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Hercules resting Either 3rd century BCE or a Roman copy from the early Empire (1st century CE) ? © R.M.N./H. Lewandowski |
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Alexandra Kardianou Département des Antiquités grecques, étrusques et romaines |
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Opening days: Monday, Wednesday, Thursday, Friday, Saturday, Sunday
Duration: 1 hr. 30 mins.

Nous connaissons tous Héraclès et ses douze travaux, Hercule et sa peau de lion qui lui couvre la tête et les épaules. À travers ce parcours, nous découvrirons d'autres visages du héros, quelques exploits certes, mais aussi des images plus inattendues qui font partie des collections grecques, étrusques et romaines.
Héraclès : homme, dieu ou héros ? Peu d'entre nous ignorent sa légende : héros grec, grand navigateur et civilisateur. Il se transforme en "héros culturel", porte drapeau de l'hellénisme en terre "sauvage", en Occident comme en Orient, où sa diffusion suit souvent les traces d'Alexandre le Grand. Il rencontre des "cousins" parmi les dieux phéniciens, iraniens ou parthes, avec lesquels il entre parfois en concurrence ou bien auxquels il s'assimile. Fondateur mythique, ancêtre des découvreurs de sites, il est aussi le violent, le furieux. Héros, fort et viril, des soldats, des jeunes, des enfants de naissance illégitime et des athlètes, il fonde les premiers jeux Olympiques et le grand autel de Zeus à Olympie. C’est encore celui qui endure le travail pénible et l'effort douloureux, qui s'initie aux Mystères, descend aux Enfers, meurt, ressuscite et devient immortel. Nous lui connaissons d'innombrables sanctuaires où il était quasiment toujours honoré comme un dieu, bénéficiant, comme eux, de sacrifices sanglants. À Lindos, et dans d'autres sanctuaires, il apparaît comme un dieu mangeur de bœuf, divin glouton dont la comédie illustre la gourmandise, l'appétit sexuel et la démesure en toutes choses. Ce trait rituel fondamental le différencie certes des autres Olympiens, mais il n’en est pas moins un dieu, et sa gloutonnerie fonde à la fois sa personnalité et son culte. N'est-il pas le seul à courir le risque – mortel ! – de ne pas se contenter des fumets comme les dieux de l'Olympe mais de participer aux banquets des mortels ?
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Plusieurs salles du département des antiquités grecques, étrusques et romaines étant actuellement fermées pour réaménagement, ce parcours n’est plus réalisable mais garde néanmoins son intérêt dans une approche thématique des collections. Les six premières oeuvres du parcours ne sont pas visibles. Rejoindre, les salles étrusques (Denon, rez-de-chaussée) pour commencer ce parcours.
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