Allez au contenu Allez au menu principal Allez à la recherche Change language

Accueil>Plat au porte-étendard,Xe siècle, Irak,Céramique argileuse,...

Plat au porte-étendard

Plat au porte-étendard,
Xe siècle, Irak,
Céramique argileuse, décor de lustre métallique
sur glaçure blanche opaque,
D. 31,8 cm

© 2008 Musée du Louvre / Raphaël Chipault

L’invention de la faïence, c’est-à-dire une céramique à pâte argileuse recouverte d’un émail opacifié le plus souvent à l’étain, est un tournant décisif dans les arts du feu du monde musulman. Dès le IXe siècle, les potiers irakiens, sans doute au sein d’ateliers de la région de Basra, mettent au point une autre invention révolutionnaire : le lustre métallique. Ce dernier est réalisé à partir de sels métalliques (argent, cuivre), cuits en atmosphère réductrice dans un four spécifique. Les premières pièces abbâssides se distinguent par une palette de lustres polychromes et des sujets essentiellement non figuratifs. Au Xe siècle, la production opte surtout pour la monochromie et s’accompagne à l’occasion de figures de personnages ou d’animaux. Le porte-étendard, au visage quasi-caricatural et au rendu très schématique, pourrait évoquer les armées du calife, quoique les inscriptions sur le drapeau soient illisibles. L’objet montre également que l’interdiction de la figure humaine, extérieure à la révélation coranique, est loin d’être une prescription absolue. Toutefois celle-ci s’exprime de préférence sur des modes délibérément peu naturalistes.