Allez au contenu Allez au menu principal Allez à la recherche Change language

Accueil>Expositions & Actualités>Films>Decasia

« Decasia » et « Just Ancient Loops » de Bill Morrison

Entré en cinéma par la peinture, Bill Morrison est l’auteur de plus d’une vingtaine de films. Dès ses premiers films – Night Highway (1990), The Death Train (1993), The Film of Her (1996) – il utilise la technique du remploi, et tout particulièrement celle du « montage croisé » de sources préexistantes. Cette démarche consiste, selon Nicole Brenez, à « éclairer certaines images en recourant à d'autres […] comme dans toutes les grandes entreprises poétiques d'histoires du cinéma par lui-même ». Avec Decasia (2002), la décomposition s’impose comme un motif central de son œuvre. Provenant d’archives institutionnelles, les fragments de pellicule utilisés par Morrison sont pour la plupart du film nitrate, le fameux « film flamme ». La technique employée par le cinéaste consiste à accentuer la dégradation de la pellicule.

« Une pellicule se dégrade de différentes manières, toutes aussi intéressantes les unes que les autres. Cette dégradation exprime quelque chose qui, pour moi, va bien au-delà de cette grande idée de l’évolution simultanée de l’homme et des médias. Elle exprime avant tout la notion initiale du temps qui passe, inexorablement. C’est une idée certes triste ou tragique, mais qui peut être aussi très belle. Nous ne pouvons rien y faire sauf accepter de prendre du plaisir au voyage ou l’accepter simplement pour ce qu’il est. »
Bill Morrison. Propos recueillis par Pip Chodorov pour le magazine Court-Circuit, février 2005.

« Decasia »
de Bill Morrison
E.-U., 2002, 67 min
Musique de Michael Gordon, interprétée par le Basel Sinfonietta

« Utilisant des éléments de nitrate souffrant d’une détérioration avancée, Decasia est une réflexion sur la lutte de l’homme pour transcender sa finitude, cependant que le tissu de son monde se désintègre devant nos yeux » (Bill Morrison).

« Just Ancient Loops »
de Bill Morrison
E.-U., 2012, 25 min
Musique de Michael Harrison. Violoncelle Maya Beiser.

À partir d’images d’archives scientifiques sur pellicule nitrate et d’images de synthèse réalisées par la Nasa, Bill Morrison propose sa vision des cieux. La partition de Michael Harrison, interprétée au violoncelle par Maya Beiser pour qui elle a été composée, nous conduit progressivement, selon Maya Beiser, dans la stratosphère.

Cycle(s) : En lien avec l’exposition « Brève histoire de l’avenir » Archéologues de la mémoire : les cinéastes de l’archive

Informations pratiques

Lieu
Auditorium du Louvre

Tarif E
6 €, plein
5 €, abonnement classique
4 €, abonnement tarif réduit
3 €, réduit
3 €, jeune ; solidarité
3 €, scolaire
Gratuit pour les étudiants en art et histoire de l'art et pour les Amis du Louvre jeune

Caisse de l’auditorium
Du lundi au samedi (sauf le mardi),de 9h à 17h15, les mercredi et vendredi jusqu’à 19h15.
Ouverture des caisses le 2 septembre 2015.
Ventes en continu à la Fnac.

Par téléphone
01 40 20 55 00
Du lundi au vendredi (sauf mardi), de 11h à 17h, uniquement par carte bancaire.