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Accueil>Expositions & Actualités>Conférences et colloques>L’historicité de la culture et la division du champ politique

Remerciements :

Avec le soutien des Laboratoires Septodont et de leur président Henri Schiller, mécène fondateur de la Chaire du Louvre.

En partenariat avec :

par Georges Didi-Huberman, historien de l’art et philosophe, École des hautes études en sciences sociales, Paris.

Malraux a fini par comprendre l’histoire de l’art comme une « anti-histoire », un « anti-destin ». Sa critique véhémente et innovante de l’historicisme — « Il n’est pas vrai, disait-il, que l’art se définisse par la succession des œuvres » — aura fini par se cristalliser dans un rejet souverain, radical, de l’histoire.

C’est l’idée d’un Intemporel de l’art, dont il sera intéressant de suivre la genèse, mais aussi les critiques qu’elle a suscitées, notamment chez Emmanuel Mounier, Gaëtan Picon ou encore Maurice Merleau-Ponty. Grâce à celui-ci, notamment, on comprend que ce qui est en cause n’est autre que la conception dialectique du rapport entre les images et l’histoire (et de l’histoire elle-même). La « métamorphose » d’André Malraux apparaît alors sous un angle plus précis : après avoir pensé l’art selon une vision de transformation politique — donc historique —, l’auteur du Musée imaginaire aura préféré extraire l’intemporalité de l’art hors de toute division historique ou politique. Cela, à l’époque même où il devenait ministre de la Culture du général de Gaulle. Mais autour de cette notion de « culture » se focalisent tous les enjeux théoriques, notamment dans la différence qui sépare l’emploi du mot « culture » chez Malraux et chez son contemporain Georges Bataille. Un exemple plus éclairant encore nous retiendra : il s’agit du destin réciproque, autour de 1953, du Musée imaginaire de la sculpture mondiale et du film réalisé par Alain Resnais et Chris Marker, Les Statues meurent aussi.

Biographie, Bibliographie

Georges Didi-Huberman
Historien de l’art et philosophe, Georges Didi-Huberman enseigne à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (Paris). Il a séjourné et enseigné dans de nombreuses institutions internationales, notamment en Italie, aux États-Unis et en Grande-Bretagne, en Allemagne et au Japon. Les réflexions qu’il poursuit, amples par les enjeux soulevés, ont nourri les expositions dont il a été le commissaire, en particulier « L’Empreinte » au Centre Georges Pompidou (1997), « Fables du lieu » au Fresnoy-Studio national des Arts contemporains (2001), « Atlas » au Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía de Madrid (2010) puis au ZKM de Karlsruhe et à la Sammlung Falckenberg de Hambourg (2011) et, récemment, « Histoires de fantômes pour grandes personnes » et « Atlas, suite » avec Arno Gisinger (au Fresnoy en 2012, au Museu do Arte de Rio de Janeiro en 2013). Au fil de la quarantaine d’ouvrages sur l’histoire et la théorie des images qu’il a publiés, s’est construite une approche transdisciplinaire qui fait se recroiser les dimensions historiques, anthropologiques, psychiques, poétiques et politiques des images.

Ouvrages de référence :
- Invention de l’hystérie. Charcot et l’Iconographie photographique de la Salpêtrière, Paris, Macula, 1982 (éd. augmentée d’une postface inédite, 2012).
- La Peinture incarnée, Paris, Les Éditions de Minuit, 1985.
- Devant l’image. Question posée aux fins d’une histoire de l’art, Paris, Les Éditions de Minuit, 1990.
- Fra Angelico — Dissemblance et figuration, Paris, Flammarion, 1990 (rééditions en 1995 et 2009).
- Ce que nous voyons, ce qui nous regarde, Paris, Les Éditions de Minuit, 1992.
- La Ressemblance informe, ou le gai savoir visuel selon Georges Bataille, Paris, Macula, 1995.
- L’Empreinte, Paris, Éditions du Centre Georges Pompidou, 1997.
- Phasmes. Essais sur l’apparition, Paris, Les Éditions de Minuit, 1998.
- Ouvrir Vénus. Nudité, rêve, cruauté (L’Image ouvrante, 1), Paris, Gallimard, 1999.
- Devant le temps. Histoire de l’art et anachronisme des images, Paris, Les Éditions de Minuit, 2000.
- L’Image survivante. Histoire de l’art et temps des fantômes selon Aby Warburg, Paris, Les Éditions de Minuit, 2002.
- Ninfa moderna. Essai sur le drapé tombé, Paris, Gallimard, 2002.
- Images malgré tout, Paris, Les Éditions de Minuit, 2003.
- L’Image ouverte. Motifs de l’incarnation dans les arts visuels, Paris, Gallimard, 2006.
- L’œil de l’histoire, 1-4, Paris, Les Éditions de Minuit, 2009-2012.

 

Cycle(s) : La Chaire du Louvre : Georges Didi-Huberman, L'Album de l'art à l'époque du "Musée imaginaire"

Informations pratiques

Tarifs :
Tarif F : 6 euros, 5 euros (réduit), 4 ou 3 euros (solidarité et jeunes)
Abonnement (5 séances) : 25 euros, 20 euros (réduit)
Gratuit avec la CLJ (Carte Louvre Jeunes) dans la limite d’un quota de places garanties.
Gratuit pour les étudiants en art.
Retrait des billets une heure avant aux caisses de l’auditorium.

Réservations :
. Par téléphone : Au 01 40 20 55 00, du lundi au vendredi (sauf le mardi), de 11h à 17h, uniquement par carte bancaire.
. Sur place, à la caisse de l’auditorium, du lundi au samedi (sauf le mardi) de 9h à 17h30, jusqu’à 19h30 les mercredis et vendredis, et jusqu’au début des séances les soirs de programmation.

Informations :
01 40 20 55 55, de 9h à 19h du lundi au vendredi.

Tarifs et conditions des réductions tarifaires 2013-2014

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