Allez au contenu Allez au menu principal Allez à la recherche Change language

Accueil>Œuvres & Palais>Collections et départements>Amphore panathénaïque à figures noires

Œuvre Amphore panathénaïque à figures noires

Département des Antiquités grecques, étrusques et romaines : Art grec classique (du Ve au IVe siècle av. J.-C.)

Amphore panathénaïque

© Musée du Louvre, dist. RMN / Thierry Ollivier

Antiquités grecques, étrusques et romaines
Art grec classique (du Ve au IVe siècle av. J.-C.)

Auteur(s) :
Sophie Marmois-Sicsic

Les amphores dites "panathénaïques", fabriquées pour la fête des Grandes Panathénées, contenaient l'huile des oliviers sacrés d'Athéna. Elles faisaient l'objet de commandes officielles auprès des peintres et potiers du Céramique afin d'être remises aux vainqueurs des différentes épreuves sportives. Elles se distinguent par leur forme, leur composition et leur décor toujours exécuté en figures noires, du milieu du VIe siècle av. J.-C. jusqu'à la fin de la période hellénistique.

Les amphores "panathénaïques" : prix pour les vainqueurs

A Athènes, les amphores "panathénaïques" étaient des prix offerts aux vainqueurs des Jeux Panathénaïques qui avaient lieu tous les quatre ans. Dès 566 avant J.-C., l'institution des Grandes Panathénées a permis aux Athéniens d'organiser des concours gymniques dont la course en armes, des courses de chevaux et des concours musicaux. Lors des grands jeux panhelléniques, des couronnes tressées étaient offertes en récompense, mais pour les Grandes Panathénées la cité d'Athènes gratifiait les vainqueurs en leur donnant de l'huile provenant de la récolte des oliviers sacrés d'Athéna, déesse de la cité, contenue dans des amphores. La découverte d'une inscription du IVe siècle avant J.-C. relative aux prix, a permis d'estimer la quantité de vases produite pour chaque fête, soit environ mille cinq cents amphores. Le nombre variait selon les compétitions et les classes d'âge. Ainsi, le vainqueur de la course de chars obtenait cent quarante amphores (soit environ cinq mille litres d'huile), tandis que le vainqueur du tir sur cible à cheval seulement quatre. Les vases et leur contenu pouvaient être vendus par celui qui les avait gagné, en effet selon Pindare seuls les vainqueurs des Panathénées avaient le droit d'exporter l'huile de l'Attique. Ceci explique leur large diffusion dans tout le monde grec.

Les amphores "panathénaïques" : une production des ateliers attiques

La ville organisait des concours publics auprès des ateliers du Céramique pour la commande des amphores dont la forme et le décor étaient codifiés dès le milieu du VIe siècle avant J.-C. jusqu'à la fin de leur production. De nombreux peintres ont décoré ce type d'amphores, notamment le Peintre de Cléophradès et le Peintre de Berlin dont les marques d'atelier figurent sur le bouclier d'Athéna (un gorgonéion pour le Peintre de Berlin par exemple). L'amphore possède une panse large, un col et un pied étroits et des anses resserrées. Son décor exécuté en figures noires exclusivement, représente sur une face la discipline sportive pour laquelle le vainqueur a obtenu son prix. Sur l'amphore du Louvre, c'est la course en armes, ou hoplitodromie, qui est illustrée. Sur l'autre face, Athéna figure toujours casquée et armée de sa lance et de son bouclier (Athéna Promachos ou "prête au combat") entre deux fines colonnes surmontées de coqs, ou bien dès la fin du Ve siècle avant J.-C. de statues représentant souvent Niké comme ici. A partir du second quart du IVe siècle avant J.-C. (vers 363), la déesse ne marche plus vers la gauche mais change de direction, montrant ainsi l'intérieur de son bouclier.

Les inscriptions sur les amphores "panathénaïques"

Deux inscriptions figurent verticalement le long des colonnes qui encadrent Athéna. L'inscription "tôn athenethen athlôn" signifiant "un des prix d'Athènes" est la marque officielle du vase. De plus le nom de l'archonte en charge du contrôle de la production d'huile et de vases pour les Panathénées, est mentionné au IVe siècle avant J.-C., permettant ainsi de dater précisément l'année de fabrication de l'amphore grâce à la liste des magistrats connue à partir d'Hippodamas (années 375-374). Le nom de l'archonte Képhisodoros indiqué sur le vase du Louvre permet de le dater de l'année 323-322 avant J.-C.

Bibliographie

DENOYELLE M., Chefs d'oeuvre de la céramique grecque, 1994, p. 160,n 75.
Feuillet pédagogique n 3/24 : Le sport dans la Grèce antique.
Die Griechische Klassik, catalogue d'exposition, Berlin, 2002, p. 256, n 150.
BENTZ M., Les amphores panathénaïques : une étonnante longévité, in "Le vase dans tous ses états", catalogue d'exposition, Mariemont, 2003, p. 111-117.

Cartel

  • Série de NICOMACHOS (attribué à)

    Amphore panathénaïque

    323 - 322 avant J.-C.

    Provenance : Bengazi (Cyrénaïque)

    Athènes

  • Argile

    H. : 66,5 cm. ; D. : 32,6 cm.

  • Achat Vattier de Bourville, 1851 , 1851

    N° d’entrée MN 704 (N 3162)

  • Antiquités grecques, étrusques et romaines

    Aile Sully
    Rez-de-chaussée
    Salle d'art grec classique et hellénistique
    Salle 8

Informations pratiques

Musée du Louvre, 75058 Paris - France
+ 33 (0)1 40 20 53 17

Horaires :
Ouvert tous les jours de 9h à 18h sauf le mardi
Nocturnes jusqu’à 21h45 le mercredi et le vendredi
24 et 31 décembre 2014 : ouvert jusqu'à 17h

Fermetures :
Les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre

Information in other languages

Newsletter

Achetez votre billet

Informations complémentaires

Sur la face A : tôn athenethen athlôn ("un des prix d'Athènes")Nom de l'archonte : Képhisodoros