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Accueil>Expositions & Actualités>Conférences et colloques>Les peintures romaines du site de la Verrerie à Arles et la...

Par Julien Boislève, toichographologue (Inrap-Musée départemental Arles antique)

Depuis 2013, l’équipe du musée départemental Arles antique, en partenariat avec l’Institut national de recherches archéologiques préventives, a repris les fouilles sur la rive droite du Rhône, dans le quartier de Trinquetaille. Sur le site de la Verrerie, partiellement exploré dans les années 80, est apparue une urbanisation précoce jusqu’alors insoupçonnée dans ce secteur, dès le premier siècle avant J.-C.
L’excellent état de conservation d’une maison urbaine a notamment permis de mettre au jour des très nombreuses peintures murales encore partiellement en place sur les murs. Des milliers de fragments d’enduits peints et de stucs ont par ailleurs été prélevés dans les comblements des pièces. Premier lot conséquent mis au jour à Arles, ces décors sont aussi particulièrement remarquables par le luxe qu’ils développent. La qualité et la quantité de ces peintures, qui offrent un immense potentiel scientifique pour les années à venir, en font l’ensemble de deuxième style pompéien le plus complet découvert en France. Il vient éclairer d’un jour nouveau nos connaissances sur la diffusion du cette mode en Gaule en lien avec la conquête romaine et apporte de nombreux éléments jusqu’alors inédits en Gaule, tant dans les motifs que dans certains types de composition.

Après un rapide rappel de ce qu’est la fresque à l’époque romaine et des méthodes mises en œuvre par l’archéologie pour leur fouille et leur étude, la conférence se concentrera sur le site d’Arles pour en présenter les principales découvertes et dresser un premier bilan alors que l’étude des milliers de fragment est encore à mener. Ces peintures seront également l’occasion de dresser un panorama du deuxième style pompéien en Gaule et un état des connaissances actuelles sur la place et les types de décors représentés dans cette province. Nous rappellerons aussi brièvement ce que sont les modèles italiens qui en sont la source et quels parallèles peuvent être établis avec les productions identifiées dans la provinces de Gaule.

C’est en parallèle de ses études d’histoire de l’art et d’archéologie à l’université de Rennes 2 puis de Lyon 3, que Julien Boislève a pu découvrir la peinture murale romaine lors de fouilles, notamment celles de la villa gallo-romaine de Mané-Véchen (Morbihan). Fasciné par ces milliers de fragments à priori si délicats, il confirme sa passion pour ce type de mobilier lors d’un stage sur les peintures issues de ce site. Se spécialisant rapidement dans cette discipline encore récente, il mène de nombreuses interventions de fouille et d’étude pour divers musées et services publics d’archéologie aux quatre coins de la France, mais également en Espagne ou en Belgique. Ces diverses recherches portent sur le décor peint d’époque romaine en général mais, à l’occasion de quelques découvertes d’ensembles majeurs, elles se sont vues particulièrement orientées sur la place du stuc dans le décor et, plus récemment, sur la diffusion du deuxième style pompéien en Gaule.
Titularisé à l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) en 2014, il y développe cette discipline, à laquelle il a contribué à donner le nom de toichographologie, en parallèle d’un investissement accru au sein de l’Association française pour la peinture murale antique (AFPMA) dont il est vice-président depuis 2012.
Auteur de nombreuses études et publications scientifiques, mais aussi d’ouvrages pour un plus large public, il est également co-fondateur de la collection Pictor qui contribue à la diffusion des travaux sur la peinture romaine par la publication annuelle d’un volume d’actes de colloque organisé par l’AFPMA.
Très investi dans la transmission des connaissances auprès du public, il contribue à faire découvrir son métier et les résultats de ses travaux à l’occasion de nombreux évènements comme les journées nationales de l’archéologie, ou les journées européennes du patrimoine. Il donne de nombreuses conférences et est associé au montage de plusieurs expositions.


Evénement(s) : 12h30 au Louvre

Séances

  Lieu Commentaires Réservation
29/05/2017 - 12h30 Auditorium du Louvre Durée : 1h

Informations pratiques

Lieu
Auditorium du Louvre

Tarif E
6 €, plein
5 €, réduit
3 €, jeune (- de 26 ans) ; solidarité ; scolaire

Gratuit
- Adhérents Amis du Louvre Jeunes ;
- Etudiants en art, histoire de l’art et architecture ;
- Personnel du ministère de la Culture et de la Communication ;
- Membres du Conseil International des Musées (ICOM).
Entrée libre dans la demi-heure précédant la manifestation, sur présentation d’un justificatif

Caisse de l’auditorium
du lundi au dimanche (sauf le mardi et sauf les dimanches sans séances) de 9h à 17h15, et les mercredis et vendredis jusqu’à 19h15.
Par téléphone 01 40 20 55 00
du lundi au vendredi (sauf mardi) de 11h à 17h, uniquement par carte bancaire.

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