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  • Portrait d'Abbas Kiarostami (détail) - 392x250px

Cycle de films Le Louvre invite Abbas Kiarostami

Emerveillements
Du 14 octobre au 21 décembre 2012, dans la salle de l'auditorium
et du 3 octobre au 31 décembre 2012, dans la salle audiovisuelle 

On a souvent souligné la singularité de la figuration persane dans les arts de l’Islam, une singularité qui n’est peut-être pas étrangère à l’essor du cinéma iranien apparu, dès 1900, à la cour du Shah. Lorsque les films d’Abbas Kiarostami ont commencé à être montrés en Occident, nombreux sont ceux qui ont voulu saisir, dans le langage figuratif du cinéaste et photographe iranien, l’héritage d’une certaine tradition mêlant esthétique persane et spiritualité soufie. On a ainsi pu trouver dans quelques miniatures l’origine de certains de ses motifs, telles ces routes serpentant dans des paysages infinis, sources inépuisables d’inspiration et de sensations, et qui parcourent plusieurs de ses films dont Roads.

« Tout mouvement, toute action que nous faisons, dérive de notre tradition culturelle. Même rompre avec la tradition est une façon de la reconnaître » répond Abbas Kiarostami. S’il ne renie pas cet héritage, c’est avant tout au nom d’une certaine universalité de l’art qu’Abbas Kiarostami a accepté l’invitation du Louvre, comme en témoigne le thème qu’il a choisi, l’émerveillement face à l’œuvre. Qu’il naisse devant l’œuvre de l’Homme ou celle de la Nature, cet émerveillement constitue depuis longtemps un des thèmes de prédilection du cinéaste, poète et photographe iranien. C’est à travers lui qu’Abbas Kiarostami interroge la notion esthétique du hors-champ, incitant par exemple, dans Shirin, le spectateur à transcender le mystère du non-visible pour imaginer l’œuvre regardée, à dépasser le statut de simple consommateur d’art pour se comporter, à son tour, en créateur. C’est encore à travers ce thème qu’Abbas Kiarostami pose également la question, plus universelle, du rapport à l’art et à la Nature. Car l’émerveillement devant les chefs d’œuvre de la Nature, générant méditation et mélancolie, notamment à l’œuvre dans Five, touche en effet à l’universel. Une dimension indissociable de la culture japonaise, culture dont Abbas Kiarostami se sent particulièrement proche, comme en témoigne une part importante de son œuvre.

Dans le cadre de cette carte blanche - qui se conclut en décembre avec une sélection de ses courts-métrages - Abbas Kiarostami a souhaité faire découvrir au public Border, un film atypique réalisé en 2009 par le cinéaste Harutyun Khachatryan, qui pose encore, à sa manière, les questions de la figuration et de la transcription du réel par l’art, interrogeant les notions de « réalité » et de « fiction » ainsi que leur porosité.

Une signature d’Abbas Kiarostami aura lieu à la librairie du musée à 17h45 le 14 octobre 2012.

 

Agenda des expositions et évenements
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Toute la programmation


Informations pratiques

Lieu :
Auditorium du Louvre sous la pyramide.

Tarifs :
Tarif E : 6 euros, 5 euros (réduit), 4 ou 3 euros (solidarité et jeunes)

Réservations :
. Par téléphone : Au 01 40 20 55 00, du lundi au vendredi (sauf le mardi), de 11h à 17h, uniquement par carte bancaire.

. Sur place, à la caisse de l’auditorium, du lundi au samedi (sauf le mardi) de 9h à 17h30, jusqu’à 19h30 les mercredis et vendredis, et jusqu’au début des séances les soirs de programmation.

Informations :
01 40 20 55 55, de 9h à 19h du lundi au vendredi.

Conditions des réductions tarifaires