectués pour le surintendant des Finances Nicolas Fouquet à Vaux-le-Vicomte, que renseigne un nombre exceptionnel de documents, permet de reconsidérer, à partir de l’analyse de ces liens sociaux, la répartition des tâches sur le chantier et de revoir, sans préjugés et sur de nouvelles bases, les attributions des oeuvres.
Cette étude est publiée sous le titre L’Ascension de Charles Le Brun. Liens sociaux et production artistique, aux éditions de la Maison des sciences de l’homme (2010).

B. Gady

English Version

Benefiting from the discovery of new paintings, drawings, engravings, many unpublished archive documents, and a critical review of the sources, this study (published by Editions de la Maison des Sciences de l’Homme) reviews the rise of the painter by exploring two aspects of his life—his works and social network. Of humble origins—his family was involved in the publication of engravings—he benefited from the patronage of the chancellor Pierre Seguier, enabling him to execute prestigious commissions (for Richelieu and then the king). As arbiter of the decorative projects in Paris and castle of Vaux-le-Vicomte, he solicited many collaborators, with whom he maintained judicial, artistic, and social links.

Informations pratiques

Adresse et téléphone :
Musée du Louvre, 75058 Paris - France
+ 33 (0)1 40 20 53 17

Horaires :
Ouvert tous les jours de 9h à 18h sauf le mardi
Nocturnes jusqu’à 21h45 le mercredi et le vendredi

Fermetures :
Les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre

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