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Momie de Pacheri (?)

Momie de Pacheri (?),
époque ptolémaïque, III-IIe siècle av. J.-C,
lin, cartonnages ou couches de tissus de lin
enduites de stuc peint,
H.1,66 m

© RMN-GP Musée du Louvre / les frères Chuzeville

Le linceul et les bandelettes qui entourent le corps portent encore la marque des produits utilisés pour la momification. Les bras, enveloppés séparément, reposent sur la poitrine. Bien que destinée à disparaître sous le masque funéraire, la tête a bénéficié d'un travail soigné, caractéristique de l'époque gréco-romaine (332 av. J.-C.-392 ap. J.-C.). Les embaumeurs l’ont recouverte de bandelettes dessinant de beaux motifs géométriques. Un plastron et un tablier décoré de divinités funéraires reposent sur le corps. Mais il n’est pas certain qu’ils appartiennent à cette momie. Les pieds sont encastrés dans une boîte protégée par des images d'Anubis.  
Dès 3500 av. J.-C., les Égyptiens se sont efforcés de mettre au point un processus artificiel destiné à arrêter la décomposition du corps, indispensable pour ressusciter dans les meilleures conditions. Après des siècles de tâtonnement, le procédé parvient à maturité. Rituel religieux, la momification est du ressort de prêtres embaumeurs qui exercent dans les nécropoles. Coûteuse, elle est longtemps réservée aux plus riches. Dès qu’ils reçoivent le cadavre, les embaumeurs le lavent. Ils éviscèrent le cerveau avant d’ouvrir l’abdomen et de retirer l'estomac, le foie, les poumons et les intestins qui sont traités à part. Ainsi vidé, le cadavre séjourne pendant quarante jours dans le natron, une sorte de sel. Une fois les chairs desséchées, les prêtres les enduisent d’un baume. Puis ils enveloppent la momie de bandelettes et de grands linceuls de lin.