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Exposition Paris 1400, les arts sous Charles VI

du 26 Mars 2004 au 19 Juillet 2004

Sous le règne de Charles VI (1380-1422), alors que la situation politique et économique en France est de plus en plus difficile, Paris s'affirme comme un foyer intellectuel et artistique de premier ordre. L'exposition illustre l'activité artistique d'une époque à la fois sombre et exceptionnelle.

Paris, capitale du royaume de France, devient au tournant des XIVe et XVe siècles le centre intellectuel et artistique le plus florissant d'Europe. Malgré les troubles de la Guerre de Cent Ans, les commandes des plus fastueux mécènes suscitent le développement d'un art précieux et raffiné, et favorisent les innovations iconographiques et stylistiques. Les meilleurs artistes issus du milieu parisien ou venus de l'étranger donnent libre cours à leur talent. L'exposition rassemble deux cent soixante-dix œuvres de techniques diverses, témoignant de l'extraordinaire qualité atteinte par la production artistique à Paris autour des années 1400. La peinture de manuscrits et les émaux sur or constituent les points forts de ce florilège. Plusieurs autres expositions mettront en valeur à travers la France le mécénat des princes des fleurs de lis des années 1400.
Le règne de Charles VI (1380-1422), un des tournants de la Guerre de Cent Ans opposant la France à l'Angleterre, a surtout laissé le souvenir de drames politiques et de difficultés économiques. Il fut en revanche l'une des périodes les plus brillantes de la création artistique.
L'art parisien des années 1400 est illustré par un regroupement de quarante-trois manuscrits prêtés par la Bibliothèque nationale de France, complété par des ouvrages de bibliothèques européennes et américaines. Les émaux sur or figurant des personnages sacrés ou profanes, remarquables par leur somptuosité et leur raffinement, constituent une merveilleuse vision de l'orfèvrerie du temps. Ils font exceptionnellement le voyage depuis l'Allemagne (Altötting et Xanten), l'Espagne (Barcelone, Tolède et Valence), les États-Unis (Cleveland et New York), l'Italie (Florence et Montalto) et les Pays-Bas (Amsterdam). Les autres domaines sont représentés par les meilleurs exemples subsistant des techniques et des arts pratiqués alors à Paris, dont la peinture, la sculpture et le textile. Ce regroupement exceptionnel permet une évocation sans précédent de l'art parisien de cette époque.
Le Louvre, l'une des principales résidences de Charles VI et de sa femme Isabeau de Bavière, abri d'une partie prestigieuse des collections royales, est le lieu idéal d'une telle manifestation.

Commissaire(s) : Taburet-Delahaye Elisabeth (Conservateur en chef au département des Objets d'Art)