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La Procession, autel dit de Domitius Ahénobarbus

La Procession,
Autel dit de Domitius Ahénobarbus,
détail

© RMN Musée du Louvre/ Hervé Lewandowski

Ce détail  montre les animaux offerts à Mars lors du sacrifice qui conclut les opérations de recensement (le lustrum). Le sacrifice de trois bêtes – le taureau/taurus, le bélier/ovis et le porc/sus (suovetaurile en ordre croissant) – est propre à Mars. Les animaux sont représentés en procession, dans un ordre décroissant parfait pour l’équilibre esthétique de la scène ([lien vers n° 16]). Ils sont menés par des appariteurs serviles, reconnaissables à leur pagne et à leur poitrine découverte, couronnés pour indiquer leur pureté rituelle ; en arrière-plan, deux autres appariteurs portent palme et étendard. Avant d’arriver à l’autel, la procession sacrificielle a fait trois fois le tour de la communauté rassemblée, de façon à circonscrire le populus sur lequel on appelle la protection du dieu. Les bêtes sont conformes pour le sacrifice – intègres et sans défaut apparent -- comme l’indiquent la bande d’étoffe (le dorsuale) qui ceint le corps du taureau et le ruban à pompon attaché à son oreille. Malgré la masse puissante du taureau (qui renvoie un écho visuel à la taille de la divinité), l’esclave a à peine besoin de le maintenir. Car, à l’image de l’ordre qui règne dans une procession humaine, les animaux aussi font partie de la communauté, tant qu’ils n’ont pas été marqués sur l’échine par la mola salsa (une pâte faite de farine d’épeautre, de sel et de sang) – ce qui constitue l’étape rituelle de l’immolation qui les fait passer au plan du droit dans la propriété des dieux.