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Départ du guerrier

Départ du guerrier,
Oenochoé à figures rouges,
vers 410 av. J.-C.,
H : 0,226m

© RMN Musée du Louvre/ Hervé Lewandowski

Les sacrifices, les libations et autres rites n’étaient pas réservés aux seules fêtes religieuses, importantes ou plus modestes, inscrites aux calendriers sacrificiels. De nombreuses occasions, d’ordre domestique notamment, donnaient lieu à des manifestations rituelles. Cette œnochoé représente le cas bien connu d’un départ de guerrier, la guerre ayant été longtemps le quotidien des cités grecques. À gauche de l’autel se tiennent deux femmes ; la plus proche tient la phiale et l’œnochoé, les deux ustensiles nécessaires et suffisants au rite de libation. Face à elles, de l’autre côté de l’autel, un jeune homme en cuirasse, armé de deux javelines et coiffé d’un pétase est un cavalier prêt à partir au combat. L’arbre qui se dresse derrière l’autel est garni de pinakes, ces tablettes votives qui contribuent à créer l’ambiance sacrée du lieu autant qu’elles en sont l’expression.
Cette libation familiale au moment du départ à la guerre d’un membre de la maisonnée, exprime la place centrale des rites, à l’intersection entre vie privée et société, et l’articulation entre le microcosme de l’oikos et le macrocosme de la cité. Les rites, dans leur diversité foncière et spécifique basée sur un « patron » commun reconnaissable, fonctionnent comme des fondements et des pivots de tous les moments de la vie grecque, des plus intimes aux plus officiels et publics.