Allez au contenu Allez au menu principal Allez à la recherche Change language

Accueil>Livre des morts de Hornedjitef,époque gréco-romaine,Ier siècle...

Livre des morts de Hornedjitef

Livre des morts de Hornedjitef,
époque gréco-romaine,
Ier siècle av. J.-C.,
papyrus peint, L. 25,48 m H. 35,5 cm

© 2004 Musée du Louvre / C. Décamps

Le chapitre 110 du Livre des Morts d'Hornedjitef, sorte de guide de l'au-delà, est consacré aux Champs des Offrandes ou des Roseaux, véritable paradis. Une vignette divisée en quatre registres accompagne le texte. En haut, Hornedjitef navigue dans une barque. Il rend aussi hommage, comme sur le côté droit, aux divinités de la région. Au centre, le défunt, vêtu avec élégance, enfonce dans le sol l'araire tiré par des bœufs. Il sème le grain, fauche les céréales et procède au vannage avec les bœufs qui écrasent les épis. Devant les bovidés se dresse le phénix, symbolisant l'abondance. Ici, le mort accomplit allègrement un travail qui le rebute par ailleurs et qu'il délègue à ses chaouabtis ou serviteurs funéraires. Au dernier registre, les champs sont irrigués par un canal sillonné par une barque à têtes de serpent. Le cours d’eau est surmonté par deux îles (à droite). Le chapitre 110 explique aussi au ba, sorte d'âme mobile, comment sortir le jour pour revoir sa maison et respirer la brise du Nil puis comment rentrer au tombeau et faire, dans les Champs des Offrandes, tout ce que le défunt aimait sur terre.
Le Livre des Morts composé d'un nombre de chapitres variant selon les propriétaires, s'impose comme livre funéraire des particuliers à partir du Nouvel Empire (1550-1069 av. J.-C.). Il succède aux Textes des Sarcophages peints à l'intérieur des cercueils de dignitaires du Moyen Empire pour garantir magiquement la renaissance et la survie du mort.