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Accueil>Expositions & Actualités>Musique>Iphigénie en Aulide, de Christoph Willibald Gluck

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En présence de Marc Minkowski

Pour Gluck, une nouvelle carrière commence avec la création d’Iphigénie en Aulide en 1774, il a alors cinquante-sept ans et les trois-quarts de sa production derrière lui… Il vient de se montrer capable de transcender les limites des écoles française et italienne dans ses ouvrages écrits en collaboration avec Calzabigi (Orfeo ed Euridice, Alceste, Paride ed Elena) et, après l’échec du dernier, plus rien ne le retient à Vienne, tandis que Paris, suite à la mort de Rameau (en 1764) se cherche un nouveau « compositeur national ». Le mariage de Marie-Antoinette, protectrice de Gluck, avec le Dauphin de France (1770) précipite les choses : quatre ans plus tard, le musicien allemand entre à l’Académie royale avec cette Iphigénie inspirée de Racine – une audace identique à celle de Rameau à ses débuts.

Les critiques ne manqueront d’ailleurs pas, notamment concernant le dénouement, désormais heureux, de l’histoire. Mais, minutieusement concertée par le librettiste Du Roullet et le compositeur, Iphigénie en Aulide, première « tragédie lyrique » du Chevalier, n’en connaît pas moins un triomphe suffisant pour que les belles élégantes se coiffent désormais « à la Iphigénie » et que le directeur de l’Académie, Antoine Dauvergne, affirme : « un tel ouvrage est fait pour tuer tous les anciens opéras français » (n’en avait-on pas dit autant d’Hippolyte et Aricie ?). Bien que Gluck ait pris soin de flatter le goût parisien en troussant moult ballets, en confiant des airs vaillants à la haute-contre, il n’en a pas moins multiplié les innovations, comme l’Ouverture « récapitulative », les scènes polymorphes d’Agamemnon, le rôle furieux de Clytemnestre, annonçant l’Electre de Mozart, ou la passacaille finale interrompue par un appel aux armes.

Suivent, coup sur coup, les adaptations en notre langue d’Orphée, puis d’Alceste, qui rencontrent le succès sans éteindre la polémique.
Olivier Rouvière

Tragédie-opéra en trois actes, livret de François Louis Gand Le Blanc Du Roullet
Création : Paris, Académie royale de musique, salle des Tuileries, 19 avril 1774
Avec Véronique Gens (Iphigénie), Salomé Haller (Diane), Nicolas Testé (Agamemnon), Anne Sofie von Otter (Clytemnestre), Frédéric Antoun (Achille), Martijn Cornet (Patrocle), Christian Helmer (Calchas), Laurent Alvaro (Arcas)
Chœur de l’opéra national des Pays-Bas et les Musiciens du Louvre Grenoble
Dir. : Marc Minkowski
Mise en scène : Pierre Audi ; décors : Michael Simon ; costumes : Anna Eiermann ; lumières : Jean Kalman
Réal. : Misjel Vermeiren
Prod. : Opéra nationale de Pays-Bas / NTR / Opus Arte, 2013

Cycle(s) : De Rameau à Daho, musique française au Louvre Musique filmée
Evénement(s) : De Rameau à Daho, musique française au Louvre

Informations pratiques

Lieu :
Auditorium du Louvre sous la pyramide.

Tarifs :
Tarif D : 12 euros, 10 euros (réduit), 6 ou 4 euros (solidarité et jeunes, groupes scolaires et centres de loisirs)

Réservations :
. Par téléphone : Au 01 40 20 55 00, du lundi au vendredi (sauf mardi), de 11h à 17h, uniquement par carte bancaire.
. Sur place, à la caisse de l’auditorium, du lundi au samedi (sauf mardi) de 9h à 17h30, jusqu’à 19h30 les mercredis et vendredis, et jusqu’au début des séances les soirs de programmation.

Informations :
01 40 20 55 55, de 9h à 19h du lundi au vendredi.
Fermeture du 30 juin au 2 septembre 2014 inclus.

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