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Cycle de films Le XVIIIème siècle à l’écran – libertins, libertés

Ce cycle de films accompagne - entre septembre 2010 et février 2011 - la saison XVIIIème au Louvre, et propose une sélection de reconstitutions historiques ou de transpositions modernes, de « tableaux vivants » ou d’adaptations d’œuvres littéraires, qui mettent en relief la filiation des arts.

Les arts et la pensée du siècle des Lumières constituent une source d’inspiration généreuse autant qu’un « magasin d’accessoires » comme l’a souligné Jean Starobinski, auteur de « L’invention de la liberté ». Partant de cet ouvrage majeur, le cycle interroge l’attrait singulier du cinéma pour un siècle qui exalte la « pensée du plaisir » et l’idée de liberté.

L’éclairage porté sur ces liens historiques et transversaux, sur les anachronismes et les hybridations, producteurs de formes nouvelles, sur cette fascination pour les formes et les idées qui ont marqué l’histoire, souligne combien le cinéma a cherché à accroître, par ses ressources propres, le pouvoir suggestif des images et des mots pour construire des univers d’émotions où triomphent les bruissements de la volupté et « le frisson du sublime ».

Si le septième art a plus souvent qu’à son tour peint « l’image d’un XVIIIe élégant et frivole, libre de mœurs, vif d’esprit, voué coupablement et délicieusement à une fête insouciante » (Jean Starobinski), il a aussi contribué à rendre à ce siècle « sa complexité, sa gravité, son goût des grands principes et de la table rase ».


Vendredi 24 septembre
20h
Barry Lyndon
de Stanley Kubrick
G.-B./E.-U.
Carrière et déchéance d'un jeune intrigant irlandais dans la société anglaise du XVIIIème siècle. S’inspirant de la peinture anglaise (Gainsborough, Hogarth), Stanley Kubrick a cherché à restituer au cinéma l’esthétique du XVIIIème siècle en tournant dans des décors d’époque et en lumière naturelle.
Copie neuve

Dimanche 26 septembre
16h
Casanova
d’Alexandre Volkoff
Fr., 1927, 133 min, teinté, muet avec accompagnement musical
Dans un luxe de costumes et de décors peu commun pour l’époque, le film propose une succession de tableaux flamboyants tournés pour la plupart à Venise. Casanova est interprété par le grand acteur Ivan Mosjoukine.


Vendredi 1er octobre
12h30
Les mondes de Watteau

Watteau « compose un monde en rassemblant des éléments dispersés » et exprime « la mélancolie d’un bonheur de peindre qui a conscience de se substituer au bonheur de vivre » (Jean Starobinski).
Une proximité avec l’univers illusoire du cinéma qu’explorent plusieurs réalisateurs : Jean Aurel, Jean-Marie Drot, Alain Jaubert.


Fêtes galantes – Watteau
de Jean Aurel
Fr.,  1951, 16 min, narrateur Gérard Philippe

Watteau-Verlaine
de Jean-Marie Drot
Fr., 1953, 12 min

Pèlerinage à Cythère. La fête galante
d’Alain Jaubert
Fr., 1995, 30 min (Palettes)


Samedi 2 octobre
14h30
Les Liaisons dangereuses
de Charles Brabant
Fr., 1980, 132 min
Avec Jean Négroni, Maïa Simon, Féodor Atkine
Laclos, dans sa cellule, se retrouve confronté à la marquise de Merteuil. Avec elle, l'auteur fait revivre les personnages, réels ou imaginaires, qui ont hanté sa vie et son œuvre. Cette magistrale adaptation, réalisée pour la télévision, livre un portrait corrosif de la société aristocratique de l'Ancien Régime.

17h
Untold Scandal
de E. J-yong
Corée du Sud, 2003, 123 min
Transposition des Liaisons dangereuses dans le milieu de l'aristocratie coréenne du XVIIIe siècle.


Dimanche 3 octobre
14h30
La Fête ou l’invention de la liberté
Documentaire de Charles Brabant
Fr., 1975, 82 min, conseiller artistique Jean Starobinski
Découverte et évolution de la fête, axe essentiel du XVIIIe siècle, à travers un divertissement par lequel nous voyons naître et percer l'idée de la liberté qui grandit jusqu'à la révolution de 1789.

16h30
Don Giovanni
de Joseph Losey
Fr./It./All., 1979, 185 min
Avec Kiri Te Kanawa, Ruggero Raimondi, Jose van Dam
Précurseur, avec cette mémorable adaptation, de nombreuses mises en scène d’opéra pour le cinéma, Joseph Losey y déploie ses talents de paysagiste et de portraitiste, servi par des interprètes remarquables.


Samedi 9 octobre
14h30
Suzanne Simonin, la Religieuse de Diderot
de Jacques Rivette
Fr., 1966, 135 min
avec Anna Karina, Micheline Presle
Le film, qui fit scandale lors de sa sortie, évoque le destin de Suzanne Simonin, contrainte d'entrer au couvent et confrontée à la cruauté et aux avances de certaines abbesses.
Film présenté par Antoine de Baecque, historien et critique de cinéma

17h
Manon
d’Henri-Georges Clouzot
Fr., 1949, 110 min
Avec Cécile Aubry, Michel Auclair, Serge Reggiani
Avec cette peinture d’une passion charnelle, Clouzot transpose l’histoire de Manon Lescaut dans la France de l'après-guerre.


