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Athéna

Athéna, Péliké à figures rouges,
Peintre de Syleus,
vers 480-470 av. J.-C.,
céramique, H : 32,80 cm ; D : 23,60 cm

© RMN-GP (Musée du Louvre)/ Hervé Lewandowski

Sur cette pélikè (sorte d’amphore à fond arrondi) datée du 1er quart du Ve siècle av. J-C ., un des mythes les plus importants aux yeux des Athéniens est évoqué avec une grande économie de moyens. Il s’agit de la contestation qui, aux origines de la cité, aurait opposé deux dieux, Poséidon et Athéna : la possession du territoire de l’Attique devant revenir à celui qui apporterait le plus grand bienfait à ses habitants. La victoire était revenue à Athéna, qui avait produit l’olivier (symbolisé sur la pélikè par la petite branche que tient la déesse), jugé plus utile aux hommes que le cheval apporté par Poséidon. Dès lors la ville a pris le nom de la déesse et un lien extrêmement fort s’est établi entre elle et les Athéniens. Un temple prestigieux, le Parthénon, est édifié en son honneur sur l’Acropole, avec dans son enceinte un olivier sacré. La fête la plus importante de l’année, les Panathénées, lui est dédiée, célébrée par toutes les catégories de la population, étrangers compris. Déesse qui préside à tous les aspects de la civilisation, intellectuelle et matérielle, Athéna est manifestement ressentie comme bienveillante et proche des hommes, en dépit de son caractère impressionnant de déesse guerrière.