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Fouilles à Saqqara, Égypte

Saisons 2010-2011

Saison 2012

Saison 2011

Cette campagne a été une saison courte, en raison de l’interdiction de fouiller touchant l’ensemble du site de Saqqara après les déprédations qui ont immédiatement suivi la révolution du 25 janvier. Le ministère d’État aux Antiquités ne souhaitait pas, à juste titre, que de nouveaux dégagements soient entrepris, la question de la sécurité des objets mis au jour se posant avec acuité en cette période troublée.
L’objectif majeur de la mission, qui s’est déroulée du 1er au 21 octobre, était avant tout une remise en ordre de la concession. Si une visite effectuée au mois de juin avait montré que certains puits avaient été ouverts, les dalles de béton fermant les accès ayant été fracturées et les grilles métalliques sous-jacentes arrachées, il n’avait pas été possible, faute des autorisations adéquates, de pénétrer dans la concession pour conduire un inventaire plus poussé des dégâts ni, surtout, d’examiner le magasin de fouille, apparemment en bon état. Sa porte métallique cadenassée, malgré le démontage de l’emmurement de brique destiné à la protéger, masquait pourtant une triste réalité : découragés par la solidité de la porte, les voleurs avaient pris un chemin plus aisé, celui de la toiture. Le résultat de leur action est un pillage aux allures de ravage, tout ayant été inspecté, les rayonnages vidés, les boîtes ouvertes, les sachets déchirés, puis les objets jugés inintéressants jetés pêle-mêle, piétinés, brisés. Il a fallu une semaine de patient labeur à une bonne partie de l’équipe pour dégager la pièce, objet après objet, depuis l’entrée jusqu’au mur du fond, puis deux semaines pour en faire le tri et l’inventaire, avant de les reconditionner et de les ranger à nouveau. Deux séries ont particulièrement souffert, poteries d’une part, dont les exemplaires les plus complets ont été recollés, et masques funéraires d’autre part, consolidés avec un mélange d’argile et d’acrylique pour les pièces en terre qui pouvaient être sauvées ; certains cartonnages de momies, en trop mauvais état, n’ont pu être reconstitués et ont été reconditionnés à l’état de fragments. La liste des objets disparus est malheureusement assez longue, petites poteries ou amulettes en faïence, faciles à revendre sous le manteau. Quant aux puits, si une demi-douzaine d’ouvertures ont été fracturées, un seul en fin de compte a été véritablement visité. Il mène à une longue galerie (A) qui contenait plusieurs sarcophages et qui a servi, en outre, de magasin à la mission pour entreposer céramique et corps humains. Les sarcophages ont été ouverts pour en inspecter le contenu, mais ils n’ont pas été endommagés, pas plus que le reste de ce « magasin » des profondeurs n’a été bousculé : la frénésie est restée cantonnée à la surface…
Cette saison d’après-pillage ne s’est pas limitée à une remise en ordre de la concession ; ce temps de pose obligé a aussi été mis à profit pour progresser dans l’aménagement du site, l’étude du matériel et la finalisation des plans.
L’aménagement du site a d’abord consisté à mieux protéger les puits sensibles, qui ont été carrément comblés pour deux d’entre eux, dont celui conduisant à la galerie déjà évoquée. À la demande de l’inspectorat de Saqqara, nous avons poursuivi l’enlèvement, au bulldozer, des grands tas de déblais accumulés à l’est de la concession ; ce faisant, nous avons également procédé à l’élargissement du chemin voisin menant à la chaussée d’Ounas, qui permet aussi l’accès au tombeau des Deux frères et aux hypogées du côté sud. Il nous est apparu que le mastaba d’Akhethetep, situé du côté nord, pouvait lui aussi bénéficier de ce réaménagement. Son accès sud, visible depuis la chaussée, a donc été élargi en reculant, non sans difficultés, les murets modernes étagés qui retiennent, du côté sud-est du mastaba, une masse de couches archéologiques non encore fouillées.
