Allez au contenu Allez au menu principal Allez à la recherche Change language

Accueil>Expositions & Actualités>Conférences et colloques>Le trésor des chefs-d’œuvre et la clôture du champ esthétique

Remerciements :

Avec le soutien des Laboratoires Septodont et de leur président Henri Schiller, mécène fondateur de la Chaire du Louvre.

En partenariat avec :

par Georges Didi-Huberman, historien de l’art et philosophe, École des hautes études en sciences sociales, Paris.

Le Musée imaginaire aura fini par poser l’art comme un absolu, une chose de toute éternité. Malraux ne cessera plus de se poser en « grand témoin humaniste » de l’universalité de l’art, de sa « présence éternelle » comme il aimait dire.

Bref, l’ouverture expérimentale aura fait place à une clôture — aussi « grande », aussi majestueuse soit-elle — métaphysique. Il sera intéressant, dans ce contexte, de rappeler les principales réactions suscitées par la publication des volumes de La Psychologie de l’art ou des Voix du silence : il y a, bien sûr, la réponse polémique de Georges Duthuit et de son Musée inimaginable. Il y a aussi l’analyse remarquable consacrée par Maurice Blanchot aux positions esthétiques du Musée imaginaire : à l’hommage et à l’admiration feront place, de façon très subtile, une critique du « privilège exorbitant » accordé par Malraux à cette chose hyperbolique qu’est, pour lui, « l’Art ». En rappelant, de façon très dialectique, que l’homme également « se défait selon son image », Blanchot s’engage — à l’instar de son ami Georges Bataille — dans une vision paradoxale de l’image comme objet de « dépouille ». Façon de retrouver les intuitions de la revue Documents dont Le Musée imaginaire reprendra bien des exemples tout en inversant leur usage argumentatif. Façon, aussi, de comprendre ce qui aura pu différencier profondément la tentative de Malraux (fondée sur une pratique de l’album) et celle d’Aby Warburg (fondée sur une pratique de l’atlas).

Biographie, Bibliographie

Georges Didi-Huberman
Historien de l’art et philosophe, Georges Didi-Huberman enseigne à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (Paris). Il a séjourné et enseigné dans de nombreuses institutions internationales, notamment en Italie, aux États-Unis et en Grande-Bretagne, en Allemagne et au Japon. Les réflexions qu’il poursuit, amples par les enjeux soulevés, ont nourri les expositions dont il a été le commissaire, en particulier « L’Empreinte » au Centre Georges Pompidou (1997), « Fables du lieu » au Fresnoy-Studio national des Arts contemporains (2001), « Atlas » au Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía de Madrid (2010) puis au ZKM de Karlsruhe et à la Sammlung Falckenberg de Hambourg (2011) et, récemment, « Histoires de fantômes pour grandes personnes » et « Atlas, suite » avec Arno Gisinger (au Fresnoy en 2012, au Museu do Arte de Rio de Janeiro en 2013). Au fil de la quarantaine d’ouvrages sur l’histoire et la théorie des images qu’il a publiés, s’est construite une approche transdisciplinaire qui fait se recroiser les dimensions historiques, anthropologiques, psychiques, poétiques et politiques des images.

Ouvrages de référence :
- Invention de l’hystérie. Charcot et l’Iconographie photographique de la Salpêtrière, Paris, Macula, 1982 (éd. augmentée d’une postface inédite, 2012).
- La Peinture incarnée, Paris, Les Éditions de Minuit, 1985.
- Devant l’image. Question posée aux fins d’une histoire de l’art, Paris, Les Éditions de Minuit, 1990.
- Fra Angelico — Dissemblance et figuration, Paris, Flammarion, 1990 (rééditions en 1995 et 2009).
- Ce que nous voyons, ce qui nous regarde, Paris, Les Éditions de Minuit, 1992.
- La Ressemblance informe, ou le gai savoir visuel selon Georges Bataille, Paris, Macula, 1995.
- L’Empreinte, Paris, Éditions du Centre Georges Pompidou, 1997.
- Phasmes. Essais sur l’apparition, Paris, Les Éditions de Minuit, 1998.
- Ouvrir Vénus. Nudité, rêve, cruauté (L’Image ouvrante, 1), Paris, Gallimard, 1999.
- Devant le temps. Histoire de l’art et anachronisme des images, Paris, Les Éditions de Minuit, 2000.
- L’Image survivante. Histoire de l’art et temps des fantômes selon Aby Warburg, Paris, Les Éditions de Minuit, 2002.
- Ninfa moderna. Essai sur le drapé tombé, Paris, Gallimard, 2002.
- Images malgré tout, Paris, Les Éditions de Minuit, 2003.
- L’Image ouverte. Motifs de l’incarnation dans les arts visuels, Paris, Gallimard, 2006.
- L’œil de l’histoire, 1-4, Paris, Les Éditions de Minuit, 2009-2012.

 

Cycle(s) : La Chaire du Louvre : Georges Didi-Huberman, L'Album de l'art à l'époque du "Musée imaginaire"

Informations pratiques

Tarifs :
Tarif F : 6 euros, 5 euros (réduit), 4 ou 3 euros (solidarité et jeunes)
Abonnement (5 séances) : 25 euros, 20 euros (réduit)
Gratuit avec la CLJ (Carte Louvre Jeunes) dans la limite d’un quota de places garanties.
Gratuit pour les étudiants en art.
Retrait des billets une heure avant aux caisses de l’auditorium.

Réservations :
. Par téléphone : Au 01 40 20 55 00, du lundi au vendredi (sauf le mardi), de 11h à 17h, uniquement par carte bancaire.
. Sur place, à la caisse de l’auditorium, du lundi au samedi (sauf le mardi) de 9h à 17h30, jusqu’à 19h30 les mercredis et vendredis, et jusqu’au début des séances les soirs de programmation.

Informations :
01 40 20 55 55, de 9h à 19h du lundi au vendredi.

Tarifs et conditions des réductions tarifaires 2013-2014

Acheter des billets pour l'ensemble du cycle Acheter un billet pour cette conférence

Signature à la librairie du musée

Georges Didi-Huberman dédicacera son ouvrage "L’Album de l’art à l’époque du « Musée imaginaire », (Editions Hazan) le jeudi 26 septembre, après sa conférence, à la librairie du musée.