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Accueil>Expositions & Actualités>Conférences et colloques>à 12h30La céramique de Nishapur : résultats des fouilles...

par Annabelle Collinet et Delphine Miroudot, musée du Louvre

(Orient et Occident au Moyen Âge)

Située dans la province du Khurasan, Nishapur est restée célèbre en Iran car elle abrite les tombeaux des poètes Omar Khayyam et ‘Attar. Fondée à l’époque sassanide, conquise par les armées arabes en 651, la ville est la capitale de cette vaste région de l’est iranien à partir du IXe siècle. Nishapur connaît son apogée sous la dynastie Samanide (Xe siècle) : les historiens contemporains la décrivent comme une ville prospère, au confluent des routes commerciales venant de Chine et d’Inde et menant au centre du califat. Nishapur est sous domination Seljukide aux XIe-XIIe siècles, puis son histoire se trouble : secouée par trois séismes, convoitée par des dynasties rivales, la ville est détruite par les Mongols en 1221. Elle décline à partir du XIVe siècle.
Le site a été partiellement fouillé sous l’égide du Metropolitan Museum de New York entre 1935 et 1940, puis en 1947. Depuis 2005, une équipe irano-française (université de Mashhad, CNRS, IFRI, musée du Louvre) a rouvert les fouilles de Nishapur dans la partie la plus ancienne de la ville : la citadelle (Quhandez). Les premiers résultats en ont été présentés à l’auditorium du Louvre en janvier 2007 par Monique Kervran (CNRS), co-directrice scientifique des fouilles.
La publication en 1973 par C.K. Wilkinson, d’une partie du matériel céramique mis au jour lors des fouilles américaines, reste encore aujourd’hui la source incontournable des connaissances sur la céramique pré-mongole de l’est iranien. Mais les fouilles actuelles viennent à la fois enrichir et bouleverser l’histoire encore mal connue finalement, de la céramique persane entre la fin de l’époque sassanide et l’époque seljukide.

Annabelle Collinet est ingénieur d’études au département des Arts de l’Islam du musée du Louvre. Elle travaille sur l’Iran oriental et l’Asie du sud et participe depuis 2006 aux fouilles de Nishapur, en tant que céramologue. Formée à l’Ecole du Louvre puis à l’université Paris-1, sa thèse de doctorat porte sur la céramique du Pakistan. Une partie de ses recherches sur la céramique du Sind est en cours de publication : “Sehwÿn Šarÿf : The Islamic Period.Chronology Through Ceramic, 2d-12thcenturies AH/8th-18thcenturies AD”, in Sindh Through History and Representations: the French Contribution to Sindhi Studies (Ed. Michel Boivin), Karachi, Oxford University Press, sous presse.

Delphine Miroudot est ingénieur d’études au département des Arts de l’Islam du musée du Louvre. Elle travaille sur le monde iranien et plus particulièrement sur la céramique. Elle a participé à la prospection qui a précédé les campagnes de fouilles à Nishapur en 2004, puis à ces dernières en 2006 et 2007, en tant que céramologue. Formée à l’Ecole du Louvre puis à l’Institut national des Langues et Civilisations Orientales en langue persane, elle a par ailleurs obtenu un DEA en physique appliquée à l’archéologie à l’université Bordeaux-3 consacré à la céramique glaçurée à décor de lustre métallique abbasside du site de Suse en Iran.

Informations pratiques

Lieu

Auditorium du Louvre

Entrée libre dans la limite des places disponibles