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Accueil>Le Louvre dans le monde>Louvre Abou Dabi
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- Image: Projet architectural du Louvre Abou Dabi, vue extérieure
- Image: Louvre Abou Dabi : projet architectural
- Image: Louvre Abou Dabi : projet architectural (2)
- Image: Louvre Abou Dabi : projet architectural (3)
- Image: Louvre Abou Dabi : projet architectural (4)
- Image: Don Pedro de Tolède baisant l'épée d'Henri IV, Jean-Dominique Ingres. Louvre Abou Dabi : Collections
- Image: Section de Coran mamelouk volume final, juz 30 (Egypte ou Syrie, second quart du XIVe siècle). Louvre Abou Dabi : Collections
Louvre Abou Dabi
Créé par un accord intergouvernemental signé le 6 mars 2007 entre la France et les Émirats Arabes Unis, le Louvre Abou Dabi sera un musée singulier et original, liant le dynamisme d'Abou Dabi et les valeurs d'excellence incarnées par le nom du Louvre.
L’accord permet ainsi aux Émirats Arabes Unis de se doter d’un établissement muséal de niveau international, qui permettra de placer Abou Dabi parmi les grandes nations culturelles, et en particulier, les grands musées mondiaux. D’un point de vue plus général, cet engagement offre aux Émirats Arabes Unis de s’affirmer comme un lieu central du dialogue entre les civilisations et les cultures, notamment occidentales, moyen-orientales et asiatiques. Enfin, cet accord construira avec la France une relation culturelle privilégiée, afin de bénéficier de son expérience et de son patrimoine plurimillénaire.
Pour la France, l’accord souligne l’excellence de son expertise et de son savoir-faire muséographique, en envisageant la conception d’une institution originale. Il s’agit d’offrir une vision transversale des collections publiques françaises, permettant de les mettre en valeur sous un jour nouveau, pour des publics nouveaux. En retour, l’accord permettra, grâce à l’importance de ses enjeux financiers, un meilleur développement des projets muséaux des institutions françaises partenaires du Louvre Abou Dabi.
La création du Louvre Abou Dabi constitue pour le musée du Louvre un événement exceptionnel. La naissance de ce nouveau musée portant le nom du Louvre révèle le désir de ce dernier de ne cesser de se renouveler et de s’inventer.
L’engagement, pour trente ans, de l’usage du nom du Louvre, encadré par un accord spécifique entre le musée du Louvre et l’émirat d’Abou Dabi, constitue un enjeu crucial. La naissance d’un musée singulier et unique, portant le nom du Louvre, comme symbole d’excellence muséale et de savoir-faire, est un événement majeur pour le Louvre, impliqué étroitement dans la conception et la mise en œuvre du projet, en lien avec l’Agence France-Muséums, filiale du Louvre et des grands musées français, spécifiquement conçue pour le projet Louvre Abou Dabi. Le Louvre Abou Dabi ne sera pas la copie du Louvre à Abou Dabi, mais un musée nouveau qui, par son nom, est appelé à véhiculer et transmettre les valeurs attachées aux musées français. Les liens entre le Louvre Abou Dabi et les musées français, avec le Louvre au premier titre, sont à construire et à inventer. La durée de l’accord, son inscription dans la pérennité offrent d’imaginer, au début du XXIe siècle, une institution nouvelle, inscrite par son nom dans la tradition historique et muséale.
En plaçant le musée au cœur de son développement culturel, l’émirat d’Abou Dabi souligne la capacité d’invention et de renouveau de l’institution muséale.
Premier musée universel dans le monde arabe, le Louvre Abou Dabi est un projet novateur et ambitieux. Transférant vers un pays arabe une forme culturelle née de l’Europe des Lumières, il porte au plus profond de son identité les notions de découverte, de rencontre et donc d’éducation. Son nom même affirme l’alliance inédite du plus grand musée du monde, lieu pérenne de beauté et de connaissance, avec l’Arabie moderne, dont l’exceptionnel dynamisme est au cœur du monde contemporain. Il n’est pas ici question de reproduire le Louvre, ni de suivre à la lettre le périmètre de ses domaines scientifiques, mais de prolonger sous son nom une généreuse invitation au regard, sensible et éclairée. Dans le cadre de ce projet, les idées de partage et de connaissance universelle qui présidèrent à l'ouverture du Muséum National en 1793 sont ainsi rappelées. Le musée est, au premier chef, le reflet du monde où « la terre entière s’empresse de venir déposer ses trésors, ses singularités, ses productions et tous les titres de son histoire », comme l’écrivait Boissy d’Anglas.
