Allez au contenu Allez au menu principal Allez à la recherche Change language

Accueil>Œuvres & Palais>Collections et départements>Banquet nuptial de bohémiens

Si vous n’arrivez pas à lire les médias, téléchargez Flash Player.

Banquet nuptial de bohémiens

© 1996 RMN / Hervé Lewandowski

Peintures
Peinture italienne

Auteur(s) :
Constance Lavagne d'Ortigue

Sous des tentes retenues par des piquets de bois, des personnages se rassemblent autour d’une table et lèvent leur verre à l’occasion des noces. Au premier plan, un joueur de mandoline à gauche, un joueur de lyre se tourne vers le premier plan du tableau.

Une composition originale

Les personnages, semblables à des petites figurines claires, se détachent du fond sombre et la lumière basse et sourde souligne l’aspect dramatique de la scène. L’art visionnaire de Magnasco s’inspire de la fluidité de touche des artistes génois comme Valerio Castello (1624-1659) et Domenico Piola (1627-1703) et des violents contrastes lumineux des artistes lombards. Son style a recours à des techniques subtiles - ombres mystérieuses, lignes nerveuses et fonds orageux - pour représenter un monde inquiet et tragique. On retrouve cette ambiance dans un tableau de dimensions identiques représentant un Cortège nuptial   (Berlin, Gemäldelgalerie), qui constitue vraisemblablement le pendant de celui-ci.

Une carrière brillante

Formé d’abord à Gênes dans l’atelier de son père Stefano, Magnasco rejoignit l’atelier de Filippo Abbiati à Milan à partir de 1682. Il y fit la connaissance du paysagiste Peruzzini avec qui il collabora jusqu’à la mort de celui-ci et eut des relations avec divers paysagistes et ruinistes comme Clemente Spera, Marco Ricci (1676-1730) et Marco Tavella. Un long séjour à Florence entre 1703-1710 lui donna l’occasion de rencontrer Sebastiano Ricci (1659-1734). Magnasco y étudia les gravures de Stefano della Bella (1610-1664) de Jacques Callot (1592-1635), ainsi que les tableaux flamands et hollandais de la collection du grand-duc Ferdinand de Médicis, ce qui contribua à renforcer le caractère anti-académique de ses œuvres. A nouveau à Milan entre 1710 à 1735, il travaille alors pour les grands seigneurs de cette ville, les Arese, les Carnedi et le comte Colloredo, gouverneur autrichien de Milan, pour qui il peignit entre 1720-1725 neuf tableaux représentant notamment la Leçon de catéchisme à l’intérieur du dôme, des Moines dans un réfectoire, et La Synagogue conservés à l’abbaye de Seitenstetten, en Autriche. De retour à Gênes en 1735, il crée des œuvres intimes et attachantes dans l’esprit de Watteau.

Bibliographie

- GUELFI Fausta Franchini, « Les Peintures d’Alessandro Magnasco au musée du Louvre », Revue du Louvre. La Revue des Musées de France, n° 5, 2002, p. 49-57.

Cartel

  • Alessandro MAGNASCO (Gênes, 1667 - Gênes, 1749)

    Banquet nuptial de bohémiens

    Vers 1730 - 1735

  • H. : 0,86 m. ; L. : 1,18 m.

  • Don de M. et Mme Christian Lazard, 1927

    R.F. 2619

  • Peintures

    Aile Denon
    1er étage
    La peinture en Italie du Nord au XVIIIe siècle
    Salle 19

Informations pratiques

Adresse et téléphone :
Musée du Louvre, 75058 Paris - France
+ 33 (0)1 40 20 53 17

Horaires :
Ouvert tous les jours de 9h à 18h sauf le mardi
Nocturnes jusqu’à 21h45 le mercredi et le vendredi

Fermetures :
Les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre

Information in other languages

Newsletter

Achetez votre billet