Allez au contenu Allez au menu principal Allez à la recherche Change language

Accueil>Œuvres & Palais>Collections et départements>Jardins du Carrousel et des Tuileries

Collections, départements et domaine Jardins du Carrousel et des Tuileries

Le domaine national du Louvre et des Tuileries comprend plusieurs jardins, qui totalisent 30 hectares.

À l’Ouest, le jardin des Tuileries, d’une importance historique majeure, compte 22,4 hectares. Entre les ailes du Louvre, le jardin du Carrousel fait 6,2 hectares. Les Tuileries et le Carrousel sont séparés par la terrasse des Tuileries, construite par Ieoh Ming Pei, l’architecte de la Pyramide. Ces deux jardins sont accessibles aux visiteurs.
À l’Est, trois petits jardins enserrent l’édifice : le long de la rue de Rivoli s’étend le jardin de l’Oratoire (4 500 m2), et, face à la Seine, le jardin de l’Infante (3 900 m2) et le jardin Raffet (1 250 m2). Ces petits jardins ne sont pas accessibles au public.

Les jardins du Carrousel et des Tuileries sont  de véritables musées de sculptures en plein air : au Carrousel sont exposées vingt sculptures d’Aristide Maillol et aux Tuileries, le visiteur peut admirer plus de 200 statues et vases de première importance, allant du 17e au 21e siècle. Ce vaste jardin offre des promenades variées, au rythme des saisons, et des espaces de détente pour petits et grands.

Retour à la liste

Au cœur de Paris, ce jardin de 23 hectares, situé entre le Louvre et la place de la Concorde et bordé par la Seine et la rue de Rivoli, est fréquenté chaque année par environ 14 millions de visiteurs. Depuis 2005, c’est le musée du Louvre qui en assure la gestion et la mise en valeur. Classé Monument historique en 1914, il est également inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1991, dans le cadre des « Rives de la Seine ».

Depuis le Moyen Âge, des tuiliers et des potiers étaient actifs à cet emplacement, d’où le nom de « Tuileries ». Au 16e siècle, le jardin a été voulu par Catherine de Médicis, la veuve du roi Henri II, et conçu pour être admiré depuis le palais des Tuileries qu’elle faisait construire. D’abord jardin royal, il est devenu au 17e siècle l’un des premiers jardins parisiens ouverts au public.

Quelques grands noms de paysagistes sont à retenir : André Le Nôtre, qui redessine le jardin à partir de 1664, et, récemment, Pascal Cribier et Louis Benech, qui l’ont rénové dans le cadre du « Grand Louvre ».

Un jardin d’innovations et d’expérimentations

Dès l’origine, le pouvoir royal a favorisé les innovations et les expérimentations au jardin. Henri IV fait planter des mûriers blancs sur la terrasse des Feuillants, indispensables à l’élevage des vers à soie – une industrie qu’il souhaite développer. « Grand inventeur » des jardins de Louis XIV, André Le Nôtre innove en ouvrant une perspective vers la future avenue des Champs-Elysées. Le jardin évolue d’un style « italien » vers un style « français ».
Plusieurs autres innovations majeures sont à noter, comme la montgolfière de Charles et Robert en 1783 ou encore le premier Salon de l’automobile en 1898. Les artistes ont toujours pris le jardin comme motif : les impressionnistes, tel Monet, ont peint sa lumière et ses couleurs d’une manière radicalement novatrice.
Dès le milieu du 19e siècle, l’animation des Tuileries a attiré les plus grands photographes. Aujourd’hui encore, ce jardin inspire et accueille l’avant-garde de la création.
Quant aux jardiniers, ils ont à cœur de préserver l’environnement en recyclant les déchets, en proscrivant tout désherbant chimique et en recourant aux insectes pour lutter contre les parasites.