Le terre-plein nord de la chaussée, large de plus de 7 mètres, a ensuite été débarrassé du sable qui le recouvrait sur une portion de 25 mètres de longueur, redonnant une unité architecturale à la chaussée et à son puissant soubassement. Les blocs de fondation du mur nord de la chaussée, enfin rendus visibles, ont été relevés, et, compte tenu des incohérences et des lacunes entre les divers plans, il a été décidé de reprendre entièrement le plan du monument, dallage compris, sur une portion de 110 mètres de longueur. Des relevés complémentaires, en élévation cette fois, ont été entrepris pour mieux comprendre la relation entre le mastaba d’Akhethetep, les tombeaux voisins de l’ouest, la chaussée d’Ounas et les hypogées méridionaux. Ces derniers, dont l’étage supérieur (le troisième) est à peu près inconnu et ne figure sur aucun plan, ont enfin été cartographiés, mais ce travail demeure partiel en raison de leur fort degré d’ensablement. Ces structures en couloir, longues de 7 à 12 mètres et parallèles entre elles, ont été retaillées pour inclure de nombreuses niches et faire communiquer les couloirs d’origine entre eux, donnant à l’ensemble une allure de catacombe qui pourrait être un aménagement en relation avec le monastère Saint-Jérémie, situé juste au sud.
La fouille des niveaux coptes de la partie occidentale de la concession effectuée la saison dernière (voir le rapport de 2010) a été poursuivie cette année par des opérations de postfouille, examens stratigraphiques, ordonnancement des plans par phase et mise à jour de la base de données des unités stratigraphiques dans le système d’information archéologique Syslat. En marge de ce travail, il nous a paru intéressant d’étendre notre entreprise cartographique, de manière schématique, aux restes coptes éparpillés sur l’ensemble de la zone, à commencer par le monastère Saint-Jérémie lui-même, dont les éléments remarquables encore visibles (la fouille date du début du XXe siècle) ont été géoréférencés. Plutôt qu’un monastère et ses dépendances, il se dessine, sur un périmètre de 18 hectares, un vaste ensemble urbain. La concession du Louvre correspond ainsi à la partie nord-orientale, topographiquement la plus haute, d’un établissement qui, placé au nord et en contrebas du monastère, s’étire le long de la chaussée d’Ounas. Celle-ci, même largement détruite et ensablée, représentait encore un axe de circulation en cette seconde moitié du Ier millénaire, comme l’atteste la proximité du niveau des couches de cette époque avec celui de la chaussée.
Le matériel céramique étudié cette année a été presque exclusivement celui des niveaux coptes fouillés l’an dernier, dont le volume fut considérable. Un nombre important de raccords ont été effectués pour le matériel provenant d’un dépotoir en puits, comprenant de nombreux vases de transport, stockage et cuisson ; beaucoup ont été dessinés en raison de leur bon état de conservation. Neuf monnaies en bronze, fortement corrodées, ont été nettoyées par traitement chimique puis mécanique. Les activités de restauration ont cependant été presque entièrement absorbées par le sauvetage du magasin, tout comme celles de documentation.

