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Fausse-porte de Rekhmirê

Fausse-porte de Rekhmirê,
règne de Thoutmosis III,
vers 1479-1425 av. J.-C.,
granit rose, traces de peintures

© 2006 Musée du Louvre / C. Décamps

La stèle en forme de simulacre de porte a perdu sa partie inférieure. Elle se compose d'une série de trois encadrements qui entourent une niche étroite dominée par un rouleau imitant un rideau relevé. Celle-ci correspond à l'ouverture d'une porte réelle. Sur les montants et le linteau supérieur, des hiéroglyphes reproduisent la formule d'offrandes qui ravitaille magiquement le mort ainsi que le nom et les titres du défunt, le vizir Rekhmirê. Au sommet de la fausse-porte, des noms de dieux ont été effacés sur ordre du roi Aménophis IV/Akhénaton qui a imposé un dieu unique, Aton. Entre le premier et le deuxième encadrement, un tableau carré représente Rekhmirê et son épouse assis devant une table d'offrandes. Le monument est entouré d'un tore et dominé par une corniche à gorge ornée de fines palmettes.
Dans la tombe, la fausse-porte plaquée contre une paroi met magiquement en communication la chapelle et le caveau souterrain où repose la momie et qui est définitivement condamné après les funérailles. Les éléments immatériels comme le ka et le ba la franchissent à leur guise. Dans la chapelle, le ka, incarnation de la force vitale du mort, absorbe l'énergie des victuailles déposées sur une table d'offrandes au pied de la fausse-porte et celle des nourritures qui sont figurées sur les murs.