Allez au contenu Allez au menu principal Allez à la recherche Change language

Accueil>Expositions & Actualités>Musique>Iphigénie en Tauride, de Christoph Willibald Gluck

Si vous n’arrivez pas à lire les médias, téléchargez Flash Player.

Séance présentée par Olivier Rouvière

Tragédie lyrique en quatre actes, livret de Nicolas-François Guillard
Les Français acceptent aussi difficilement un Allemand sur leur scène nationale qu’une Autrichienne sur leur trône. Gluck se voit en butte à la fois aux nostalgiques (les « lullistes », les « ramistes ») et à des rivaux venus, comme lui, de l’étranger, tels le Napolitain Niccolo Piccinni, qui, à peine arrivé à Paris en 1776, se pose en défenseur de la tragédie lyrique française en préparant Roland, sur un livret de Quinault, vieux de près d’un siècle – que Gluck contre avec son Armide (1777), sur un autre livret de Quinault remis au goût du jour !

La querelle entre Gluckistes et Piccinnistes atteint son apogée en 1779 : cette année-là, on commande aux deux musiciens un opéra sur le même thème, Iphigénie en Tauride. Ils opteront chacun pour leur propre librettiste. Gluck a la main heureuse en tombant sur Nicolas-François Guillard, qui accepte toutes ses suggestions : par exemple, le musicien réduit les cinq actes canoniques de l’opéra français, à quatre – structure alors totalement inédite. A nouveau, il réussit à fondre des extraits de ses ouvrages italiens dans un continuum extrêmement dramatique, renonçant même au ballet séparé. Le tout mis au service d’une trame privée d’intrigue amoureuse – transgression ultime que ne s’est pas permise le pauvre Piccinni, dont l’Iphigénie tombe aux oubliettes.

Après les ouvrages de Rameau, l’Iphigénie en Tauride de Gluck finit d’affirmer la suprématie du compositeur sur le librettiste et les interprètes : le musicien « artiste », indifférent aux règles et recettes, est né…
Olivier Rouvière

 

Tragédie lyrique en quatre actes, livret de Nicolas-François Guillard
Création : Paris, Académie royale de musique, salle des Tuileries, 18 mai 1779
Avec Mireille Delunsch (Iphigénie), Laurent Alvaro (Thoas), Jean-François Lapointe (Oreste), Yann Beuron (Pylade), Salomé Haller (Diane)
Chœur de l’opéra national des Pays-Bas et les Musiciens du Louvre Grenoble
Dir. : Marc Minkowski
Mise en scène : Pierre Audi ; décors : Michael Simon ; costumes : Anna Eiermann ; lumières : Jean Kalman
Réal. : Misjel Vermeiren
Prod. : Opéra nationale de Pays-Bas / NTR / Opus Arte, 2013

Cycle(s) : De Rameau à Daho, musique française au Louvre Musique filmée
Evénement(s) : De Rameau à Daho, musique française au Louvre

Informations pratiques

Lieu :
Auditorium du Louvre sous la pyramide.

Tarifs :
Tarif D : 12 euros, 10 euros (réduit), 6 ou 4 euros (solidarité et jeunes, groupes scolaires et centres de loisirs)

Réservations :
. Par téléphone : Au 01 40 20 55 00, du lundi au vendredi (sauf mardi), de 11h à 17h, uniquement par carte bancaire.
. Sur place, à la caisse de l’auditorium, du lundi au samedi (sauf mardi) de 9h à 17h30, jusqu’à 19h30 les mercredis et vendredis, et jusqu’au début des séances les soirs de programmation.

Informations :
01 40 20 55 55, de 9h à 19h du lundi au vendredi.
Fermeture du 30 juin au 2 septembre 2014 inclus.

Acheter des billets pour le cycle Acheter un billet