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Sobek

Sébek à tête de crocodile,
Basse Epoque, 664-332 av. J.-C.,
bronze, H : 29,80 cm ; Pr : 18 cm

© 2005 Musée du Louvre / C. Décamps

Représenté sous la forme d’un crocodile, ou d’un homme à tête de crocodile, Sobek est un dieu redoutable et redouté. Mais, comme beaucoup d’autres dieux, il a deux faces : terrifiant et destructeur, comme l’animal qui l’incarne, mais aussi bénéfique, car il est le maître des eaux si nécessaires à la vie des hommes. C’est pourquoi on lui attribue un pouvoir créateur, comme le soleil, Rê. Un hymne du temple d’Esna (Ier siècle ap. J-C.) le salue comme le « créateur, qui crée les créatures », qui « assure la continuité du monde grâce aux fruits des champs » ; mais le même hymne le qualifie de « tueur », qui « met la terreur au ventre de ceux qui le voient ». C’est au Fayoum qu’il avait ses principaux lieux de culte, la grande oasis au sud-ouest du Caire qui a longtemps été une région de marais. Sa capitale, Crocodilopolis, abritait dans le temple de Sobek un crocodile censé être l’« image vivante » du dieu. À Kom Ombo, en Haute Égypte, un grand temple lui était consacré ainsi qu’au dieu faucon Haroeris. La statuette de bronze présentée ici, qui date de la Basse Époque (664-332 av. J-C.), le montre sous sa forme hybride, un assemblage de traits humains et animaux fréquent dans la représentation égyptienne des divinités. Le dieu porte ici la double couronne de Haute et Basse Égypte, emblème du pouvoir royal.