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Accueil>Expositions & Actualités>Musique>Hippolyte et Aricie, de Jean-Philippe Rameau

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Séance présentée par Ivan Alexandre
Créée au Capitole de Toulouse en 2009, cette mise en scène d’Hippolyte et Aricie fut saluée comme une réussite.

Dans une interview donnée à l’issue de la reprise parisienne à l’opéra Garnier, Ivan Alexandre précisait les enjeux de son travail :

« Hyppolite et Aricie est une œuvre maximaliste, donc je ne retranche rien. A partir du moment où Pellegrin et Rameau ont résolu de jouer le jeu de l’opéra « lullyste » et d’en exalter la forme, j’ai pris le pari de la respecter aussi. J’ai donc écarté, d’abord à regret, l’espace vide qui me touche tant chez Peter Brook, tout comme j’ai renoncé au théâtre psychologique, qui m’a toujours semblé hors-jeu dans l’opéra d’avant Mozart. Oui, Rameau se complait dans une forme qui peut nous paraître caduque – ces divertissements qui interrompent à tout propos la tragédie, ces dieux surgis de nulle part, ces « tempêtes intempestives » (…) oui, les obstacles au théâtre sont nombreux et continuels. Si on refuse de céder à l’ironie, il faut du cran ou de l’inconscience pour mettre en scène l’air imitatif des " Rossignols amoureux" ou une musette chorale dont les vers immortels disent : « Croissez, naissante herbette, Paissez, bondissants moutons. » (Avez-vous déjà vu des moutons paître en bondissant ?) alors que l’on vient de plonger la tête la première au cœur de la tragédie avec le monologue de Phèdre à la fin du quatrième acte… Pourtant, c’est ce que nous avons voulu faire. Redouter la niaiserie sans trahir la morale et l’esthétique de la pièce; laisser le public libre de son jugement sans rendre les armes devant le rose bonbon ; déployer les fastes propres à la tragédie lyrique, sans y perdre le souffle et le théâtre ; ouvrir largement la voie à la danse et aux divertissements dont Rameau était à juste titre si fier sans mettre en péril la tension : voilà à peu près les buts que, dès la conception du projet, nous nous étions fixés ».

Tragédie lyrique en cinq actes, livret de l’Abbé Simon-Joseph Pellegrin d’après Jean Racine
Création : Académie royale de musique, Théâtre du Palais-Royal, 1er octobre 1733 (deuxième version : 1742)
Orchestre et chœur du Concert d’Astrée
Dir : Emmanuelle Haïm
Mise en scène : Ivan Alexandre ; chorégraphie : Natalie Van Parys ; décors : Antoine Fontaine ; costumes : Jean-Daniel Vuillermoz ; lumières : Hervé Gary
Avec Sarah Connolly (Phèdre), Anne-Catherine Gillet (Aricie), Andrea Hill (Diane), Jaël Azzaretti (L'Amour / Une Prêtresse / Une Matelote), Salomé Haller (Oenone), Marc Mauillon (Tisiphone), Aurélia Legay (La Grande Prêtresse de Diane / Une Chasseresse / Une Prêtresse), Topi Lehtipuu (Hippolyte), Stéphane Degout (Thésée), François Lis (Pluton / Jupiter), Aimery Lefèvre (Arcas / Deuxième Parque), Manuel Nuñez Camelino (Un Suivant / Mercure), Jérôme Varnier (Neptune / Troisième Parque)
Réal. : Olivier Simonnet
Prod. : Opéra national de Paris / Telmondis / Mezzo, 2012, 3h.
Distr. : Telmondis distribution

Cycle(s) : De Rameau à Daho, musique française au Louvre Musique filmée
Evénement(s) : De Rameau à Daho, musique française au Louvre

Informations pratiques

Lieu :
Auditorium du Louvre sous la pyramide.

Tarifs :
Tarif D : 12 euros, 10 euros (réduit), 6 ou 4 euros (solidarité et jeunes, groupes scolaires et centres de loisirs)

Réservations :
. Par téléphone : Au 01 40 20 55 00, du lundi au vendredi (sauf mardi), de 11h à 17h, uniquement par carte bancaire.
. Sur place, à la caisse de l’auditorium, du lundi au samedi (sauf mardi) de 9h à 17h30, jusqu’à 19h30 les mercredis et vendredis, et jusqu’au début des séances les soirs de programmation.

Informations :
01 40 20 55 55, de 9h à 19h du lundi au vendredi.
Fermeture du 30 juin au 2 septembre 2014 inclus.

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