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Anubis sur un coffre à canopes

Coffre à canopes de Tchaouenhouy
surmonté d’une statue d’Anubis,
Vers 1000 av. J.-C., bois peint,
H : 45 cm ; L : 44 cm, l : 52 cm

© 2004 Musée du Louvre / Christian Décamps

Anubis est un des plus anciens dieux d’Égypte. Il est déjà mentionné au IIIe millénaire dans les Textes des Pyramides en relation avec les funérailles du roi, ce qui atteste dès cette époque son caractère funéraire. Ses images sont celles d’un canidé, chien ou chacal, ou d’un homme à tête de canidé, probablement parce que les cimetières, souvent hantés par les chiens sauvages, sont placés sous sa protection. Sous sa forme animale, il peut être représenté couché sur une base en forme de chapelle, de sarcophage ou, comme ici, de coffre à canopes (la boîte contenant les récipients dans lesquels sont déposés les viscères momifiés du défunt). Dans ce coffre en bois peint se trouvaient quatre petits cercueils, également en bois, contenant les viscères d’un certain Tchaouenhouy, qui vivait aux environs de l’an 1000 av. J.-C. et qui est représenté en prière devant Osiris et devant deux génies à têtes de babouin et de faucon, deux des quatre « fils d’Horus ». L’effigie d’Anubis est extrêmement fréquente sur les sarcophages, le mobilier funéraire et le décor peint des tombes. On lui attribue l’invention de la momification, qu’il aurait pratiquée sur Osiris, dieu mort et ressuscité. Appelé le « Premier des Occidentaux » par les habitants du royaume des morts, situé à l’Occident, là où le soleil se couche, il est leur protecteur et leur introducteur auprès d’Osiris. C’est lui qui préside à la « pesée du cœur », qui évalue les mérites du défunt et détermine son sort dans l’au-delà.