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Les documentalistes

Conservation, documentation et conférencier

Méconnus et pourtant indispensables, les métiers de la documentation regroupent au Louvre plus d’une centaine de personnes dont la grande majorité travaille dans les départements. Ces « travailleurs de l’ombre » exercent un métier en pleine évolution et partagent avec les conservateurs une même passion pour les collections.

Être documentaliste au musée du Louvre

Au Louvre, la documentation revêt plusieurs formes, et ceci en fonction des missions qu’elle sert.
La documentation scientifique, abritée au sein des départements a pour objectif premier de répondre aux besoins des conservations. C’est l’un des outils indispensables au bon fonctionnement de ces services.
Une documentation, moins spécialisée, est tournée davantage vers l’accueil d’un public plus large. Disponible à la médiathèque de la Direction des Publics, elle offre des informations plus générales sur les collections et l’histoire du musée.
Enfin, une partie de la gestion et de la diffusion de la documentation photographique relève du Service des ressources documentaires de la Direction du Développement Culturel.

Être documentaliste scientifique dans un département : l’histoire d’un métier en voie de reconnaissance

Le département des Peintures du Louvre a été le premier, un peu avant la Seconde Guerre mondiale, à se doter d’une documentation structurée et spécialisée pour répondre aux besoins de deux ordres : constituer des dossiers d’études sur les tableaux en vue d’élaborer des catalogues raisonnés et satisfaire aux demandes d’un public allant du spécialiste à l’amateur. Les trois missions générales et fondamentales de la documentation -collecte, gestion et diffusion de l’information- sont alors mises en place.
Il faut ensuite attendre les années 1970, le besoin de valoriser les collections et de développer des bases de données informatiques pour qu’une nouvelle impulsion soit donnée à la documentation. Cet intérêt porté à la documentation scientifique conduit à l’apparition d’un nouveau métier dans les musées, celui de documentaliste spécialisé. De là, sont engagés des vacataires et naissent les premiers corps statutaires (Chargé d’études documentaires, documentaliste, secrétaire de documentation) en 1978. 
À partir des années 1990, sous l’effet des Grands Travaux et le redéploiement des collections, la nécessité de toujours mieux documenter les œuvres est vive. La réalisation des dossiers d’œuvres s’accélère. Une nouvelle définition des corps statutaires de la documentation et de la recherche accompagne cet élan : apparition du corps d’ingénieur d’étude en 1991, restructuration des corps de secrétaire de documentation et de chargé d’études documentaires en 1995 et 1998. Ces corps appartiennent désormais à la filière scientifique (Documentation/Recherche/Conservation) du ministère de la Culture et de la Communication.
Le Louvre consacre en 2006 l’importance de la documentation scientifique dans son contrat de performance en faisant de la documentation l’outil indispensable pour la recherche et l’étude des collections. La documentation contribue ainsi au rayonnement scientifique et culturel du musée.

Être documentaliste scientifique dans un département : des missions spécifiques et des fonctions très variées

Les missions et fonctions qui leur sont confiées peuvent différer d’un département à l’autre compte tenu des spécificités historiques de ces services. Toutefois, il est possible de dénombrer 4 missions essentielles :
- constituer et enrichir les fonds documentaires
- mettre en place et perfectionner les nouveaux outils documentaires
- diffuser les connaissances scientifiques
- assister les conservateurs dans leurs fonctions de gestion des collections.
Les 3 premières missions recouvrent des fonctions « classiques » en documentation, telles que  la recherche d’informations, la constitution de dossiers et de synthèses, la gestion des fonds documentaires, la gestion d’une bibliothèque plus ou moins importante, la rédaction de textes et leur publication, l’administration et l’alimentation des bases de données, l’accueil du public (chercheurs, étudiants et parfois représentants du marché de l’art et grand public), et pour beaucoup d’entre eux l’enseignement.
La quatrième mission fait la spécificité du documentaliste scientifique au Louvre. C’est dans ce cadre que le documentaliste participe au récolement des œuvres, à l’organisation des expositions permanentes et temporaires, aux convoiements, au suivi des restaurations et des analyses en laboratoire, à la veille des conditions de conservation.
Ces missions et fonctions exigent du documentaliste scientifique une double compétence : connaissances approfondies dans le domaine scientifique auquel appartiennent les collections conservées par le département, et compétences en techniques documentaires.

Être documentaliste scientifique dans un département : un profil particulier et l’évolution d’un métier

