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Accueil>Expositions & Actualités>Musique>Les métamorphoses de Rameau

Par Ivan Alexandre, auteur, metteur en scène
Avec une sélection d’archives filmées sur les interprètes de Rameau

Quelle étrange aventure que celle de notre Rameau ! Craint et adoré il était, craint et adoré il demeure.

De son vivant, personne ne contestait sa place de « plus grand musicien du royaume ». Mais déjà les prophètes Jean-Jacques Rousseau, Charles Collé ou le baron Grimm prédisaient sa chute : trop musicien, justement, pour se survivre au théâtre. Trop indifférent à des drames, il est vrai, de moins en moins plausibles, entre le coup de génie d’Hippolyte & Aricie et les Paladins ou Surprises de l’Amour du crépuscule. Tandis que l’Opéra de Paris jouait encore Lully un siècle après sa mort, les ouvrages de l’ « insurpassable » Rameau quittèrent bientôt l’affiche. Dès l’avènement de Gluck dans les années 1770, on n’en parla plus.

Jusqu’à ce que, vers 1900, une génération de compositeurs aussi dissemblables que Vincent d’Indy, Paul Dukas, Claude Debussy ou Camille Saint-Saëns mesure l’ampleur du phénomène que l’histoire avait occulté. Soudain, on rejoue Castor et Pollux à la Schola Cantorum (1903), Dardanus à Dijon (1907), Hippolyte au palais Garnier (1908). Chacun le reconnaît : il y a plus de génie dans une gavotte de Rameau que dans les cocottes de tous nos Prix de Rome. Mais l’orgueilleux revenant reste ce qu’il fut toujours : un plaisir de roi, un musicien de musiciens. Le grand public continue de s’en méfier, les théâtres non francophones de le dédaigner.

Quant aux télévisions, elles le fuient ! Le Platée « révolutionnaire » d’Aix-en-Provence 1956 qui révèle le jeune ténor Michel Sénéchal ? Pas une caméra. La première mondiale des Boréades au même endroit en 1982 ? Pas davantage. Les Indes galantes mondialement célèbres de l’Opéra de Paris entre 1952 et 1965 ? Non plus. Celles, tant applaudies, d’Alfredo Arias avec les Arts florissants en 1990 ? Idem. Etcetera, etcetera.
Heureusement, il y a les archives … 

Ivan Alexandre
Après ses études de musique et musicologie à la Sorbonne, Ivan A. Alexandre se tourne vers la presse et publie en 1980 son premier article dans le mensuel Diapason, journal dont il devient par la suite éditorialiste.
Par la suite, il rédige de nombreuses parues dans le périodique L'Avant-scène opéra (opéras de Lully, Jean-Philippe Rameau, Henry Purcell et Georg Friedrich Haendel), mais aussi dans plusieurs numéros spéciaux de Télérama (les opéras de Haendel ; Tintin et la musique) et des revues politiques telles que Le Débat ou Commentaire.
Il a contribué à divers ouvrages sur l’opéra, dirigé le Guide de la musique ancienne et baroque paru en 1992 dans la collection Bouquins (Robert Laffont) et produit de nombreuses émissions sur France Musique et Radio Classique.
Parmi ses travaux partagés avec différents musiciens, on retrouve l’adaptation des Sept dernières paroles du Christ de Haydn (Jordi Savall, Ambronay, 1990), celle de La Flûte enchantée de Mozart (Jean-Christophe Spinosi, Théâtre des Champs-Élysées, 2006), les sept poèmes de Jurassic Trip (Guillaume Connesson, 2000) ainsi que plusieurs livrets mis en musique par le compositeur Edouard Lacamp : Hécatombe, 1996 ; Le Joueur de flûte, 1998, Nos vacances, 2002 et Marianne, opéra créé le 13 mai 2003 à Saint-Étienne.

Au printemps 2007 à Buenos Aires, il met en scène Rodelinda de Haendel, ainsi représenté pour la première fois en Amérique du Sud. En 2009, il monte le premier opéra de Rameau, Hippolyte et Aricie au Capitole de Toulouse, spectacle adapté en juin 2012 pour l'Opéra de Paris. Il poursuit son activité de metteur en scène avec Le Cid de Corneille au Théâtre polonais de Varsovie en 2011 et avec Orfeo ed Euridice de Gluck en 2014 aux festivals de Salzbourg (Mozartwoche) et de Brême, ainsi qu'à la MC2 de Grenoble.

                                       

Cycle(s) : De Rameau à Daho, musique française au Louvre Musique filmée
Evénement(s) : De Rameau à Daho, musique française au Louvre

Séances

  Lieu Commentaires Réservation
27/09/2014 - 15h Auditorium Durée : 1h30

Informations pratiques

Lieu :
Auditorium du Louvre sous la pyramide.

Tarifs :
Tarif F : 6 euros, 5 euros (réduit), 3 euros (solidarité et jeunes, groupes scolaires et centres de loisirs)

Réservations :
. Par téléphone : Au 01 40 20 55 00, du lundi au vendredi (sauf mardi), de 11h à 17h, uniquement par carte bancaire.
. Sur place, à la caisse de l’auditorium, du lundi au samedi (sauf mardi) de 9h à 17h30, jusqu’à 19h30 les mercredis et vendredis, et jusqu’au début des séances les soirs de programmation.

Informations :
01 40 20 55 55, de 9h à 19h du lundi au vendredi.
Fermeture du 30 juin au 2 septembre 2014 inclus.

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