Dimanche 10 octobre
14h30
Une Aventure secrète de Marie-Antoinette
Fr., 1910, Camille de Morlhon, 10 min
Copie restaurée AFF - CNC / Pathé Production

Marie-Antoinette
de Sofia Coppola
E.-U., 2006, 123 min, vostf
Jouant sur les anachronismes, Sofia Coppola évoque très librement, sur fond de musique New Wave, la vie de Marie-Antoinette à la cour de Versailles.

17h
Le bain des dames de la cour
Fr., 1904, 1 min 14, prod. Pathé
Copie restaurée AFF - CNC
Scène grivoise

Justine ou les infortunes de la vertu
de Jess Franco
Film présenté par Stéphane Derderian, réalisateur et producteur
It./All./E.-U./Liecht., 1967, 119 min
Avec Klaus Kinski, Jack Palance, Romina Power
Le sulfureux Jess Franco s’est souvent confronté à l’œuvre de Sade. Ici, une adaptation plutôt édulcorée des Infortunes de la vertu, dans laquelle Klaus Kinski campe un Divin Marquis convainquant.
Copie de la Cinémathèque Suisse. Version intégrale (« director’s cut »).


Après la peinture et la littérature, le cinéma s’empare de la Révolution pour en tirer des œuvres d’une grande force esthétique ou idéologique, décrivant un Paris dans la tourmente ou évoquant les grands acteurs de l’Histoire.
Samedi 19 février
Paris dans la tourmente

14h30
Le Roi du maquillage
Fr., 1904, Georges Méliès, 2 min

L’Anglaise et le duc
Fr., 2001, Eric Rohmer, coul. 129 min
Avec Lucy Russell, Jean-Claude Dreyfus, François Marthouret
D’après Journal of my life during the french revolution de Grace Elliott.
Sous la Révolution, la vie périlleuse d’une belle Anglaise royaliste résidant en France, et ses relations, tantôt tendres, tantôt orageuses, avec le duc d'Orléans, cousin de Louis XVI, mais acquis aux idées révolutionnaires. Elle parvient à le persuader de l'aider à sauver un proscrit, mais non à le dissuader de voter la mort du roi.
Eric Rohmer a reconstitué un Paris "authentique" par le biais de toiles peintes servant de décors.

17h
Mort de Robespierre ; Mort de Marat

Fr., vues Lumière, Alexandre Promio - Georges Hatot, 1897, 2 x 1 min  
 
Le Livre noir (Reign of Terror)
E.-U., 1949, réal. Anthony Mann, n. b., 89 min, vostf
Avec Robert Cummings, Arlene Dahl, Richard Basehart, Richard Hart, Russ Tamblyn.
Un agent secret au service des contre-révolutionnaires doit retrouver le livre noir dans lequel Robespierre consigne le nom de ses victimes afin d'entraîner sa chute.
Film sombre à l’esthétique expressionniste marquée, Le Livre noir dépeint une capitale française infernale, labyrinthique et sans issue, conforme à l'imagerie hollywoodienne de la Révolution française.


Dimanche 20 février
Révolution(s)

14h30
La Marseillaise
Fr., 1907, Production Georges Mendel
Chanté par M. Noté de l’Opéra.

La Marseillaise
Fr., 1938, réal. Jean Renoir, n. b., 135 min
avec Louis Jouvet, Lise Delamare, Pierre Renoir
A Marseille, le 2 juillet 1792,  à la veille de la publication du Manifeste de Brunswick, un bataillon de cinq cents volontaires, les Fédérés, se met en marche pour Paris.
En 1936, Jean Renoir ne cache pas ses sympathies pour le Front Populaire : « Le meilleur sujet serait la vie actuelle : la victoire de mai, les grèves de juin… Ce serait magnifique, mais le film ne sortirait jamais. Alors, nous nous sommes rabattus sur l’époque qui offrait le plus de similitude avec la nôtre : la Révolution française ».

17h
Danton
Fr./ Pol., 1983, réal. Andrzej Wajda, coul. 136 min, vostf
Avec Gérard Depardieu, Wojciech Pszoniak, Patrice Chéreau, Roger Planchon, Angela Winkler
Césars du meilleur film, meilleur réalisateur et meilleur acteur. Prix Louis-Delluc.
1794. Danton, « sur la touche » depuis juillet 1793, tente, aidé par Camille Desmoulins, de freiner la Terreur mais se heurte à l’intransigeance de « L’Incorruptible » Robespierre.
A travers l’évocation de la Terreur, et de l’opposition entre Danton et Robespierre, Wajda brosse en filigrane un tableau de la Pologne en 1982 et du combat de Solidarnosc emmené par Lech Walesa.


Salle audiovisuelle
Samedis 12, 19 et 26 février 2011 à partir de 10h :

Les Nuits Révolutionnaires
Fr., 1975, réal. Charles Brabant
Télésuite française en sept épisodes d'une heure, d'après le roman Les Nuits de Paris ou Le Spectateur nocturne (1788-1794) de Nicolas Restif de la Bretonne
Avec Michel Aumont, Michel Bouquet, María Casares, Isabelle Gélinas, Gérard Desarthe, Daniel Mesguich, Bernard Fresson…
Au XVIIIe siècle, un curieux insomniaque déambule, nuit après nuit, dans les rues de la capitale.

Agenda des expositions et évenements
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Informations pratiques

Musée du Louvre, 75058 Paris - France
+ 33 (0)1 40 20 53 17

Horaires :
Ouvert tous les jours de 9h à 18h sauf le mardi
Nocturnes jusqu’à 21h45 le mercredi et le vendredi

Fermetures :
Les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre

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