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Accueil>Expositions & Actualités>Conférences et colloques>La reproductibilité de l’art et l’ouverture du champ imaginaire

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Remerciements :

Avec le soutien des Laboratoires Septodont et de leur président Henri Schiller, mécène fondateur de la Chaire du Louvre.

En partenariat avec :

par Georges Didi-Huberman, historien de l’art et philosophe, École des hautes études en sciences sociales, Paris.

Une pensée de l’art jamais ne devrait se reclore sur ses propres résultats. Celle d’André Malraux a commencé, au contact d’une certaine avant-garde artistique et intellectuelle, par ouvrir le champ de l’histoire de l’art à une époque où se conjuguaient chez lui un courage théorique (proche, jusqu’à un certain point, de celui de Walter Benjamin) et un courage politique (proche, jusqu’à un certain point, de celui de Carl Einstein).

On sait, en particulier, combien Le Musée imaginaire est débiteur, sous certains aspects fondamentaux, des fameuses thèses développées par Benjamin sur la question de la reproductibilité technique des œuvres d’art. C’est ainsi que Le Musée imaginaire, au cœur même de sa critique de l’historicisme et du musée traditionnel pour ouvrir le temps de l’art, a engagé Malraux sur la voie pratique d’un nouveau type de livres illustrés dont cette conférence tentera de décrire les principales caractéristiques. Avant de juger Malraux sur la consistance de ses concepts ou sur la beauté de son style littéraire, on devra comprendre ce qui, en lui, réunissait l’écrivain et le critique visuel, le penseur et l’iconographe, l’éditeur et le maquettiste, dans une même capacité pratique — technique et artistique — à faire se rencontrer, sur chaque double page de ses albums photographiques, des œuvres venues d’horizons géographiques et historiques très éloignés : cette pratique du montage donnant sans doute sa première et grande force au Musée imaginaire.

Biographie, Bibliographie

Georges Didi-Huberman
Historien de l’art et philosophe, Georges Didi-Huberman enseigne à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (Paris). Il a séjourné et enseigné dans de nombreuses institutions internationales, notamment en Italie, aux États-Unis et en Grande-Bretagne, en Allemagne et au Japon. Les réflexions qu’il poursuit, amples par les enjeux soulevés, ont nourri les expositions dont il a été le commissaire, en particulier « L’Empreinte » au Centre Georges Pompidou (1997), « Fables du lieu » au Fresnoy-Studio national des Arts contemporains (2001), « Atlas » au Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía de Madrid (2010) puis au ZKM de Karlsruhe et à la Sammlung Falckenberg de Hambourg (2011) et, récemment, « Histoires de fantômes pour grandes personnes » et « Atlas, suite » avec Arno Gisinger (au Fresnoy en 2012, au Museu do Arte de Rio de Janeiro en 2013). Au fil de la quarantaine d’ouvrages sur l’histoire et la théorie des images qu’il a publiés, s’est construite une approche transdisciplinaire qui fait se recroiser les dimensions historiques, anthropologiques, psychiques, poétiques et politiques des images.

Ouvrages de référence :
- Invention de l’hystérie. Charcot et l’Iconographie photographique de la Salpêtrière, Paris, Macula, 1982 (éd. augmentée d’une postface inédite, 2012).
- La Peinture incarnée, Paris, Les Éditions de Minuit, 1985.
- Devant l’image. Question posée aux fins d’une histoire de l’art, Paris, Les Éditions de Minuit, 1990.
- Fra Angelico — Dissemblance et figuration, Paris, Flammarion, 1990 (rééditions en 1995 et 2009).
- Ce que nous voyons, ce qui nous regarde, Paris, Les Éditions de Minuit, 1992.
- La Ressemblance informe, ou le gai savoir visuel selon Georges Bataille, Paris, Macula, 1995.
- L’Empreinte, Paris, Éditions du Centre Georges Pompidou, 1997.
- Phasmes. Essais sur l’apparition, Paris, Les Éditions de Minuit, 1998.
- Ouvrir Vénus. Nudité, rêve, cruauté (L’Image ouvrante, 1), Paris, Gallimard, 1999.
- Devant le temps. Histoire de l’art et anachronisme des images, Paris, Les Éditions de Minuit, 2000.
- L’Image survivante. Histoire de l’art et temps des fantômes selon Aby Warburg, Paris, Les Éditions de Minuit, 2002.
- Ninfa moderna. Essai sur le drapé tombé, Paris, Gallimard, 2002.
- Images malgré tout, Paris, Les Éditions de Minuit, 2003.
- L’Image ouverte. Motifs de l’incarnation dans les arts visuels, Paris, Gallimard, 2006.
- L’œil de l’histoire, 1-4, Paris, Les Éditions de Minuit, 2009-2012.

 

Cycle(s) : La Chaire du Louvre : Georges Didi-Huberman, L'Album de l'art à l'époque du "Musée imaginaire"

Informations pratiques

Tarifs :
Tarif F : 6 euros, 5 euros (réduit), 4 ou 3 euros (solidarité et jeunes)
Abonnement (5 séances) : 25 euros, 20 euros (réduit)
Gratuit avec la CLJ (Carte Louvre Jeunes) dans la limite d’un quota de places garanties.
Gratuit pour les étudiants en art.
Retrait des billets une heure avant aux caisses de l’auditorium.

Réservations :
. Par téléphone : Au 01 40 20 55 00, du lundi au vendredi (sauf le mardi), de 11h à 17h, uniquement par carte bancaire.
. Sur place, à la caisse de l’auditorium, du lundi au samedi (sauf le mardi) de 9h à 17h30, jusqu’à 19h30 les mercredis et vendredis, et jusqu’au début des séances les soirs de programmation.

Informations :
01 40 20 55 55, de 9h à 19h du lundi au vendredi.

Tarifs et conditions des réductions tarifaires 2013-2014

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Signature à la librairie du musée

Georges Didi-Huberman dédicacera son ouvrage "L’Album de l’art à l’époque du « Musée imaginaire », (Editions Hazan) le jeudi 26 septembre, après sa conférence, à la librairie du musée.