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Œuvre Aphrodite anadyomène

Département des Antiquités égyptiennes : Egypte chrétienne (IVe - XIIe siècle apr. J.-C.)

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Naissance d'Aphrodite

© 1988 RMN / Béatrice Hatala

Antiquités égyptiennes
Egypte chrétienne (IVe - XIIe siècle apr. J.-C.)

Auteur(s) :
Christiane Lyon-Caen

Née de l'écume de la mer fécondée par le sexe tranché d'Ouranos, la déesse grecque s'épanouit ici dans une large coquille soutenue par deux monstres marins aux visages ravis. Comme les autres divinités de l'Olympe, arrivées avec Alexandre le Grand, Aphrodite fut honorée par les grecs d'Egypte comme par les égyptiens. Adoptée et adaptée par le monde chrétien, elle symbolisera l'âme sortant purifiée des eaux du baptême.

La naissance de la déesse de l'Amour

Nue dans sa coquille, Aphrodite tord vigoureusement ses longues mèches de cheveux pour en extraire l'eau de mer. Ce schéma fut créé par un artiste grec du IIIe siècle av. J.C., Doïdalses, qui montra Aphrodite sortant du bain, accroupie, tordant ses cheveux. Pour tout ornement elle porte un collier auquel est accrochée une boule creuse qui, dans la réalité, renfermait des formules de protection. Elle ouvre de larges yeux aux pupilles forées. De part et d'autre, soutenant la coquille, symbole de la mer, deux monstres marins, dont les visages avenants ressemblent à celui de la déesse, enroulent leurs lourdes queues garnies d'écailles. Pourvus de cornes et de pinces en guise de mains, ils sont les tritons, membres du cortège de Poséidon. Sur le côté mitoyen de la "tritonesse", un capridé bondit à travers un buisson d'acanthe, attestant de l'emplacement d'angle de ce fragment de frise.

La "griffe" copte

Si les représentations de la mythologie gréco-romaine restent très tardivement en vigueur chez les coptes, dans toutes les techniques artistiques, chaque oeuvre offre au moins une caractéristique qui ne doit rien au monde "classique" et tout à l'esprit copte ! Ce bas-relief illustre parfaitement cette constatation : les tritons formant la suite du dieu de la mer sont essentiellement des mâles, ici nous avons une représentante du "beau sexe", parée d'un collier identique à celui de sa déesse ; les tritons portent dans les cheveux des pinces ou des antennes de crabes, ici ils sont cornus. Mauvaise lecture des modèles ou choix du sculpteur ? La constante avec laquelle les artistes coptes modifient les images, alors que l'esthétique hellénistique n'a pas disparu, ne laisse pas beaucoup de doute sur leur désir de s'approprier cet héritage à leur manière.

L'attachement à la culture hellénistique

Dans le monde copte, jusque après l'invasion arabe, la source principale du décor illustré est l'art grec. L'iconographie copte plonge ses racines dans la mythologie et la littérature gréco-romaine. L'art de Rome, maîtresse de l'Egypte après sa victoire à Actium, est aussi l'héritier du génie grec.

Bibliographie

- Egyptes…L’Egyptien et le copte, Catalogue d'exposition au musée Henri Prades de Lattes, Lattes, 1999, n°129, p.302

Cartel

  • Naissance d'Aphrodite

    Ve - VIe siècle après J.-C.

    style d'Ahnas-el-Médineh

  • calcaire

  • E 14280

  • Antiquités égyptiennes

    Aile Denon
    Entresol
    Galerie d'art copte (salle actuellement fermée)
    Salle B
    Vitrine C6 : Le mythe d'Aphrodite

Informations pratiques

Adresse et téléphone :
Musée du Louvre, 75058 Paris - France
+ 33 (0)1 40 20 53 17

Horaires :
Ouvert tous les jours de 9h à 18h sauf le mardi
Nocturnes jusqu’à 21h45 le mercredi et le vendredi

Fermetures :
Les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre

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