G. Andreu-Lanoë et M. Baud †

Remerciements
Pour leur disponibilité et leur aide dans ce contexte de crise, nous remercions particulièrement Mohamed Ismaïl, directeur des missions étrangères au ministère d’État aux Antiquités, Kamel Wahid, directeur du site de Saqqara, Mohamed Youssef, inspecteur en chef à Saqqara, et Yasser M. Abd el-Fatah, notre inspecteur pour la saison. L’équipe, réduite cette année, était constituée de Guillemette Andreu-Lanoë (conservateur général, Louvre, département des Antiquités égyptiennes, directeur de la mission), Michel Baud† (archéologue, Louvre, codirecteur), Sophie Duberson (restauratrice, Louvre), Hélène Guichard (conservateur en chef, Louvre), Christiane Hochstrasser- Petit (dessinatrice), Sophie Labbé-Toutée (chargée d’études documentaires, Louvre), Guy Lecuyot (céramologue, CNRS, UMR 8546, Paris) et Christophe Requi (archéologue, Inrap, Montauban). Le raïs Rafaat Ahmed Chahat a dirigé une équipe d’une trentaine d’ouvriers.

 

English version

Due to the present political circumstances and according to the recommendations of the Permanent Committee of the Ministry of State for Antiquities, season 2011 was mostly limited to conservation, site protection and management. A large part of the team’s activities was dedicated to putting things in order after the acts of vandalism which occurred in the early days of the Revolution, when our storeroom was severely wrecked and several shafts opened. As for the site management, a better access to the mastaba of Akhethetep was designed and a part of the north side of Unas causeway was also cleaned. Old Kingdom structures, such as the terraced rows of rock-cut tombs on the south side of the causeway (the upper one of which seems not to be mentioned in the literature), could also be mapped, as well as the prominent features of the Coptic remains over a zone of 18 ha which includes the monastery of St Jeremiah. This mapping project is a further step towards a detailed plan of this complex area, aiming at better understanding the relationship between the Louvre concession and this part of the Saqqara site. Post-excavation work within the concession included the checking of the Coptic stratigraphy and the analysis and drawing of the pottery from this period.

Saison 2010

Cette saison, qui s’est déroulée du 14 octobre au 11 novembre 2010, a vu la reprise des opérations archéologiques du musée du Louvre à Saqqara, après une année d’absence (2009) et une mission d’évaluation (2008) intervenue lors de la reprise en main du chantier par l’équipe dirigée par Guillemette Andreu et Michel Baud, succédant ainsi à Christiane Ziegler, directeur du chantier depuis 1991.
En accord avec le Conseil suprême des antiquités de l’Égypte, l’accent a été mis sur les dégagements de surface, où affleurent tantôt des niveaux domestiques coptes (VIIe-IXe siècle après J.-C.), tantôt des inhumations de Basse Époque (VIe-IVe siècle avant J.-C.). Un effort particulier a été porté à la présentation du site, dont l’aspect en cuvette profonde vient brouiller la lecture. Au fond de cette cuvette se trouve le grand mastaba d’Akhethetep, dont la redécouverte a été l’objectif majeur des premières années de fouille. Rappelons en effet qu’il s’agissait de remettre en contexte la chapelle décorée vendue au musée du Louvre en 1903 par le gouvernement égyptien. La redéfinition des objectifs de fouille vers les niveaux supérieurs, à la stratigraphie complexe, nous a conduits à un partenariat avec l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap), avec mise à disposition d’un archéologue, tandis qu’une nouvelle collaboration avec le CNRS permettait l’intervention d’un anthropologue de terrain pour l’étude des restes humains dans leur contexte même.


Secteur de la chaussée d’Ounas (Ancien Empire)

Avec l’aval des autorités égyptiennes, nous avons pu travailler le long de la chaussée du complexe funéraire du roi Ounas (fin Ve dynastie, vers 2350 avant J.-C.), limite sud de la concession de la fouille du Louvre. Cette allée monumentale, qui reliait le temple de la vallée à la pyramide du plateau et à son temple funéraire, est un des éléments les plus importants du secteur, dont la mise en valeur s’avère primordiale pour l’aménagement du site. Nous avons pu le désensabler largement par bulldozer lors de l’enlèvement d’une masse de déblais de fouille qui enlaidissait la périphérie du chantier. Cette chaussée n’est pas seulement un élément majeur du paysage de la zone, c’est aussi un indicateur chronologique crucial pour comprendre le développement de la nécropole d’Ancien Empire sous les Ve et VIe dynasties (vers 2500-2200 avant J.-C.). Sa construction a en effet entraîné la fermeture de nombreuses tombes antérieures, qu’un épais remblai couvrait, tandis que la construction de tombeaux nouveaux s’est ensuite articulée en fonction de ce nouvel édifice marquant. Enfin, structurellement, la chaussée est installée sur une haute et puissante fondation au niveau de la concession du Louvre ; cette fondation est parementée de blocs imposants, souvent remployés, dont l’étude reste à faire sur la face sud dégagée autrefois, tandis que la face nord attend toujours d’être mise au jour – l’un des objectifs de la présente mission.


Les niveaux coptes (VIIe-IXe siècle après J.-C.)

