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Scarabée du cœur et collier de Sennéfer

Ensemble d’amulettes : djed, cœur
et double plume en cornaline,
ankh, Bès, lièvre, Isis, oudjat bleu,
oudjat jaune, cœur jaune en
faïence siliceuse ; équerre
et chevet en pierre

© RMN-GP Musée du Louvre / B. Hatala

Le scarabée de Sennéfer est ramassé sur lui-même, ses trois paires de pattes plaquées contre le corps. La partie antérieure de la tête (clypeus) présente la dentelure caractéristique du scarabée sacré des anciens Égyptiens. Le dos et le revers de l’insecte sont gravés de hiéroglyphes indiquant la fonction de l’objet. Fixé à un collier formé de trois rangs de perles rondes ou longues, en bois, verre et faïence siliceuse, le coléoptère reposait sur la momie. Le scarabée est assimilé à Khépri, la forme qu’emprunte le dieu solaire pour surgir tous les matins à l’horizon du ciel. Il favorise la renaissance de Sennéfer.
Mais ce n’est pas le seul bénéfice que le mort attend de lui. Normalement les embaumeurs ne retirent pas le cœur au cours de la momification. Siège de l’intelligence et de la conscience pour les anciens Égyptiens, il reste en place pour rendre des comptes. Pesé sur une balance dans le tribunal d’Osiris, il permet d'évaluer le comportement passé de son propriétaire. Assimilé au cœur de Sennéfer, le scarabée porte des hiéroglyphes qui reproduisent le chapitre 30 du Livre des Morts. Ce texte invite le précieux organe à ne pas témoigner contre le défunt pendant le jugement.