© Musée du Louvre, dist. RMN - Grand Palais /
Régine Rosenthal

Un jardin d’agrément et de promenade

À l’origine, le jardin est exclusivement réservé à la famille royale et à la cour. Sous le règne de Louis XIV, il s’ouvre à la promenade pour les « honnêtes gens » : il convient de s’y montrer, comme à la parade. Mais c’est sous la Révolution française que la fréquentation se démocratise. Le peuple peut enfin jouir du jardin devenu « national ». D’abord réservé aux enfants royaux ou impériaux, comme Louis XIII ou le Roi de Rome, il devient le terrain de jeux favori des enfants, quels qu’ils soient.
Aux Tuileries, le promeneur découvre aussi un « musée en plein air ». Des statues ont commencé à l’orner au début du 18e siècle, d’abord pour l’agrément du tout jeune Louis XV. Depuis, le jardin n’a cessé de s’enrichir d’œuvres de première importance et accueille chaque automne la Foire internationale d’art contemporain.
Quant au patrimoine végétal, il est riche et varié, avec plus de trente-cinq espèces d’arbres. Dans le « Grand Couvert », ils dispensent ombre et fraîcheur, tandis que les parterres du « Grand Carré » mêlent les plantes vivaces et annuelles en des combinaisons subtiles, renouvelées chaque année.


© 2010 Musée du Louvre / Christophe Fouin

Un haut lieu de l’histoire de France

Le pouvoir n’a cessé de se donner en représentation dans le jardin, par des fêtes et des manifestations grandioses. Il y accueille les ambassadeurs polonais en 1574 ou turcs avec Mehemet Effendi en 1721. Sous la Révolution française s’y tient la pompe funèbre du 27 août 1792 ou encore la « fête du salpêtre », le 10 mars 1794.En 1810, le cortège du mariage de Napoléon et Marie-Louise traverse le jardin magnifiquement pavoisé. Tout au long du 19e siècle et quels que soient les régimes, les fêtes officielles y sont nombreuses. Lors de l’Exposition universelle de 1900, le « Banquet des maires » réunit 22 000 élus. Avant la Première Guerre mondiale sont érigés des monuments à la gloire des législateurs républicains Jules Ferry et Waldeck-Rousseau.
La reconstitution récente des bivouacs de la guerre de 14-18 s’inscrit dans cette tradition commémorative.


© RMN-Grand Palais (Château de Versailles) /
Daniel Arnaudet / Hervé Lewandowski



Respecter les jardins

Pour assurer la conservation des sols, des végétaux et des sculptures et par souci d’hygiène et de sécurité, il est interdit :
. de circuler en monocycle et en deux-roues
. de marcher et de s’asseoir sur les pelouses
. de détériorer et de cueillir les végétaux
. de toucher les sculptures, de s’y agripper et de les escalader
. d’amener des animaux de compagnie (sauf sur les terrasses)
. de nourrir les oiseaux
. de déplacer les chaises hors de l’enceinte du jardin
. d’abandonner tout objet

La sécurité et le civisme sont l’affaire de tous.

Les agents d’accueil et de surveillance sont à votre disposition pour toute information.


Informations pratiques

Visites gratuites

Tous publics (à partir de 11 ans) les week-ends et jours fériés, du 1er avril au 1er novembre.
Départ à 15 h 30 de l’Arc de triomphe du Carrousel.


Horaires d’ouverture

De 7 h 30 à 19 h 30, du dernier dimanche de septembre au dernier samedi de mars.
De 7 h à 21 h, du dernier dimanche de mars au dernier samedi de septembre.
De 7 h à 23 h, les mois de juin, juillet et août.


Accès

MÉTRO
Ligne 1, stations « Concorde », « Tuileries » ou
« Palais-Royal / Musée du Louvre »
Ligne 7, station « Pyramides » ou « Palais-Royal / Musée du Louvre »
Ligne 8, station « Concorde »
Ligne 12, station « Concorde »
Ligne 14, station « Pyramides »

RER
Ligne C, arrêt « Musée d’Orsay », puis emprunter la passerelle L. S. Senghor

BUS
Lignes 24, 48, 69 et 81

VÉLIB'
Au Nord, 2, rue Cambon ; 2, rue d’Alger ; 5, rue de l’Echelle ; 165, rue Saint-Honoré
Au Sud, rive droite, quai Anatole-France (passerelle L. S. Senghor)


Librairie du jardin à la grille de la Concorde

tél. : 01 42 60 61 61
Ouverte tous les jours de 10 h à 19 h, sauf le lundi