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Accueil>Expositions & Actualités>Musique>L’opéra américain : Candide de Léonard Bernstein

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En présence de Lambert Wilson (sous réserve)
Coup de projecteur : L'opéra américain

 4 juin 1845 : à Philadelphie, on crée Leonora, premier opéra d’un compositeur américain, William Henry Fry. Longtemps encore, l’univers lyrique américain restera dominé par les compositeurs européens, comme toute la vie musicale : Dvóřak directeur du Conservatoire de New York, Toscanini et Mahler chefs d’orchestre titulaires au Metropolitan, en sont les plus évidents marqueurs. Mais le XXe siècle sera le creuset de l’opéra américain. Pionniers, Scott Joplin, le premier afro-américain à aborder le genre avec Treemonisha, en 1917 (qui sera créé en 1972), George Gershwin, dont Porgy and Bess invente un langage original, Virgil Thomson et son The Mother of Us All, Aaron Copland, l’icône américaine par excellence, avec son The Tender Land.
Contrairement à son rival européen, l’opéra américain se distingue bientôt par sa diversité de styles. On y croisera le néo-romantisme de Howard Hanson, de Samuel Barber (Vanessa, Antony and Cleopatra), aujourd’hui de Carlisle Floyd et de John Carigliano, le post-vérisme de Gian Carlo Menotti (Le Médium, Le Téléphone), le post-sérialisme d’un Stravinsky naturalisé. Que dire d’un Leonard Bernstein, partagé entre le néo-classicisme de ses symphonies, le jazz symphonique, hérité de Gershwin, de ses comédies musicales (West Side Story, On the town), et ses tentatives d’imposer un « vrai » opéra américain (Candide, A Quiet Place). Il faut attendre les minimalistes et leur répétitivité mouvante pour que l’Europe lyrique s’intéresse enfin à cette musique qu’elle aime tant ignorer. Einstein on the Beach de Philip Glass, créé à  Avignon en 1976, en est le catalyseur, précédant Satyagraha, Akhenaton et les œuvres du post-minimaliste John Adams (Nixon in China, The Death of Klinghoffer). Diversité, accessibilité, l’opéra américain s’est depuis longtemps trouvé une identité.
Pierre Flinois.

John Adams: The Death of Klinghoffer
Opéra en deux actes, livret d’Alice Goodman.
London Symphony Orchestra, dir. : John Adams.

Avec Sanford Sylvan (Leon Klinghoffer), Christopher Maltman (Captain), Yvonne Howard (Marilyn Klinghoffer), Tom Randle (Molqi), Kamel Boutros (Mamoud), Leigh Melrose (Rambo), Emil Marwa (Omar)
Réal. : Penny Woolcock, prod.: Channel 4 / Decca, 2003, 2h. 
Inspiré par le tragique détournement du paquebot de croisière italien Achille Lauro par des terroristes palestiniens, The Death of Klinghoffer est pour John Adams l’opéra d’un engagement culturel et politique sur un conflit majeur du XXe siècle, au même titre que Verdi s’impliquant pour l’unité italienne. Si la production scénique originale de Peter Sellars était toute d’abstraction symboliste, la réinterprétation de Penny Woolcock est un vrai film, tourné en décors naturels -paquebot, croisière, ponts et cabines- dont le réalisme s’inspire de la partition, exaltant la douleur des uns, l’engagement désespéré des autres. Des époux Klinghoffer très attachants, des terroristes saisissants, une exécution musicale parfaite prouvent que le genre « film opéra » compte toujours.

 

 

Cycle(s) : L'opéra et la modernité de Pélléas à nos jours

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Informations pratiques

Lieu :
Auditorium du Louvre

Accès :
Métro : Palais-Royal / Musée du Louvre.
Entrée par la pyramide, le passage Richelieu ou les galeries du Carrousel.
Parking du Carrousel ouvert de 7h à 23h.

Informations :
+ 33 (0)1 40 20 55 55, de 9h à 19h du lundi au vendredi.

Réservations :
Au + 33 (0)1 40 20 55 00, du lundi au vendredi (sauf le mardi), de 11h à 17h, uniquement par carte bancaire.
Groupes scolaires et centres de loisirs : + 33 (0)1 40 20 50 01
Groupes adultes (associations, comités d’entreprise…) : + 33 (0)1 40 20 54 55.

A la caisse de l’auditorium
Du lundi au samedi (sauf le mardi) de 9h à 17h30.

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