Allez au contenu Allez au menu principal Allez à la recherche Change language

Accueil>Expositions & Actualités>Films>à 20h« Nuit des musées » : Plein cadre sur l’art

Films à 20h« Nuit des musées » : Plein cadre sur l’art

Film sur l'art

Si vous n’arrivez pas à lire les médias, téléchargez Flash Player.

Films extraits de la collection de films sur l’art de l’auditorium du Louvre

Parallèlement à son activité de programmation, l’auditorium a entrepris la constitution d’un fonds de films sur l’art, permettant ainsi de contribuer à la connaissance du genre. Elle comprend essentiellement des films historiques, réalisés par de grands noms de l’histoire de l’art et du cinéma.

Ce programme, d’une durée d’environ deux heures, rend compte, dans sa diversité, de la richesse de cette collection.

Musée du Louvre
Fr., 192 ?, n&b, 165 m, muet, 8 min, 35 mm
Dans les années vingt, plusieurs films furent réalisés sur les collections du musée du Louvre.

Alhambra
Fr., 1926, 127 m, n&b, col., muet, vo (cartons néerl) stf, 7 min. 35 mm
La ville de Grenade, au pied de la Sierra Nevada, est dominée par la forteresse de l’Alhambra, « la muraille rouge ». Tourné dans les années vingt par un réalisateur inconnu, ce film en noir et blanc et teinté, cherche à restituer le jeu de la lumière sur l’architecture andalouse... Des « figurants », ombres fugitives, animent les lieux.

Les Pierres de la Cathédrale de Naumburg
All., 1932, Curt Oertel et Rudolf Bamberger, 20 min. 35 mm
A partir de 1928, Curt Oertel s’essaie, selon ses propres termes, à de « multiples tentatives et études pour conquérir sur grand écran le domaine jusque là demeuré inexploité de l’art » et réalise, en 1932, avec Rudolf Bamberger (mort à Auschwitz en 1945), un court-métrage intitulé Die Steinernen Wunder von Naumburg (Les Pierres de la Cathédrale de Naumburg). Ce film présente en trois phrases musicales les sculptures médiévales de la cathédrale de Naumburg et sera qualifié par Kracauer de « tentative au résultat extraordinaire ».

L’Espace parcouru par la lumière
All., 1936, réal. Carl Lamb, 17 min., n&b, vo (all.) stf, 35mm
En 1936, Carl Lamb réalisa ce film pour la société Tobisfilm. Les valeurs expressives de l’architecture – l’église de Wies, en particulier – sont étudiées et révélées dans leur originalité, en suivant le parcours de la lumière solaire qui investit les structures architecturales et les fait vivre esthétiquement. Le film présente une grande originalité dans les moyens cinématographiques utilisés.

Le paradis terrestre
Ital., 1938, réal. Luciano Emmer et Enrico Gras, 11 min., n&b, 35mm, musical
Luciano Emmer est l'un des grands inventeurs du film sur l'art dans les années 1930 : il choisit une voie empathique d'exploration des œuvres (en particulier de la peinture), préférant au commentaire didactique une orientation purement visuelle dans l'espace du tableau. « Le film sur le Paradis terrestre de Jérôme Bosch n’est pas la traduction cinématographique d’une œuvre picturale. La fresque de Bosch est une harmonie d’images dans l’espace. De ces images, les auteurs du film se sont rendus maîtres, ils les ont libérées de leurs liens picturaux, ils s’en sont servis comme d’objets nouveaux » (Luciano Emmer)

Le palais des Doges
Ital., 1947, réal. Francesco Pasinetti, n.b., vo (ital.) stf, 11 min.
Francesco Pasinetti, photographe et cinéaste, a consacré la quasi-totalité de son œuvre cinématographique à Venise, sa ville natale. En rupture avec l’imagerie traditionnelle, Pasinetti propose de sa ville une image renouvelée, selon des principes de montage et de composition inspirés d’une esthétique constructiviste qu’il empreint d’une nostalgie toute personnelle.

Carpaccio
Ital., 1948, réal. Roberto Longhi et Umberto Barbaro, 15 min., noir et blanc, 35 mm, vostf
Le Carpaccio est l’un des trois films réalisés en 1948 par le grand historien d’art Roberto Longhi avec l’historien du cinéma et critique Umberto Barbaro. Il marque une date dans l’histoire du film sur l’art : il procède d’une réflexion sur les relations du discours et de la reproduction des œuvres, relations qu’il traite de façon résolument minimaliste : la prise de vue (mouvements de caméra, cadrages) est strictement subordonnée au discours de Longhi en voix off et ne déborde jamais les limites des tableaux de sorte que le film ne fait que servir le déploiement de la parole de Longhi et explorer les ressources du comparatisme.

Thorvaldsen
Dan., 1949, réal. C.T. Dreyer, 10 min., 35 mm, vostf
En 1949, Carl Theodor Dreyer réalise pour le compte du Dansk Kulturfilm un court-métrage consacré au sculpteur néo-classique Bertel Thorvaldsen (à l’origine il s’agissait d’un long métrage retraçant la vie et l’œuvre de l’artiste danois).
Charles Tesson décrit en ces termes les effets sensuels, dans Thorvaldsen, de la confrontation et de la symbiose entre la sculpture et le cinéma : « Quand Dreyer, dans « Thorvaldsen », rencontre la sculpture […] le regard du cinéaste devient caresse, et sa main glisse le long de la paroi des corps sans l’accrocher, un peu comme l’eau coule le long d’une surface vitrée […] Il y a dans « Thorvaldsen », une érotique du nu, sensuelle, chaleureuse et vive, qui s’exprime par l’état de la lumière qui allège le corps sans l’abolir, la révèle à son désir ».

Les mosaïques de Ravenne
Fr., 1951, 10 min (incomplet), n.b., réal. : Enrico Fulchignoni.
Enrico Fulchignoni, proche collaborateur de Roberto Rossellini dans les années soixante-dix, a réalisé, à partir des années cinquante, une série de films sur l'art de facture classique, qui compte parmi les meilleures réussites du genre.

Urnes étrusques de Volterra
Ital., 1957, réal. Carlo L. Ragghianti, 12 min., coul., vo (ital.) stf
Ragghianti est l’auteur d’une célèbre série de films sur l’art, les « critofilms », dans lesquels il s’attache, en historien d’art, à découvrir les caractéristiques formelles et les conditions de création de l’œuvre puis à les restituer par le biais du cinéma. Ce film cherche à reproduire les conditions d’appréhension originelles des sculptures antiques de Volterra, conçues pour l’obscurité de la tombe, illuminées par la seule lumière des torches.

Informations pratiques

Lieu

Auditorium du Louvre

Accès

Par la pyramide, le passage Richelieu ou les galeries du Carrousel