L’apport, grâce aux prêts prévus par l’accord intergouvernemental, de multiples collections publiques françaises, au premier rang desquelles se trouvent les établissements actionnaires de l’Agence France-Muséums : le Louvre, bien sûr, mais aussi le Centre Pompidou, le musée d'Orsay, le musée et le domaine national de Versailles, le musée Guimet, le musée du Quai Branly, la Bibliothèque nationale de France et le musée Rodin, offre de donner à ces idées une nouvelle ampleur. Souvent, pour la première fois de leur histoire muséale, ces ensembles retrouveront une continuité et une unité de présentation, dépassant les limites institutionnelles habituelles. Pluridisciplinaires, et envisageant la concomitance et la correspondance des expressions artistiques de différentes civilisations, les choix scientifiques et culturels du Louvre Abou Dabi permettront d'explorer de nouvelles approches, et de porter un nouveau regard sur le patrimoine des musées français.
A cette diversité des collections répond la réalité multiculturelle du développement présent et futur d’Abou Dabi. Cette caractéristique prolonge le rôle millénaire de l’Arabie comme lien entre l'Ouest et l'Est, le Nord et le Sud. C'est dans le souvenir de la route de l'encens et de l’histoire du Golfe Persique, point de passage entre l’Europe et l’Océan Indien, ouvrant la voie du contact avec l’Asie et l’Afrique, que se trouve l'idée de carrefour des civilisations qui sera privilégiée dans les salles du musée. La rencontre permanente et singulière de l’Orient et de l’Occident qu’instaure de fait le Louvre Abou Dabi permettra à cette nouvelle institution culturelle de trouver sa place dans le contexte muséal international. La création à Abou Dabi de plusieurs autres institutions muséales mais aussi universitaires offre à l’émirat de constituer un nouveau lieu de référence pour l’éducation et la culture dans cette région du monde.
Le Louvre Abou Dabi, expression de la nouvelle dimension mondiale des musées
Le Louvre Abou Dabi est placé sous le signe d’une vocation universelle soulignée dans l’accord intergouvernemental du 6 mars 2007. Les Émirats Arabes Unis ont ainsi franchi un pas capital qui fera du Louvre Abou Dabi le premier musée universel dans le monde arabe. Cette décision, pour audacieuse qu’elle soit, ne doit pas étonner de la part d’un pays jeune, encore en construction, qui entend afficher sa volonté et son besoin d’accueillir compétences et savoirs. Reconnaître le caractère universel du Louvre Abou Dabi revient à admettre pleinement l’élargissement constant et naturel de la famille des musées. L’accord intergouvernemental qui préside à la création de l’institution, envisage les modalités d’une collaboration internationale d’une ampleur inédite.
S’éloignant nettement de l’événement et de l’éphémère, le Louvre Abou Dabi envisage le projet à une autre échelle pour poser les fondements d’une institution pérenne, portant le nom du Louvre pendant trente ans. Sa conception s’inscrit ainsi en lien avec le développement de publics internationaux, de plus en plus divers et nombreux au sein du Louvre et des musées français, regardés dans le monde comme une référence de l’excellence culturelle. Elle est aussi le symbole du renouvellement, depuis la création du Museum central en 1793, du Louvre et des musées français.
Le Louvre Abou Dabi exprimera l’universalisme de son temps, celui d’un monde globalisé et interdépendant. Il se doit également de traduire avec exigence et pédagogie l’esprit d’ouverture et de dialogue manifesté par un jeune État arabe. Abou Dabi est une ville multiculturelle entre Asie et Occident où se condensent les rapports Nord-Sud, et où s’exprime un cosmopolitisme de fait. Elle est ainsi naturellement une invitation au dialogue et au partage d’expériences.