Les documentalistes scientifiques ont, au Louvre, des statuts très divers : fonctionnaires recrutés sur concours (chargé d’études documentaires, secrétaire de documentation, ingénieur d’études, techniciens des services culturels et des bâtiments de France, adjoints administratifs…), contractuels payés sur poste, contractuels payés sur crédits de vacation.
Ce métier est majoritairement exercé par des personnes au niveau de formation initiale élevé en sciences humaines (de Bac + 3 à Bac + 8 ; le plus souvent histoire de l’art, archéologie, histoire, lettres) et pouvant cumuler plusieurs diplômes de même niveau. Leurs savoir-faire en documentation se sont acquis, pour la plupart d’entre eux, sur le terrain et grâce aux stages effectués dans le cadre de la formation continue. Par ailleurs, beaucoup tiennent à enrichir sans cesse leurs compétences en suivant des formations dans des domaines très pointus comme les langues rares ou le dessin.
L’évolution de ce métier montre deux grandes tendances. La première est caractéristique des métiers de l’information et de la documentation. Elle concerne la responsabilité du documentaliste en tant que fournisseur d’informations. La complexité des nouvelles technologies de diffusion de l’information et l’évolution de la législation dans le domaine de la propriété intellectuelle conduisent ces professionnels à être garants de la diffusion d’une information pertinente et fiable.
La seconde est propre à l’évolution des musées. L’effort croissant demandé aux départements en matière d’organisation d’expositions temporaires et d’événements scientifiques entraîne le documentaliste scientifique à développer ses fonctions d’assistant de conservation. Il est vrai que ce phénomène enrichit considérablement ce métier et participe à son attrait. Il contribue également à répondre aux aspirations partagées par la majorité de ce personnel : professionnaliser et valoriser toujours plus le travail documentaire effectué sur les œuvres.

Être documentaliste au pôle documentaire du service accueil, information et documentation de la direction des Publics

Le pôle documentaire du service accueil, information et documentation de la direction des Publics regroupe 2 entités : le CyberLouvre et la médiathèque. Le CyberLouvre est un espace multimédia ouvert à tous les publics. Il propose une sélection de CD et DVD-Rom, de bases de données et de sites culturels. La médiathèque a vocation d’être un outil d’aide à la visite pour les responsables de groupes préparant leur venue au musée. Elle met à la disposition de ce public une documentation de référence en libre accès, sur tous supports.
Les médiathécaires, chargés d’accueillir ce public, sont des professionnels de la documentation. Leurs statuts sont variés : fonctionnaires d’état (bibliothécaires, secrétaires de documentation) ou contractuels. Ils assurent la mise à disposition au public de l’ensemble des références de la médiathèque, tout en assurant l’enrichissement et la gestion des différents fonds dont ils ont la responsabilité.
Leur formation technique (catalogage, description bibliographique, gestion et alimentation de bases de données) est la clé pour maîtriser le contenu de l’information, classer et hiérarchiser les savoirs. Leurs connaissances en histoire de l’art doivent être généralistes et très larges. Ils sont amenés à répondre à des questions concernant aussi bien l’histoire du palais du Louvre, que  celles portant sue la naissance de l’écriture. Leurs prestations sont multiples et doivent toujours s’adapter aux besoins spécifiques de publics distincts.

Être documentaliste au service des Ressources documentaires de la direction du Développement culturel

Le service des ressources documentaires a été conçu comme un service transversal pour fédérer et promouvoir les ressources documentaires du musée pour l’ensemble des directions et départements. Après avoir mis en œuvre des catalogues en réseau pour les bibliothèques des départements et directions, le service s’est spécialisé depuis 2005 sur la gestion des images au musée.
En créant une photothèque en ligne, en l’alimentant systématiquement par les campagnes lancées par les départements et les services, en gérant les droits et usages de ces images, en mettant en œuvre un plan de numérisation rétrospectif pour les fonds photo existants, le service est devenu un référent au musée pour toute question sur les images.
Le SRD assure également la recherche iconographique pour tous les projets relatifs aux expositions du musée, ainsi que pour une grande part de l’activité éditoriale (publications et Internet)
Les métiers et compétences des agents reflètent totalement cette spécialisation. Photographe, technicien images, coordinateur « structurateur » de contenus, administrateur de base de données et iconographe sont les divers profils spécialisés qui représentent l’équipe de ce service.
Au SRD, il s’agit de savoir produire des photos numériques, selon des normes professionnelles, les traiter ou les analyser (compétences de photographe et technicien images) ; d’enrichir les données sur ces images et de les structurer ; de coordonner et d’homogénéiser les listes d’autorités, thésaurus, ou autres modes d’indexation des informations ; de les mettre en liaison avec les divers projets du musée (administrateur de base de données, coordinateur des contenus) ; de développer l’exploitation de ces images en fonction de leurs droits  (d’où une gestion des contrats) et des utilisations envisagées ; de rechercher des images liées à des œuvres de toute provenance, publique ou privée, en France ou à l’étranger, de faire réaliser des campagnes photographiques, de négocier des droits et des tarifs (profils de documentaliste – iconographe et chargé de recherche iconographique).

Connaissances avancées des techniques documentaires, et des bases de données en particulier, compétences techniques sur les images numériques (production, traitement) et fortes connaissances juridiques (droit des images et de la propriété intellectuelle) sont les expériences métiers requises pour travailler au SRD. De bonnes connaissances en histoire de l’art, sur la constitution des collections, sur la géographie des musées et institutions patrimoniales complètent avantageusement le bagage de chacun et permet aux 6 agents actuels du service d’être une équipe opérationnelle et très complémentaire.

Informations pratiques

Adresse et téléphone :
Musée du Louvre, 75058 Paris - France
+ 33 (0)1 40 20 53 17

Horaires :
Ouvert tous les jours de 9h à 18h sauf le mardi
Nocturnes jusqu’à 21h45 le mercredi et le vendredi

Fermetures :
Les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre

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