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Accueil>Expositions & Actualités>Conférences et colloques>L’album des images et l’expressivité du cadre, de la lumière, du...

Remerciements :

Avec le soutien des Laboratoires Septodont et de leur président Henri Schiller, mécène fondateur de la Chaire du Louvre.

En partenariat avec :

par Georges Didi-Huberman, historien de l’art et philosophe, École des hautes études en sciences sociales, Paris.

De quelle façon les images dialoguent-elles — se répondent-elles, s’apparient-elles ou se différencient-elles — dans Le Musée imaginaire ? Il est bien possible qu’André Malraux, passionné de cinéma, se soit mis, toutes proportions gardées, à l’école d’Eisenstein et d’une certaine conception du montage caractéristique des années 1920 et 1930 dans tous les domaines de l’art (y compris littéraire).

Il y a donc, dans Le Musée imaginaire, une grande pulsation des différences réunies par montage. Mais elle vise toujours cet « air de famille », une tête gothique avec une tête bouddhique, par exemple, d’où Malraux voudra postuler quelque chose comme une unité de la culture humaine. Or, pour apparier la tête gothique avec la tête bouddhique, il aura fallu utiliser toutes les vertus expressives du cadre et de la lumière photographiques : cela s’observe dans l’utilisation systématique des gros plans, des manipulations d’échelle, des contrastes lumineux et de ces « auras » qui entourent si souvent, dans Le Musée imaginaire, les œuvres photographiées. On peut alors faire le lien entre ces opérations techniques et le vocabulaire même utilisé par Malraux devant les images : vocabulaire de la présence, de la révélation, de l’expression ou du génie. La technique des reproductions photographiques engage donc une nouvelle forme du culte de l’art, fondée chez Malraux sur l’autorité de son expérience visuelle et de son pathos littéraire.

Biographie, Bibliographie

Georges Didi-Huberman
Historien de l’art et philosophe, Georges Didi-Huberman enseigne à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (Paris). Il a séjourné et enseigné dans de nombreuses institutions internationales, notamment en Italie, aux États-Unis et en Grande-Bretagne, en Allemagne et au Japon. Les réflexions qu’il poursuit, amples par les enjeux soulevés, ont nourri les expositions dont il a été le commissaire, en particulier « L’Empreinte » au Centre Georges Pompidou (1997), « Fables du lieu » au Fresnoy-Studio national des Arts contemporains (2001), « Atlas » au Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía de Madrid (2010) puis au ZKM de Karlsruhe et à la Sammlung Falckenberg de Hambourg (2011) et, récemment, « Histoires de fantômes pour grandes personnes » et « Atlas, suite » avec Arno Gisinger (au Fresnoy en 2012, au Museu do Arte de Rio de Janeiro en 2013). Au fil de la quarantaine d’ouvrages sur l’histoire et la théorie des images qu’il a publiés, s’est construite une approche transdisciplinaire qui fait se recroiser les dimensions historiques, anthropologiques, psychiques, poétiques et politiques des images.

Ouvrages de référence :
- Invention de l’hystérie. Charcot et l’Iconographie photographique de la Salpêtrière, Paris, Macula, 1982 (éd. augmentée d’une postface inédite, 2012).
- La Peinture incarnée, Paris, Les Éditions de Minuit, 1985.
- Devant l’image. Question posée aux fins d’une histoire de l’art, Paris, Les Éditions de Minuit, 1990.
- Fra Angelico — Dissemblance et figuration, Paris, Flammarion, 1990 (rééditions en 1995 et 2009).
- Ce que nous voyons, ce qui nous regarde, Paris, Les Éditions de Minuit, 1992.
- La Ressemblance informe, ou le gai savoir visuel selon Georges Bataille, Paris, Macula, 1995.
- L’Empreinte, Paris, Éditions du Centre Georges Pompidou, 1997.
- Phasmes. Essais sur l’apparition, Paris, Les Éditions de Minuit, 1998.
- Ouvrir Vénus. Nudité, rêve, cruauté (L’Image ouvrante, 1), Paris, Gallimard, 1999.
- Devant le temps. Histoire de l’art et anachronisme des images, Paris, Les Éditions de Minuit, 2000.
- L’Image survivante. Histoire de l’art et temps des fantômes selon Aby Warburg, Paris, Les Éditions de Minuit, 2002.
- Ninfa moderna. Essai sur le drapé tombé, Paris, Gallimard, 2002.
- Images malgré tout, Paris, Les Éditions de Minuit, 2003.
- L’Image ouverte. Motifs de l’incarnation dans les arts visuels, Paris, Gallimard, 2006.
- L’œil de l’histoire, 1-4, Paris, Les Éditions de Minuit, 2009-2012.

 

Cycle(s) : La Chaire du Louvre : Georges Didi-Huberman, L'Album de l'art à l'époque du "Musée imaginaire"

Informations pratiques

Tarifs :
Tarif F : 6 euros, 5 euros (réduit), 4 ou 3 euros (solidarité et jeunes)
Abonnement (5 séances) : 25 euros, 20 euros (réduit)
Gratuit avec la CLJ (Carte Louvre Jeunes) dans la limite d’un quota de places garanties.
Gratuit pour les étudiants en art.
Retrait des billets une heure avant aux caisses de l’auditorium.

Réservations :
. Par téléphone : Au 01 40 20 55 00, du lundi au vendredi (sauf le mardi), de 11h à 17h, uniquement par carte bancaire.
. Sur place, à la caisse de l’auditorium, du lundi au samedi (sauf le mardi) de 9h à 17h30, jusqu’à 19h30 les mercredis et vendredis, et jusqu’au début des séances les soirs de programmation.

Informations :
01 40 20 55 55, de 9h à 19h du lundi au vendredi.

Tarifs et conditions des réductions tarifaires 2013-2014

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Signature à la librairie du musée

Georges Didi-Huberman dédicacera son ouvrage "L’Album de l’art à l’époque du « Musée imaginaire », (Editions Hazan) le jeudi 26 septembre, après sa conférence, à la librairie du musée.