Le projet n’exclut personne : toutes les cultures et les civilisations qui constituent l’inventaire mondial de l’humanité sont conviées à s’exprimer, et tous les publics sont invités, sans exclusive, à la visite. Comme le dialogue sous-entend la compréhension mutuelle, une réflexion approfondie en matière de médiation visera à répondre au défi de la différence et de l’altérité pour créer les conditions d’une véritable interactivité avec le public. Le caractère multiculturel de ce dernier étant par ailleurs perçu comme une chance pour enrichir la diversité des points de vue. Enfin, pour répondre à cet enjeu, le musée proposera un dialogue entre des collections aussi diverses que l’art préhistorique, le mobilier français du xviiie siècle, les arts de l’Islam, de l’Inde et de la Chine, les arts d’Afrique, et l’art contemporain, etc. Des domaines comme la mode et le cinéma n’auront pas à y conquérir leur place. Ils seront d’emblée chez eux dans un musée déployant autant que faire se peut toute la diversité des champs artistiques et culturels, pour mieux dire la part d’universel de chacun d’eux. Cette diversité quasiment unique dans le monde des musées est en soi déjà un défi universaliste.
Cette ouverture implique naturellement une multidisciplinarité des approches et une interdisciplinarité de la réflexion, avec une histoire de l’art ouverte à l’histoire et aux enjeux de société et, pour les périodes les plus anciennes, une archéologie perméable aux interrogations posées par l’anthropologie. Avec une muséographie qui s’appuiera sur la beauté des œuvres et leur force de captation, le musée peut provoquer l’expérience d’altérité, la découverte et l’envie de rencontre. L’expérience singulière que constitue sa conception, associant autour de l’Agence France-Muséums l’ensemble des grands musées français, en lien étroit avec le Louvre, offre de joindre les expériences fécondes de ces différentes institutions et d’inventer de nouveaux projets.
L’universalisme - Un fondement historique et philosophique : le Louvre Abou Dabi au regard du Louvre et des musées français
Inscrire le projet dans un esprit universaliste est un défi. L’universalisme est perçu aujourd’hui par beaucoup comme le corollaire idéologique de l’expansion économique de l’Occident. Dans ce contexte, il faut ici redire que penser aujourd’hui un musée sous l’angle de l’universalisme c’est envisager la mission de cette institution à l’aune du dialogue, du respect et de la pédagogie de la diversité des expressions artistiques et culturelles. Universalisme ne veut pas dire unilatéralisme. La question du Louvre Abou Dabi en tant que musée universel mérite donc d’être précisée. A l’évidence la réponse ne peut être que multiple et doit croiser les différentes perspectives rassemblées dans le cadre d’un projet sans précédent.
La première perspective de l’universalisme du Louvre Abou Dabi, la plus évidente, tient à l’histoire des musées et particulièrement à celle du Louvre, dont la future institution ne peut que porter l’excellence. Le palais devenu Muséum National en 1793 est né de la pensée encyclopédique des Lumières et de la Révolution française.
A la veille de l’ouverture du Louvre devenu Muséum National, le ministre de l’Intérieur Roland fixait les contours de l’entreprise dans une lettre adressée au peintre Jacques-Louis David : « Ce Muséum doit être le développement des grandes richesses que possède la nation en dessins, peintures, sculptures, et autres monuments de l’art. Ainsi, je le conçois, il doit attirer les étrangers et fixer leur attention ; il doit nourrir le goût des beaux-arts, recréer les amateurs et servir d’école aux artistes ; il doit être ouvert à tout le monde […] Ce monument sera national, il ne sera pas un individu qui n’ait le droit d’en jouir. […] Le Muséum national sera l’élément des plus belles connaissances et fera l’admiration de l’univers […]. »
Partage de biens artistiques, mission éducative, dimension nationale et rayonnement culturel, tous les fondements historiques du musée universel sont ainsi posés et à bien des égards se retrouvent aujourd’hui autour de la création du Louvre Abou Dabi. Le Louvre agit ici comme modèle et comme référence, mais ceux-ci doivent être nécessairement adaptés à un contexte nouveau, pour répondre avec justesse au grand enjeu de l’accord du 6 mars 2007, et de répondre à la demande fondamental du transfert culturel entre la France et Abou Dabi. L’enjeu de ce transfert est d’autant plus complexe et exaltant qu’il se conçoit au double regard de l’innovation et de la tradition historique et muséale. Le défi qu’il constitue pour le Louvre et les musées français leur offre de montrer leur capacité à inventer, ensemble, un musée du XXIe siècle.

