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Sainte Anne trinitaire

Sainte Anne trinitaire, Elément de retable,
fin XVe siècle, Castille, bois,
H : 33cm ; L : 31 cm ; Pr : 8 cm

© RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Stéphane Maréchalle

Ce haut-relief de petite dimension est un élément de la caisse d’un retable en bois de chêne. Son format le destinait peut-être à une œuvre de dévotion privée qui pourrait être rapproché de la production des retables sculptés du Brabant. La riche polychromie qui recouvre le manteau de la Vierge de différentes couches plus anciennes  est caractéristique de la sculpture espagnole de la Renaissance et de l'époque baroque.
Alors que les premières représentations du groupe trinitaire formé par Anne, Marie et Jésus étaient souvent verticales et dominées par la figure d’Anne nettement plus grande que les deux autres, le  schéma iconographique adopté ici, et déjà bien établi au XVe siècle, est horizontal : Anne et Marie sont assises côté à côte et d’importance égale. Marie, les cheveux dénouées selon l’usage médiéval en vigueur pour les vierges, tient sur ses genoux l’enfant Jésus dont la nudité souligne l’humanité et le dénuement dans l’incarnation. Anne porte une guimpe et un voile qui lui cache les cheveux comme le font les femmes mariées. Elle tient le livre des Ecritures qui convient à son rôle d’éducatrice et annonce les mystères dont elle est témoin. La grappe de raisin que saisit l’enfant symbolise le vin de l’Eucharistie et l’annonce de la Passion liée dès l’origine à l’incarnation.
.Bien qu’elle n’ait pas de sources dans les évangiles canoniques, la dévotion à sainte Anne s’est affirmée, notamment à partir du XIIIe siècle en lien avec les débats sur la conception immaculée de la Vierge.
Cette composition sculptée exprime de manière symbolique la dévotion mariale associée à la foi dans la rédemption promise par le Sauveur.