Allez au contenu Allez au menu principal Allez à la recherche Change language

Accueil>Statuette Touéris,Basse Epoque, 664-332 av. J.-C.,bois, H :...

Touéris

Statuette Touéris,
Basse Epoque, 664-332 av. J.-C.,
bois, H : 11,50cm

© 1998 Musée du Louvre / G. Poncet

Alors que l’hippopotame, sous sa forme mâle, est considéré comme redoutable non seulement dans la réalité, mais sur le plan symbolique, étant associé au dieu Seth, l’hippopotame femelle est  une créature bienveillante et protectrice. Sous le nom de Taouret, « la Grande », devenue en grec Touéris, sa place est manifestement plus importante dans le culte domestique que dans la religion officielle. Elle n’a guère de temples, sinon celui de l’enceinte de Karnak où, sous le nom d’Opet, elle apparaît comme la mère d’Osiris. Mais ses images ont été répandues à d’innombrables exemplaires sous forme de statuettes, d’amulettes, de vases à parfum ou à lait. Sa représentation, comme on peut le voir sur cette statuette en bois de Basse Époque (664-332 av. J-C.), est celle d’une femelle hippopotame gravide, debout sur ses pattes de derrière, sa perruque surmontée d’une couronne de cobras, de plumes, ou encore du disque à cornes de Hathor. La gueule ouverte, montrant les dents, elle apparaît redoutable : comme Bès, elle est censée mettre en fuite les forces dangereuses qui menacent les femmes enceintes. Cette déesse a certainement été très populaire chez les femmes à tous les niveaux de la société : la reine Tiyi, épouse d’Amenhotep III, a plusieurs fois été représentée sous cette forme.