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Vierge en majesté

Vierge en Majesté,
12e siècle, Auvergne
bois, traces de polychromie,
H : 84 cm ; L : 27 cm ; P : 35 cm

© RMN-Grand Palais Musée du Louvre / Thierry Ollivier

Pièce majeure de la sculpture romane au Louvre pour sa perfection formelle, cette Vierge en majesté fut une image chère à la dévotion médiévale. Vêtue d’un ample manteau qui lui couvre la tête, elle est assise en position frontale sur un trône, porté à l’origine par six colonnettes. Sur ses genoux, elle porte l’Enfant Jésus bénissant (le bras mutilé devait tenir un livre). La Vierge place une main disproportionnée sur l’enfant en signe de protection, son autre bras devait reposer sur les genoux. Les têtes (celle de l’Enfant date sans doute du XIIIe siècle) sont amovibles et une cavité intérieure permettait d’insérer des reliques dans le corps de la statue.
Ce type de statue pouvait prendre place sur l’autel, puis, en accompagnant l’évolution du dispositif du retable, être placée derrière celui-ci sous un dais ou un baldaquin. La statue pouvait aussi être portée en procession et honorée par les fidèles. Ce bois polychrome a été recouvert sans doute assez tôt de plaques de métal qui ajoutaient à son ornementation. A une date indéterminée (au XVIIe ou XVIIIe siècle), lorsque la statue cessa d’être un objet de dévotion, ces plaques ont été retirées, peut-être par la volonté du clergé qui souhaitait réguler les dévotions anciennes, traduisant ainsi l’évolution des regards sur ce type d’œuvre, dont l’entrée au musée consacre le changement de statut.