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Accueil>Expositions & Actualités>Films>Die Nibelungen : « Siegfried » ; « La Vengeance de Kriemhild »

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Les Nibelungen
De Fritz Lang, All., 1924/2010, 144 min et 126 min, nb col (viragé), projection numérique (avec musique enregistrée)

Avec Paul Richter (Siegfried), Margarete Schön (Kriemhild), Hanna Ralph (Brunehilde), Theodor Loos (le roi Gunther), Hans Adalbert Schlettow (Hagen Tronje), Bernhard Goetzke (Volker von Alzey), Frida Richard (Runenmagd), Rudolf Klein-Rogge (le roi Etzel), Hans Carl Müller (Gerenot), Erwin Biswanger (Giselher)
Scénario : Thea von Harbou, Image : Carl Hoffmann, Günther Rittau, Effets spéciaux : Walther Ruttmann, Décors : Otto Hunte, Montage : Paul Falkenberg, Musique : Gottfried Huppertz, interprétée par l’Orchestre symphonique du Hessischer Rundfunk (direction : Frank Strobel), Production : Decla-Bioscop AG, UFA, Restauration (2010) : Friedrich-Wilhelm-Murnau-Stiftung, en collaboration avec le Hessischer Rundfunk et ARTE/ZDF, présentée le 27 avril 2010 en première mondiale à l’Opéra de Berlin.

S’inspirant davantage de la légende germanique que de l’œuvre de Wagner, ce diptyque révèle le talent de Fritz Lang qui se livre dans ce film à des recherches esthétiques fouillées. « La véritable Allemagne, écrit Lotte Eisner dans L’Écran démoniaque, préfère tout naturellement la pénombre à la lumière. Dans son Déclin de l’Occident, manifeste très révélateur de la Weltanschauung allemande, Oswald Spengler exalte la brume, l’énigmatique clair-obscur, le kolossal et la solitude infinie. Le Walhall germanique – symbole de l’effrayante solitude – est envahi d’une grisaille où règnent des héros insociables et des dieux hostiles. »

La mort de Siegfried
144 min
Siegfried quitte son pays pour la cour des Burgondes, à Worms. En chemin, il tue un dragon puis se baigne dans son sang, censé le rendre immortel. Mais une feuille collée à son épaule l’empêche de devenir totalement invulnérable. À Worms, Siegfried demande la main de Kriemhild, la sœur du roi. Pour cela, il doit ramener d’Islande la farouche Brunehilde, convoitée par le roi Gunther...

Entr’acte

18h : La vengeance de Kriemhild
126 min
Après la mort de Siegfried son époux, Kriemhild, mue par le désir de vengeance, quitte Worms et épouse Etzel, le roi des Huns. À l’occasion de la fête du soleil, elle fait inviter Gunther et Hagen. Au cours du banquet, les Huns massacrent leurs hôtes burgondes...

Fritz Lang et son épouse Thea von Harbou conçoivent Les Nibelungen entre 1922 et 1924. Le scénario s'inspire de la tétralogie de Wagner (L'anneau du Nibelung), mais puise surtout dans les légendes germaniques et scandinaves. Ainsi, le film diffère singulièrement des opéras, la mort de Siegfried se prolongeant par la vengeance de Kriemhild - absente du récit wagnérien. La stylisation de la mise en scène, des décors, des costumes, la direction d'acteurs, mais aussi la musique de Gottfried Huppertz témoignent de cette approche.

À l'époque, six mois furent nécessaires pour préparer les décors et les costumes, installer dans les studios de Babelsberg une forêt artificielle avec des arbres de neuf mètres de haut et construire un dragon de vingt-et-un mètres de long dont les mouvements paraissaient naturels... Lors de sa sortie, le premier volet du diptyque resta pendant des semaines à l'affiche des plus grandes salles européennes, les critiques sont dithyrambiques.
Il a fallu plus de quatre ans aux équipes de la Fondation Murnau pour mener à bien la restauration des Nibelungen. Après des années de recherche, dix-huit copies d'époque ont été retrouvées puis comparées et étudiées image par image. On avait l'habitude de voir le film en noir et blanc ; aujourd'hui, il se présente sous un aspect colorisé selon une technique datant de l'époque du muet (immersion dans un bain de couleur). Cette nouvelle restauration permet de retrouver la qualité photographique de ce chef-d’œuvre du "clair-obscur" dû au talent du directeur de la photo Carl Hoffmann, et donne une idée de la puissance esthétique et visuelle du film qui a emballé la critique.

La musique composée par Gottfried Huppertz compte aujourd’hui parmi les œuvres majeures des débuts de la musique de film. Elle est aussi la première que le compositeur ait écrite pour le cinéma. Le diptyque Les Nibelungen l’obligea à relever un immense défi : composer presque cinq heures de musique symphonique. Frank Strobel et Marco Jovic ont été chargés par ARTE de la reconstitution et du calage de la musique en se fondant sur le manuscrit tel qu’il nous est parvenu.

Cycle(s) : Les fantômes de la nuit
Evénement(s) : De l’Allemagne 1800 - 1939

Informations pratiques

Lieu :
Auditorium du Louvre sous la pyramide.

Tarifs :
Tarif E : 6 euros, 5 euros (réduit), 4 ou 3 euros (solidarité et jeunes)

Réservations :
. Par téléphone : Au 01 40 20 55 00, du lundi au vendredi (sauf le mardi), de 11h à 17h, uniquement par carte bancaire.
. Sur place, à la caisse de l’auditorium, du lundi au samedi (sauf le mardi) de 9h à 17h30, jusqu’à 19h30 les mercredis et vendredis, et jusqu’au début des séances les soirs de programmation.

Informations :
01 40 20 55 55, de 9h à 19h du lundi au vendredi.

Conditions des réductions tarifaires

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