Louvre Abou Dabi : projet architectural
© TDIC, AJN, Artefactory, Louvre Abu Dhabi
A l’image du projet architectural de Jean Nouvel qui invente un musée ville, une ville monde par une variation sur les formes de l’architecture arabe, l’universalisme du Louvre Abou Dabi doit être l’occasion d’une véritable mixité culturelle. A cet égard, le premier universalisme du Louvre Abou Dabi sera celui de ses collections. La réalité géographique, historique et culturelle d’Abou Dabi est celle du passage entre l’Occident et l’Orient, entendus dans leur acception la plus large, auquel la demande des Émirats Arabes Unis envers la France a donné une nouvelle dimension qui a force de symbole. Comment dès lors ne pas souhaiter que ce geste de confiance et d’ouverture aux autres ne soit pas celui d’une ouverture à la diversité artistique du monde ? Parce que l’histoire du Louvre Abou Dabi commence à peine à s’écrire, il nous est plus facile de déployer toutes les potentialités de cette richesse d’approche dès son ouverture. En cela, nous sommes ramenés au moment originel de la fondation du Louvre, où sa vocation universelle, entreprise à l’échelle que la connaissance de l’époque autorisait, s’était vue accomplie. Au fil du temps, cette volonté d’universalité s’est trouvée partagée avec d’autres musées parisiens et territoriaux – la création du musée Guimet, puis du Musée national d’art moderne, du Musée d’Orsay et plus récemment du Musée du Quai Branly -, et a été ainsi transposée à une échelle nationale. Mais elle demeure cependant ; le Louvre invite ainsi, toujours aujourd’hui, à découvrir l’histoire de l’humanité par les œuvres d’art rassemblées, à comprendre le monde d’aujourd’hui par la découverte et l’observation de la création d’hier.

Le songe de Jacob de Bartolomé Esteban Murillo (détail). Louvre Abou Dabi : Collections
© TDIC, Louvre Abu Dhabi
Ce postulat universaliste du Louvre, étroitement lié à son nom, invite à imaginer pour le Louvre Abou Dabi un exercice de synthèse de cette longue construction muséale. Une synthèse entreprise dans les 6000 m2 de galeries permanentes et les 2000 m2 de surface d’expositions temporaires, où la mutualisation des collections publiques françaises, puis les collections propres du musée, rendront possible des rencontres inédites, autoriseront des développements muséographiques novateurs pour mieux s’adresser à la diversité de ses publics. Le choix des œuvres présentées, au regard de leur nombre assez réduit – 600 œuvres sont prévues à l’ouverture du musée, alliant prêts des collections françaises et acquisitions pour la collection propre du musée – constitue un enjeu essentiel. Elles devront en effet, permettre l’établissement d’un discours singulier et continu, tout en offrant aux visiteurs du musée le plaisir de la délectation esthétique que crée la rencontre avec la création artistique. A cet égard, la politique d’acquisition du Louvre Abou-Dabi, conduite par les conservateurs de l’Agence France-Muséums, en lien avec les grands départements patrimoniaux français, se doit d’être le reflet de cette large ouverture à la diversité artistique.
Inscrit par son nom et par sa création dans la communauté des grands musées internationaux, le Louvre Abou Dabi est, naturellement, appelé à y appartenir pleinement et à y jouer un rôle majeur. Il constituera ainsi un pôle essentiel pour l’histoire de l’art et la recherche dans cette région du monde, offrant d’initier et de soutenir des programmes spécifiques dans les domaines de ses collections et de ses approches nouvelles.
