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Anthestéries

Anthestéries,
Oenochoé à figures rouges,(chous),
vers 430 av. J.-C.,
H : 0,082m

© RMN Musée du Louvre/ Gérard Blot

Les rites, et les éléments pratiques qui leur sont liés – comme l’autel et le pilier hermaïque à droite sur ce vase –,  marquent le paysage quotidien, en ville comme à la campagne, chez soi comme dans l’espace public. Ils ponctuent aussi la vie des hommes dès l’enfance. Ils les intègrent par degré à la société et les préparent à leur rôle futur de citoyens, actifs dans tous les registres de la vie publique, dont l’aspect religieux est une composante essentielle. Cette image évoque la fête dionysiaque des Anthestéries, célébrée pendant trois jours vers la fin de notre mois de février à Athènes. Les enfants de trois ans environ y étaient fêtés lors du second jour des festivités, appelé significativement jour des Choes. Un vase miniature, le chous (pl. choes), sorte d’œnochoé globulaire, leur était offert à cette occasion : il reprenait la forme des choes d’une contenance légèrement supérieure à trois litres grâce auxquels les hommes rivalisaient ce jour-là dans un concours de boisson. Retrouvés en abondance dans des tombes d’enfant, ces choes miniatures figurent le plus souvent de jeunes garçons avec un chariot, comme ici, ou d’autres jouets, dans un espace ritualisé par la présence d’éléments matériels comme un autel ou une effigie-pilier. L’iconographie choisie, comme la fabrication même de ces vases miniatures, sont un signe de l’intégration des enfants mâles, sortis des plus grands dangers des premiers temps de vie, à la vie sociale et citoyenne, dans et par sa dimension rituelle.