C’est à l’autre extrémité de l’échelle chronologique, la période copte, que l’essentiel de la saison a été consacré. Dans la partie nord-ouest de la concession, nous avons ouvert un périmètre de 21 mètres sur 11 afin de procéder à la fouille d’une accumulation de niveaux domestiques, qui correspondent à la partie nord de dépendances du monastère Saint-Jérémie voisin. Leur partie immédiatement orientale avait été dégagée en 2002, mais la complexité du bâti et de son phasage nécessitait ici une reprise des travaux pour obtenir une meilleure compréhension des lieux. Trois bâtiments successifs ont pu être identifiés, chacun ayant connu plusieurs réaménagements, tout en conservant approximativement la même limite orientale, à savoir un long mur séparateur plusieurs fois reconstruit. Le premier édifice (dont la fouille reste inachevée), très arasé, est une construction de qualité, aux murs larges et couverts d’un épais enduit de mortier de chaux, souvent peint en rouge en partie supérieure – décor dont il ne reste que des fragments dans les déblais. Il est largement démantelé à la phase suivante, qui lui substitue une construction au plan nettement différent, plutôt caractéristique d’espaces de service et « communs ». La troisième phase correspond à un nouveau remaniement complet, présentant deux grandes pièces de part et d’autre d’une cour. La pièce nord-est est probablement un enclos à bétail à l’origine, transformé ensuite en cuisine avec four domestique et foyer. La cour possède une réserve, sous la forme d’un puits profond de 1,80 m, trouvé rempli de céramique dans sa partie supérieure. Dans la pièce sud-ouest, deux inhumations de périnataux ont été découvertes, une autre se trouvant plus au nord dans la cour. Dans l’ultime état de cette troisième phase, les murs intérieurs sont abattus et nivelés, transformant l’espace en une cour unique de 15 mètres par 8,50 m, vraisemblablement une écurie à en juger par les couches de litière et la nature des déjections.


Les niveaux de Basse Époque (VIe-IVe siècle avant J.-C.)

Les enclos
En fin de saison ont commencé à apparaître sous le bâti copte les arases de murs épais de Basse Époque, environnés de couches de rejets contenant des restes humains. Lors de la mission d’étude 2008, toutes les structures similaires fouillées jusqu’ici, encore visibles, avaient été étudiées dans le détail, redessinées et calées sur un plan général, de sorte qu’il avait été possible de composer, malgré les lacunes, une carte de ce que nous avons appelé « enclos ». Ces superstructures de tombeaux semblent particulières à Saqqara et restent énigmatiques, faute de publications adéquates. Constituées d’un mur périphérique massif de plan carré ou rectangulaire, leur espace intérieur est divisé en plusieurs pièces. Certaines incluent un puits vertical permettant d’accéder à une substructure complexe contenant des inhumations, tandis que d’autres semblent vides. On pourrait penser à des espaces de culte, mais étrangement aucune porte n’a pu pour l’heure être repérée.
Ces structures massives ne représentent pas le seul type de tombe dans le secteur, aux abords duquel on rencontre des constructions funéraires de types divers. Le catalogue en a été accru cette saison par la découverte de deux tombes, chacune d’un type nouveau dans la concession : une sépulture rectangulaire voûtée (3 ✕ 0,95 m ; H. 0,70 m), construite en brique crue, contenant le corps d’une femme placée en décubitus dorsal tête (manquante) au sud, et un tout petit mastaba (ou « banquette ») de brique et de pierre (0,95 ✕ 0,65 m ; H. 0,85 m) dans lequel se trouvait, très en hauteur, le corps d’un nourrisson (de un an environ) dans la même position, mais tête au nord. Ces tombes sont construites côte à côte, avec des briques ajoutées en hauteur pour combler l’espace vide entre les superstructures. Avec un tel binôme, on échappe difficilement à l’idée qu’il s’agit de personnes apparentées, très logiquement une mère et son enfant.

Les inhumations
Enfin, très classiquement à Saqqara à la même période, les couches de sable blond éolien ont livré plusieurs inhumations en fosse. Aux abords de la chaussée d’Ounas, l’une de ces momies, protégée par un sarcophage en très mauvais état, portait, sur les bandelettes bitumées de la partie supérieure du corps, uniformisée par une fine couche d’enduit, une décoration très soignée présentant, en particulier, une déesse-mère aux ailes largement déployées pour insuffler la vie au défunt. Sous cette inhumation et à ses abords a été trouvé un dépôt de céramique assez étendu en superficie, où dominent les petits vases, souvent intacts, aux formes très variées. Des nattes déroulées et posées bien à plat en séparaient localement différents lits, preuve du soin qui a été apporté à ces dépôts, dont la nature cultuelle semble évidente. Leur emplacement, assez proche de la chaussée d’Ounas, ainsi que leur niveau, laissent penser que le tracé de cette chaussée, dans quelque état qu’ait été ce monument, servait encore à cette époque tardive de cheminement entre Vallée et partie haute du plateau, sans doute pour rejoindre le complexe de la pyramide à degrés de Djoser, pharaon héroïque du début du IIIe millénaire.
Le souhait d’être enterré près de ce roi, figure emblématique de l’historiographie égyptienne, explique la densité des inhumations à sa périphérie, particulièrement dans la concession du Louvre, située près de l’unique porte d’entrée du complexe funéraire. Le savant Imhotep, homme clé du règne de Djoser et probable architecte du complexe, lui aussi vénéré aux époques tardives, est d’ailleurs très présent dans l’onomastique de cette population locale, où les hommes portent souvent ce nom. Un lot de statuettes funéraires (ouchebtis) trouvé cette année n’a pas dérogé à la règle, où le nom d’Imhotep apparaît plusieurs fois.

