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Méroé. Un empire sur le Nil

Aile Richelieu, 26 mars – 6 septembre 2010
Commissaires : Guillemette Andreu-Lanoë, Michel Baud et Aminata Sackho-Autissier,
département des Antiquités égyptiennes

Cette exposition a été à plus d’un titre un événement novateur dans la programmation culturelle du musée. Inscrite dans l’accord de coopération signé en 2005 avec les autorités de la National Corporation for Antiquities and Museums du Soudan, elle a été l’élément le plus visible de la politique d’ouverture du département des Antiquités égyptiennes sur l’archéologie soudanaise et les civilisations peu connues qui se sont épanouies dans l’antiquité de ce pays, situé à la frontière méridionale de l’Égypte.
Présenter la grandeur et les particularités de la civilisation de Méroé était une première en France. Le public, intrigué par ce sujet neuf et exotique, est venu nombreux à cette exposition dédiée aux vestiges archéologiques et culturels de Méroé, vaste empire qui s’est développé sur les rives du Nil subsaharien entre 270 avant J.-C. et 350 après J.-C. Réunissant quelque deux cents oeuvres, dont la plupart (cent dix-huit) étaient prêtées à titre exceptionnel par le musée de Khartoum, les commissaires firent aussi des emprunts au musée Dobrée (Nantes), au British Museum (Londres), au World Museum et au Garstang Museum (Liverpool), aux Staatliche Museen zu Berlin (Ägyptisches Museum und Papyrussammlung), au Staatliches Museum Ägyptischer Kunst (Munich) et au Rijksmuseum van Oudheden (Leyde).
Le commissariat, assuré par Guillemette Andreu-Lanoë, Michel Baud et Aminata Sackho-Autissier, s’est appuyé sur les expériences de terrain et sur les découvertes scientifiques et archéologiques effectuées lors des deux dernières décennies dans le domaine méroïtique pour donner à comprendre et à admirer ce que l’on a appris récemment de cette civilisation.
Après une évocation des pionniers de l’archéologie nilotique qui s’aventurèrent au xixe siècle dans la nécropole de Méroé où ils découvrirent les centaines de pyramides de grès ocre qui y avaient été érigées, l’exposition était divisée en sections thématiques qui présentaient la vie quotidienne, l’artisanat, les bijoux, les rois et leurs insignes du pouvoir, le rôle des reines dans le gouvernement, les systèmes sociaux, les cultes, le panthéon où cohabitent Amon l’Égyptien et Dionysos le Grec, ainsi que l’au-delà tel que le concevait le peuple de Méroé. La langue et l’écriture méroïtiques – laquelle n’est que partiellement déchiffrée et dont la compréhension fait des progrès réguliers quoique pas encore décisifs – faisaient l’objet d’une section particulièrement dense et pédagogique, destinée à illustrer la méthode actuellement mise en place pour aboutir à un déchiffrement intégral. De ce foisonnement d’oeuvres tantôt rudes et massives, tantôt subtiles et délicates, marquées par les cultures égyptienne, africaine, grecque et romaine, se dégageait l’impression d’une création artistique inventive, parfois impérieuse, reflet d’une société multicuturelle forte des influences qui s’y côtoyaient et s’y mêlaient, et qui a produit des oeuvres que l’archéologue n’a aucun mal à qualifier de méroïtiques, tant leurs caractères sont identifiables.
Deux projections silencieuses, à l’entrée et à la fin de l’exposition, permettaient au visiteur d’admirer le paysage des sites archéologiques de l’« île de Méroé » et de voir quelques séquences d’un film documentaire tourné sur le chantier du Louvre à Mouweis, qui livre des renseignements précieux sur l’archéologie urbaine de cette brillante civilisation africaine.

G. Andreu-Lanoë

English Version

As part of the cooperation agreement signed with the authorities of the National Corporation for Antiquities and Museums of Sudan in 2005, the exhibition was the most visible result of the policy of openness of the Sudanese department of Egyptian antiquities on Sudanese archaeology and the relatively unknown civilisations that flourished in Antiquity in this country located at Egypt’s southern border. The two hundred or so works mostly came from the Khartoum Museum, and were complemented with several national and European loans.
The curators were Guillemette Andreu-Lanoë, Michel Baud, and Aminata Sackho-Autissier, based on their own experiences on-site and on the scientific and archaeological discoveries made over the last two decades:
this provided an insight into and admiration for recent discoveries about the cultural traits of the Meroë, the vast empire that developed on the banks of the sub-Saharan Nile between 270 bc and ad 350.

Informations pratiques

Adresse et téléphone :
Musée du Louvre, 75058 Paris - France
+ 33 (0)1 40 20 53 17

Horaires :
Ouvert tous les jours de 9h à 18h sauf le mardi
Nocturnes jusqu’à 21h45 le mercredi et le vendredi

Fermetures :
Les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre

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