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Mithra

Relief mithriaque à double face,
IIe-IIIe siècle ap. J.-C.,
marbre, H : 58 cm ; l : 67 cm ; Pr : 16 cm

© 2007 RMN-GP (Musée du Louvre) / Hervé Lewandowski

Mithra est un nouveau-venu à Rome, où sa présence n’est pas attestée avant le début du IIe siècle de notre ère. En Iran d’où il est originaire, il est un dieu solaire, acolyte du dieu suprême Ahura-Mazda, voué comme lui au combat contre les forces des ténèbres. Adopté par les armées romaines, son culte est diffusé dans tout l’Empire : on en trouve des monuments sur de nombreux postes du limes, depuis l’Espagne jusqu’à l’Arménie, depuis la Grande-Bretagne jusqu’à l’Égypte. Le culte comportait des mystères auxquels on accédait à travers sept degrés d’initiation ; deux d’entre eux, celui de « soldat » (miles) et celui de « lion » (leo), mettent clairement l’accent sur le caractère militant d’un culte dont on a pu dire qu’il avait été le principal concurrent du christianisme. Le bas-relief présenté ici, qui doit provenir d’un Mithraeum romain et date du IIIe siècle, se conforme à un schéma dont on connaît de nombreux exemplaires. Le dieu, en costume perse, coiffé du bonnet phrygien, met à mort un taureau dont le sang doit régénérer l’univers ; il est accompagné d’animaux, le chien et le serpent ; Sol, le soleil, domine la scène avec son pendant nocturne, Luna. Associé, voire assimilé au soleil, Mithra a pu également être identifié au Temps infini, Aiôn-Cronos.