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Accueil>Expositions & Actualités>Conférences et colloques>à 12h30Les Muses de la maison de Julia Felix, neuf fragments de...

par Daniel Roger, Département des AGER, musée du Louvre et Delphine Burlot, restauratrice

En liaison avec l'exposition « De Pompéi à Malmaison, les antiques de Joséphine » (du 21 octobre 2008 au 27 janvier 2009) qui sera présentée au musée du château de Malmaison en collaboration avec le musée du Louvre.

Découvertes dès les premières explorations archéologiques à Pompéi, en 1755, les peintures détachées des murs de la maison de Julia Felix offrent l’une des
représentations les plus originales des Muses et d’Apollon que nous ait transmise l’art romain de la fresque. Leur prélèvement par les fouilleurs du roi de Naples a garanti leur conservation, d’abord au musée de Portici, à la Malmaison, puis au Louvre. En revanche, tout le contexte archéologique de leur découverte est aujourd’hui perdu, et donc le sens que ces images pouvaient revêtir aux yeux des habitants de cette demeure de Pompéi.

Pourtant, nous sommes bien mieux renseignés sur cette maison que sur beaucoup d’autres des cités enfouies du Vésuve. Une inscription énigmatique nous a livré un nom. Les relevés précis de l’ingénieur suisse qui dirigea les fouilles du roi de Naples fournissent nombre d’éléments inestimables pour la compréhension de ce vaste ensemble, l’un des plus beaux et des plus luxueux qui  subsistent en Campanie.

Une très récente restauration leur a rendu leur éclat et a permis de mettre en lumière l’art consommé du peintre. Elle a révélé une démarche artistique où le souci d’originalité occupe la première place. Elle a également autorisé des observations d’où découle un certain nombre d’hypothèses quant à la disposition des panneaux sur les murs.
Celle-ci laisse deviner les ambitions du commanditaire de ces peintures et nous donne l’occasion de faire revivre les occupants de ces lieux.

Notes biographiques
Né en 1967, agrégé de lettres classiques, Daniel Roger fut admis à l’École du patrimoine en 1995. Il a ensuite travaillé pendant sept ans au sein d’un service régional d’archéologie, pour lequel il a organisé des fouilles préalables à de grands aménagements. Il a notamment été chargé en 1998 du suivi de la plus vaste exploration archéologique systématique menée en France, quand la firme Toyota s’est installée dans le Nord.
Il a également dirigé une fouille programmée sur le site de la ville romaine de Famars (59), qui a livré de remarquables enduits peints. Au musée du Louvre, en 2003, on lui confie la responsabilité des peintures, des terres cuites et des marbres romains. Son passé d’archéologue le pousse à voir les oeuvres d’art comme des témoins matériels d’époques révolues et à se consacrer à la collection d’épigraphie romaine du Louvre.

Restauratrice de peintures murales, diplômée de l’Institut national du patrimoine, Delphine Burlot, née en 1975, travaille pour les monuments historiques et pour différents musées, notamment pour le Louvre. Elle a en outre effectué un doctorat d’archéologie à l’université Paris IV. Ses recherches portaient sur la fabrication des contrefaçons de peintures murales antiques aux 17e et 18e siècles. Ce travail, ainsi que la restauration de plusieurs peintures murales antiques conservées au musée du Louvre, l’ont amenée à étudier
l’histoire de la découverte et de la restauration des peintures d’Herculanum depuis le 18e siècle. Delphine Burlot a obtenu la bourse de la fondation Carnot en 2004 et a été pensionnaire de l’Académie de France à Rome (villa Médicis) en 2005.

Informations pratiques

Lieu

Auditorium du Louvre

Tarifs

5 euros (plein),
4 euros (réduit),
2 euros (jeunes de moins de 26 ans)