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Musique Les Boréades, de Jean-Philippe Rameau

Musique filmée

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Séance présentée par Sylvie Bouissou

Les Boréades, œuvre posthume de Jean-Philippe Rameau, 1764.
Sources manuscrites Bibliothèque Nationale de France, Paris.
Rés.Vmb Ms 4 et Vm² 398.
Copyright 1982, 1998 et 2001, Alain Villain, Paris.

En 1745, Rameau est nommé « Compositeur de la musique du roi ». À ce titre, il reçoit des commandes au gré des événements de la vie politique, et des naissances et mariages de la famille royale. C’est ainsi qu’il propose pour le premier mariage du Dauphin avec l’infante d’Espagne, Platée et La Princesse de Navarre, et pour la victoire de Fontenoy, Le Temple de la Gloire et Les Fêtes de Polymnie.
Pendant la guerre de Sept ans (1757-1763), les spectacles musicaux sont suspendus ; économie oblige. En revanche, le service des Menus-Plaisirs souhaite célébrer avec faste la fin de cette guerre. À cette occasion, on commande à Rameau une œuvre de circonstance destinée au théâtre de Choisy, récemment restauré. Après avoir été répétée deux fois en avril 1763 pour des représentations en juin, l’œuvre est censurée et remplacée par Ismène et Isménias de La Borde.
Il faut admettre que le livret défend une idéologie libertaire développée à travers l’insoumission de la reine de Bactriane, Alphise, qui préfère abdiquer pour épouser un jeune homme a priori sans naissance (Abaris), plutôt que d’obéir aux lois ancestrales l’obligeant à s’unir à l’un des princes boréades. Alors que ces derniers la soumettent publiquement au supplice, comme une femme du petit peuple, la résistance de la reine se fait l’écho du cri d’insurrection de la nymphe Orithie « Le bien suprême, c’est la liberté ! » (II, 6).
Cette antinomie du Bien et du Mal a magistralement inspiré Robert Carsen qui cultive ce dualisme par un choix subtil de couleurs, de jeux et de symboles, offrant au public l’espoir d’une liberté peut-être utopique.
Sylvie Bouissou
 

Tragédie en musique en cinq actes, livret attribué à Louis de Cahusac
Création : Aix-en-Provence, Théâtre de l’Archevêché, 21 juillet 1982 

Les Arts Florissants
Dir. : William Christie

Mise en scène : Robert Carsen ; chorégraphie : Edouard Lock ; décors et costumes : Michael Levine ; lumières : Peter van Praet et Robert Carsen
Avec Barbara Bonney (Alphise), Paul Agnew (Abaris), Toby Spence (Calisis), Stéphane Degout (Borilée), Nicolas Rivenq (Adamas / Apollon), Anna-Maria Panzarella (Sémire), Jaël Azzaretti (Une Nymphe), et les danseurs de la compagnie La La La Human Steps
Réal. : Thomas Grimm
Prod. : LGM / Opéra national de Paris / Opus Arte / Mezzo, 2003, 2h50, 170 min.
Distr. : Poorhouse

Cycle(s) : De Rameau à Daho, musique française au Louvre Musique filmée
Evénement(s) : De Rameau à Daho, musique française au Louvre

Séances

  Lieu Commentaires Réservation
03/10/2014 - 19h Auditorium Durée : 3h

Informations pratiques

Lieu :
Auditorium du Louvre sous la pyramide.

Tarifs :
Tarif D : 12 euros, 10 euros (réduit), 6 ou 4 euros (solidarité et jeunes, groupes scolaires et centres de loisirs)
Gratuit avec la CLJ (Carte Amis du Louvre Jeunes) dans la limite d’un quota de places garanties.
Retrait des billets 45 minutes avant aux caisses de l’auditorium.

Réservations :
. Par téléphone : Au 01 40 20 55 00, du lundi au vendredi (sauf mardi), de 11h à 17h, uniquement par carte bancaire.
. Sur place, à la caisse de l’auditorium, du lundi au samedi (sauf mardi) de 9h à 17h30, jusqu’à 19h30 les mercredis et vendredis, et jusqu’au début des séances les soirs de programmation.

Informations :
01 40 20 55 55, de 9h à 19h du lundi au vendredi.
Fermeture du 30 juin au 2 septembre 2014 inclus.

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