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Figurine d'hippopotame IIe Période Intermédiaire, XVIIe dynastie, 1650-1550 av. J.-C. © Musée du Louvre/C. Décamps
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Figurine d'hippopotame IIe Période Intermédiaire, XVIIe dynastie, 1650-1550 av. J.-C. Égypte, Thèbes, Dra Aboul Naga Faïence égyptienne H. : 12,7 cm. ; L. : 20,5 cm. ; l. : 8,1 cm. Achat, 1883 E 7709 Antiquités égyptiennes
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Plan interactif |
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| Auteur(s) |
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| Élisabeth Delange |
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Figurine d'hippopotame |
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L'hippopotame, d'apparence débonnaire, se glisse dans les marécages dont il prend ici la couleur, à demi-recouvert de plantes aquatiques. Les figures d'hippopotames en faïence égyptienne, brillantes et d'un bleu vif, étaient déposées dans les tombes des hauts fonctionnaires à la fin du Moyen Empire.
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Un symbole
Cet hippopotame en faïence égyptienne bleu vif, figé dans l'attitude de la marche, semble se glisser dans l'onde au milieu des plantes aquatiques dont il est décoré. Son excellent état de conservation et ses grandes dimensions en font un objet exceptionnel dans le catalogue des hippopotames en faïence dispersés à travers le monde ; on en compte environ cinquante exemplaires, aux dimensions variant de neuf à vingt-trois centimètres de long. L'attitude tranquille et débonnaire du gros pachyderme est devenue très populaire au point que cet hippopotame bleu évoque dans notre imaginaire le Nil au temps des pharaons.
Nouveau regard
On a reconstitué l'histoire de cet hippopotame, déjà très célèbre et populaire. A la fin du XIXe siècle, les égyptologues du musée du Caire, désireux de présenter en France des doublons des plus belles pièces de leur collection, vendirent l'hippopotame au Louvre. Or celui-ci avait la particularité d'avoir les quatre pattes reliées entre elles par un bandeau de faïence et de reposer sur un socle. C'était un cas unique. La lecture des archives et l'étude technique de l'objet ont permis de le débarrasser de ce socle qui ne lui appartenait pas et qui le faisait ressembler à un bibelot moderne. On sait par ailleurs, grâce à son contexte de fouilles, qu'il date de la 17e dynastie, à la fin de la Deuxième Période Intermédiaire.
Un objet pour l'au-delà
L'hippopotame était enfoui dans le caveau avec le mobilier funéraire comprenant le cercueil, les statues du défunt, un grand nombre de vases et quelques objets de toilette. Il avait donc une fonction au sein de la sépulture. Le décor varie d'un exemplaire à l'autre, les plantes aquatiques étant parfois mêlées aux papillons et aux oiseaux, mais le dessin de l'arrière-train est presque toujours une fleur de lotus épanouie. Comme submergé dans l'onde, l'hippopotame évoque alors la représentation du marécage primordial, le Noun. Un mythe de la genèse nous explique en effet qu'au premier matin de la naissance du monde, le soleil émergea d'une fleur de lotus : "C'est dans le Noun que tout être naît". Par le pouvoir de l'imitation, la statuette d'hippopotame déposée près de la momie a donc pour fonction d'annoncer la renaissance du mort.
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Ch. ZIEGLER, J.-L. BOVOT, Art et archéologie : L'Egypte ancienne, Ecole du Louvre/RMN/Documentation française, Paris, 2001, p. 138-139, fig. 51
G. ANDREU, M. H. RUTSCHOWSCAYA, C. ZIEGLER, L'Egypte au Louvre, Hachette, Paris, 1997, p. 88-89, notice 33.
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