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Cultes et rites en Grèce et à Rome

Jeune fille faisant une libation,
Figurine en terre cuite,
IIIe s av. J.-C.,
H : 0,160m

© RMN Musée du Louvre/ Hervé Lewandowski

 

Nicole Belayche, Directeur d’études à l’École pratique des hautes études, section des Sciences religieuses, Paris
Anne-Françoise Jaccottet, chargée de cours en Archéologie classique
, Université de Genève

 

Dans une conception du monde où des dieux sont à la fois maîtres et garants de la destinée des hommes, qu’elle soit individuelle ou communautaire, les cultes et les rites, qui sont des medias et des modalités de la communication et du partage entre sphères divine et humaine, sont vitaux et quotidiens. Aussi les systèmes religieux grec et romain sont-ils dits ritualistes.
Les rites pratiqués par les Grecs et les Romains assurent la sauvegarde de la communauté humaine en garantissant, selon des normes variables, la bonne entente des dieux et des hommes, ce que les Romains appellent la ‘paix des dieux’. Ils disent tous comment on se représentait, en Grèce ou à Rome, l’essence et la place des êtres humains, ainsi que l’ordre du monde et de la société. Ils réactualisent et réaffirment une conception cosmique, fondement de l’identité de la communauté et de ses membres, dans et par leur pratique quasi quotidienne, et dans tous registres de la vie publique et privée. Pourtant, par-delà les constantes d’un même ritualisme, rites grecs et romains se distinguent, car ils s’inscrivent dans un ordre social, juridique même pour Rome, et dans un imaginaire sociétal et cosmique spécifiques à chacune des deux sphères culturelles. Au sein d’une même société, les rites varient aussi au gré des divinités particulières invoquées, des moments du calendrier religieux, de l’endroit ou de la collectivité concernée.