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Accueil>Expositions & Actualités>Conférences et colloques>L’autorité du style et la clôture du champ littéraire

Remerciements :

Avec le soutien des Laboratoires Septodont et de leur président Henri Schiller, mécène fondateur de la Chaire du Louvre.

En partenariat avec :

par Georges Didi-Huberman, historien de l’art et philosophe, École des hautes études en sciences sociales, Paris

Il faut, dès lors, interroger la double légitimation du Musée imaginaire : comme littérature manipulant un certain savoir et comme savoir littérairement formulé. Il faut se demander si les « grandes idées » de Malraux sur l’art forment véritablement une philosophie, et si le savoir dispensé dans ses albums relève véritablement d’une histoire de l’art.

Pourquoi Malraux a-t-il été tout à la fois un grand utilisateur et un grand contempteur de l’histoire de l’art en tant que discipline scientifique ? Faut-il en rester au jugement sévère d’Ernst Gombrich qui disait de Malraux « Il n’argumente pas, il proclame » ? Regarder une œuvre d’art, pour Malraux, fut sans doute quelque chose comme un acte inspiré : d’où le grand « dialogue intérieur » qui court tout au long de ses livres sur l’art, d’où que Malraux se place constamment au centre de sa propre entreprise esthétique. Cela donne ce ton océanique et souverain qui nous propose un « savoir absolu » légitimé par sa propre autorité littéraire… mais par-delà toute modestie et, même, toute précision dans l’exercice du savoir. Tel serait le paradoxe inhérent à la connaissance des images que nous propose Le Musée imaginaire.

Biographie, Bibliographie

Georges Didi-Huberman
Historien de l’art et philosophe, Georges Didi-Huberman enseigne à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (Paris). Il a séjourné et enseigné dans de nombreuses institutions internationales, notamment en Italie, aux États-Unis et en Grande-Bretagne, en Allemagne et au Japon. Les réflexions qu’il poursuit, amples par les enjeux soulevés, ont nourri les expositions dont il a été le commissaire, en particulier « L’Empreinte » au Centre Georges Pompidou (1997), « Fables du lieu » au Fresnoy-Studio national des Arts contemporains (2001), « Atlas » au Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía de Madrid (2010) puis au ZKM de Karlsruhe et à la Sammlung Falckenberg de Hambourg (2011) et, récemment, « Histoires de fantômes pour grandes personnes » et « Atlas, suite » avec Arno Gisinger (au Fresnoy en 2012, au Museu do Arte de Rio de Janeiro en 2013). Au fil de la quarantaine d’ouvrages sur l’histoire et la théorie des images qu’il a publiés, s’est construite une approche transdisciplinaire qui fait se recroiser les dimensions historiques, anthropologiques, psychiques, poétiques et politiques des images.

Ouvrages de référence :
- Invention de l’hystérie. Charcot et l’Iconographie photographique de la Salpêtrière, Paris, Macula, 1982 (éd. augmentée d’une postface inédite, 2012).
- La Peinture incarnée, Paris, Les Éditions de Minuit, 1985.
- Devant l’image. Question posée aux fins d’une histoire de l’art, Paris, Les Éditions de Minuit, 1990.
- Fra Angelico — Dissemblance et figuration, Paris, Flammarion, 1990 (rééditions en 1995 et 2009).
- Ce que nous voyons, ce qui nous regarde, Paris, Les Éditions de Minuit, 1992.
- La Ressemblance informe, ou le gai savoir visuel selon Georges Bataille, Paris, Macula, 1995.
- L’Empreinte, Paris, Éditions du Centre Georges Pompidou, 1997.
- Phasmes. Essais sur l’apparition, Paris, Les Éditions de Minuit, 1998.
- Ouvrir Vénus. Nudité, rêve, cruauté (L’Image ouvrante, 1), Paris, Gallimard, 1999.
- Devant le temps. Histoire de l’art et anachronisme des images, Paris, Les Éditions de Minuit, 2000.
- L’Image survivante. Histoire de l’art et temps des fantômes selon Aby Warburg, Paris, Les Éditions de Minuit, 2002.
- Ninfa moderna. Essai sur le drapé tombé, Paris, Gallimard, 2002.
- Images malgré tout, Paris, Les Éditions de Minuit, 2003.
- L’Image ouverte. Motifs de l’incarnation dans les arts visuels, Paris, Gallimard, 2006.
- L’œil de l’histoire, 1-4, Paris, Les Éditions de Minuit, 2009-2012.

 

Cycle(s) : La Chaire du Louvre : Georges Didi-Huberman, L'Album de l'art à l'époque du "Musée imaginaire"

Informations pratiques

Tarifs :
Tarif F : 6 euros, 5 euros (réduit), 4 ou 3 euros (solidarité et jeunes)
Abonnement (5 séances) : 25 euros, 20 euros (réduit)
Gratuit avec la CLJ (Carte Louvre Jeunes) dans la limite d’un quota de places garanties.
Gratuit pour les étudiants en art.
Retrait des billets une heure avant aux caisses de l’auditorium.

Réservations :
. Par téléphone : Au 01 40 20 55 00, du lundi au vendredi (sauf le mardi), de 11h à 17h, uniquement par carte bancaire.
. Sur place, à la caisse de l’auditorium, du lundi au samedi (sauf le mardi) de 9h à 17h30, jusqu’à 19h30 les mercredis et vendredis, et jusqu’au début des séances les soirs de programmation.

Informations :
01 40 20 55 55, de 9h à 19h du lundi au vendredi.

Tarifs et conditions des réductions tarifaires 2013-2014

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Signature à la librairie du musée

Georges Didi-Huberman dédicacera son ouvrage "L’Album de l’art à l’époque du « Musée imaginaire », (Editions Hazan) le jeudi 26 septembre, après sa conférence, à la librairie du musée.