 

G. Andreu et M. Baud

Remerciements
Nous adressons nos vifs remerciements au Conseil suprême des antiquités d’égypte ; à l’inspectorat de Saqqara ; son directeur, Kamel Wahid, nous a procuré une aide constante, ainsi que l’inspecteur en chef Mohamed Youssef. Ibrahim Saïd el-Chazly nous a accompagnés comme inspecteur sur l’ensemble de la saison et s’est montré d’une grande disponibilité. L’équipe était constituée de Guillemette Andreu (conservateur général, département des Antiquités égyptiennes, musée du Louvre, directeur de la mission), Michel Baud (archéologue, département des Antiquités égyptiennes, musée du Louvre, codirecteur), Yann Ardagna (anthropologue, CNRS UMR 6578, Marseille), Nathalie Couton-Perche (dessinatrice, département des Antiquités égyptiennes, musée du Louvre), Christian Décamps (photographe, département des Antiquités égyptiennes, musée du Louvre), Sophie Duberson (restauratrice, département des Antiquités égyptiennes, musée du Louvre), Hélène Guichard (conservateur en chef, département des Antiquités égyptiennes, musée du Louvre), Caroline Kneubuehl (assistante céramologue, université de Lausanne), Sophie Labbé- Toutée (chargée d’études documentaires, département des Antiquités égyptiennes, musée du Louvre), Cécile Lapeyrie (restauratrice, département des Antiquités égyptiennes, musée du Louvre), Guy Lecuyot (céramologue, CNRS UMR 8546, Paris), Christophe Requi (Inrap, Montauban). Une aide supplémentaire pour la restauration a été apportée par nos collègues de Saqqara, Moustafa Ahmed, directeur du service de restauration, et Ashraf Youssef Owais, restaurateur.

 

English version

October–November 2010 saw the resumption of the Louvre’s archaeological work at Saqqarah, after a year of absence (2009) and the 2008 assessment mission, which was carried out when there was a change of management: Guillemette Andreu and Michel Baud took over from Christiane Ziegler, who had been in charge of the mission since 1991.
One of the excavated areas was the causeway of in the funerary complex of Pharaoh Unas (Old Kingdom, end of the 5th Dynasty, ca. 2350 bc). The construction of this led to the closure of many earlier tombs, while new tombs were built and fitted around this new imposing edifice.
Most of the season was devoted to the Coptic levels (seventh to ninth century ad), which correspond to the outbuildings located in the northern part of the Monastery of St Jeremy. Three successive buildings were identified.
At the end of the season, the last courses of thick walls from the Late Period (6th to 4th century bc)—surrounded by deposits containing human remains—began to appear under the Coptic building. These superstructures of tombs seem to be unique to Saqqarah and remain a mystery, due to a lack of any published material. A rectangular vaulted tomb built in unbaked clay and a very small mastaba (mud-brick tomb) were also discovered. Lastly, several pit graves were uncovered. It seems that during this late period the Unas causeway still enabled people to reach the Step Pyramid complex of Djoser, a highly symbolic figure early in the third millennium bc. The desire to be buried near this king explains the high number of graves around the pyramid.

Informations pratiques

Musée du Louvre, 75058 Paris - France
+ 33 (0)1 40 20 53 17

Horaires :
Ouvert tous les jours de 9h à 18h sauf le mardi
Nocturnes jusqu’à 21h45 le mercredi et le vendredi
24 et 31 décembre 2014 : ouvert jusqu'à 17h

Fermetures :
Les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre

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