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Collections, départements et domaine Département des Antiquités orientales

Le cadre historique et géographique traditionnel de nos collections couvre une période de neuf mille ans allant de la Préhistoire au début de l’époque islamique, et un territoire dont les confins vont de l’Afrique du Nord à l’Indus et à l’Asie Centrale, et de la mer Noire (l’Anatolie) à la péninsule Arabique (jusqu’à l’océan Indien).

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Les collections et leur formation

La formation des collections du département des Antiquités orientales repose sur les résultats des fouilles entreprises en Asie occidentale au XIXe siècle par les diplomates et érudits français partis chercher sur les lieux bibliques les sources de la culture européenne.
Le premier « Musée Assyrien » du monde fut inauguré au Louvre en 1847 avec l’arrivée de 37 bas-reliefs monumentaux découverts par le consul de France à Mossul, P. E. Botta sur le site de Khorsabad. Il fut rattaché au « département des Antiques ». Peu après, les antiquités palestiniennes et judaïques furent rapportées par F. de Saulcy, puis le noyau de la collection phénicienne fut constitué par la mission Renan au Liban et M. de Vogüé rapportait les premières collections de Chypre.

L’arrivée en France des œuvres sumériennes découvertes en Basse Mésopotamie sur le site de Tello par E. de Sarzec, vice-consul de France à Bassorah, détermina la création en 1881, d’un « Département des Antiquités Orientales ». Les civilisations de l’Iran ancien sont représentées surtout par les œuvres provenant des fouilles de la métropole de Suse, fondée vers 4 000 av. J.-C. et dont la richesse culturelle, en relation avec les civilisations de Mésopotamie et de l’arrière pays iranien dans une séquence ininterrompue jusqu’à l’époque islamique, atteignit son apogée avec les réalisations des grands rois de l’Empire perse, Darius et Xerxès. M. Dieulafoy rapporta au Louvre en 1886 les premiers éléments du décor architectural en briques polychromes du palais de Darius. Le « Code d’Hammurabi » - le monument-symbole de toute l’antiquité mésopotamienne, y fut retrouvé en 1901 par la Mission archéologique de J. de Morgan, en même temps que toute la grande sculpture mésopotamienne d’Akkad, de Sumer et de Babylone.

F. Thureau-Dangin, archéologue et philologue, travailla au début du XXe siècle sur le déchiffrement de la langue sumérienne et son nom est lié à l’histoire de la constitution de la collection épigraphique du département. L’apport le plus important de la période d’entre les deux guerres vient des fouilles de C. Schaeffer à Ras Shamra (Ugarit) et de celles menées à Mari par A. Parrot qui y fouilla de 1933 à 1974, tout en poursuivant sa carrière au Louvre comme conservateur du Département, puis premier directeur du Louvre (1968-1972).

D’importantes collections d’antiquités chypriotes (Enkomi) et venant des fouilles de l’Ecole biblique de Jérusalem à Tell el Far’ah (Tirsa) vinrent enrichir les fonds jusque dans les années 1960. Les collections furent complétées par divers dons et acquisitions. Les fonds d’Anatolie, puniques et sud-arabiques bénéficièrent en outre de dépôts venant de la Bibliothèque Nationale et de l’Institut. De grandes collections privées comme celle constituée par L. De Clerq autour de 1900 et donnée par H. de Boisgelin en 1967 ou celle de J. Coiffard composée de bronzes du Luristan acquise en 1958, vinrent compléter des séries et en créer de nouvelles. Enfin, diverses acquisitions réalisées dans les dernières décennies permirent d’étendre les collections vers l’Asie centrale.

Les fouilles de sauvetage à Meskene (Emar) apportèrent un dernier lot d’objets issus de fouilles, entrés au Louvre en 1980. Aujourd’hui, l’enrichissement passe essentiellement par le biais de conventions de partenariat sous la forme de dépôts. C’est dans ce cadre qu’un accord avec la Jordanie a permis l’arrivée d’une statue en plâtre de gypse d’Ain Ghazal, datant d’environ 7 000 av. J.-C., entrée au département en 1997. C’est actuellement la plus vieille œuvre majeure du Louvre.

Présentation des collections

L’histoire de la recherche fit privilégier dans le parcours muséographique une répartition en trois grandes régions géographiques et culturelles : l’antique Mésopotamie, le monde Iranien jusqu’à l’Asie Centrale et les régions à l’ouest de l’Euphrate - le Levant méditerranéen auquel se rattachent Chypre, l’Anatolie, la Péninsule arabique et l’Afrique du Nord. L’ampleur et la diversité des collections permettent une mise en valeur reposant sur une approche historique - à l’intérieur de ces aires géographiques, la visite se fait dans l’ordre chronologique.

L’attribution au musée du Louvre de l’aile Richelieu a été l’occasion d’un redéploiement muséographique des collections du département. La première phase, inaugurée en 1993, présente dans cette aile le circuit mésopotamien complet, autour des salles sumériennes, du Code de Hammurabi et de la cour de Khorsabad [salles 1 à 6], ainsi que les débuts du circuit de l’Iran [salles 7 à 10]. L’aile ouest de la Cour carrée, ouverte la même année, expose le circuit du Levant et de Chypre depuis les origines jusqu’à la période phénicienne des débuts du 1er millénaire [salles A à D].

La deuxième phase a été inaugurée en 1997 grâce à un généreux mécénat. Elle concerne l’aile nord de la Cour carrée désormais appelée « aile Sackler des Antiquités Orientales ». Dans sa partie ouest, le circuit de l’Iran se poursuit avec les collections de l’âge du fer (Ier millénaire av. J.-C.), une évocation du palais perse de Darius Ier à Suse et des empires parthe et sassanide. Une partie de l’aile nord comporte les salles du Levant tardif, jusqu’à la conquête d’Alexandre, avec les sarcophages royaux de Sidon. Les Phéniciens en Occident sont représentés par Carthage et l’Afrique du Nord punique. Les dernières salles sont consacrées aux civilisations de l’Arabie avant l’Islam (VIIe s. av. - IIIe s. apr. J.-C.) - essentiellement du Yémen et du Hauran -, aux cités caravanières de Syrie (Palmyre et Dura Europos). Enfin, les collections de Chypre au 1er millénaire avant J.-C. s’organisent autour du monumental « vase d’Amathonte ».

Une troisième phase prévoit dans l’aile Denon des présentations communes aux trois départements d’antiques autour des collections de l’Orient Méditerranéen d’Epoque Romaine (automne 2012).

Informations pratiques

Centre de documentation du département
Contact : marianne.cotty@louvre.fr
Tél. : 01 40 20 68 30 ou l’après-midi : 01 40 20 59 66

Horaires : du lundi au vendredi, de 13h30 à 17h30
Droit d'accès : libre
Se munir d’une pièce d’identité
Lieu : Pavillon Mollien, 1er étage