Les enjeux du rôle éducatif du musée
Porté par la volonté de permettre un transfert culturel inédit entre la France et l’émirat d’Abou Dabi, le Louvre Abou Dabi jouera un rôle essentiel d’éducation. Ainsi, il sera fidèle aux missions éducatives du Louvre et des musées français, au cœur de la création de 1793, et toujours renouvelées. L’implication au sein du projet de l’Ecole du Louvre, actionnaire de l’Agence France-Muséums, comme de l’Institut national du patrimoine, offre de concevoir, dès aujourd’hui, des programmes de formation pour les futurs collaborateurs du musée, alliant enseignement théorique et stages pratiques au sein des musées français. Ces stages permettront d’établir des liens étroits et durables entre les professionnels français et leurs futurs collègues émiratis, créant ainsi les conditions d’un dialogue riche entre le Louvre Abou Dabi et les musées français. L’ouverture à Abou Dabi, dès novembre 2010, d’un master « Métiers des musées », associant pour la première fois l’Ecole du Louvre et l’Université Paris IV Sorbonne, souligne la force de cet engagement français. Les cours, dispensés par des universitaires et des professionnels des musées, en français, anglais et arabe, au sein des locaux de Paris Sorbonne Louvre Abou Dabi, permettront aux étudiants, dont beaucoup sont originaires des Emirats, d’obtenir un diplôme délivré par les deux institutions, reconnu internationalement, offrant de poursuivre pour ceux qu’ils le souhaiteront vers des travaux de recherches.
Au-delà, le Louvre Abou Dabi sera un lieu privilégié pour la découverte et la recherche en archéologie, en histoire de l’art, accueillant chercheurs et scientifiques. La transmission des savoirs, au cœur des missions du Louvre et des musées français, sera ainsi aussi un des rôles majeurs du futur musée.
La chance d’un projet culturel entre deux nations, une collaboration inédite pour les musées français
Singulier et inédit pour Abou Dabi, le projet du Louvre Abou Dabi l’est aussi pour la France et les musées français. C’est en effet la première fois que, grâce aux conditions crées par l’accord intergouvernemental, que la France met au service d’une autre nation souveraine ses compétences et ses savoir-faire culturels, au cœur de ses missions régaliennes, soutenus par une tradition muséale de plus de deux cents ans, mais aussi porteurs de renouvellement au début du XXIe siècle. Cette fondation est un défi, mais aussi une chance pour le Louvre et les musées français. Une chance de montrer combien l’institution muséale française, parfois tenue pour poussiéreuse et archaïque, est à même d’inventer et développer un projet international au plus haut niveau, dans le dialogue et le respect de l’identité d’Abou Dabi.
Elle offre aussi la possibilité d’une collaboration nouvelle entre les musées engagés, autour de l’Agence France-Muséums, dans la conception du futur musée. Réunis par le nom du Louvre, comme symbole d’universalisme et d’excellence, les institutions partenaires mettent au service du projet leurs expériences et leurs expertises, inscrivant, d’emblée, le musée qui naît au sein de leur communauté. Les groupes de travail qui les associent autour de l’ensemble des missions du musée – politique éducative et formation, programmation éditoriale et audiovisuelle, programmation culturelle, gestion des collections notamment – permettent l’établissement d’un dialogue nouveau entre les musées français, promesse d’enrichissement mutuel. Projet de transmission entre deux nations, le projet du Louvre Abou Dabi est appelé à l’être aussi en France, au regard de sa pérennité.
En se fondant sur un projet scientifique et culturel original, nourri par les valeurs muséales et culturelles symbolisées par le nom du Louvre, le projet du Louvre Abou Dabi place ainsi les missions premières du musée – conserver, développer, exposer, expliquer- au cœur de sa création. C’est, là aussi, et sans doute au premier chef, une des grandes chances de ce projet qui offre de donner un nouvel élan aux professions muséales en soulignant leur dynamisme et leur créativité, d’autant plus forts, qu’ils sont nourris par l’exigence de la fidélité à une tradition insigne.
Informations pratiques
Adresse :
Musée du Louvre, 75058 Paris - France
Téléphone :
+ 33 (0)1 40 20 53 17
Horaires :
Ouvert tous les jours de 9h à 18h sauf le mardi
Nocturnes jusqu’à 21h45 le mercredi et le vendredi
Fermetures :
Les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre
