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Œuvre Écuelle aux armes du Grand Dauphin, fils de Louis XIV

Département des Objets d'art : XVIIe siècle

Écuelle aux armes du Grand Dauphin, fils de Louis XIV

© 1988 RMN / Daniel Arnaudet

Objets d'art
XVIIe siècle

Auteur(s) :
Muriel Barbier

Fondues pour soutenir les efforts de guerre ou parce qu'elles étaient passées de mode, détruites ou volées, très peu de pièces d'orfèvrerie du XVIIe siècle nous sont parvenues. Ainsi cette écuelle est un rare témoignage de cet art, d'autant plus qu'elle porte les armes de celui à qui elle était destinée, le Grand Dauphin, fils de Louis XIV. Cette oeuvre unique, réalisée par Sébastien Leblond, nous renseigne en outre sur les ornements et les formes d'usage dans la deuxième moitié du XVIIe siècle.

L'usage des écuelles

L'écuelle est un cas particulier au sein des objets de forme. En effet, elle n'a jamais été considérée comme un objet de table et était uniquement utilisée pour boire un bouillon au réveil, lors du déjeuner. On buvait en portant l'écuelle à ses lèvres. Les écuelles étaient généralement dotées d'un plateau ou d'un présentoir pour faciliter leur emploi.

Une forme caractéristique du XVIIe siècle

L'écuelle est un bol à fond plat issu en droite ligne des formes médiévales. C'est dans le cours du XVIIe siècle qu'elle est agrémentée de deux oreilles symétriques qui permettent sa préhension et d'un couvercle amovible grâce à un anneau qui forme prise. La forme générale de l'écuelle du Louvre, très épurée, aplatie et simplement marquée, au niveau du couvercle, par une gorge qui forme une petite terrasse, est propre au XVIIe siècle et se retrouve sur d'autres rares écuelles conservées. Étant en argent doré, elle évoque la vaisselle d'or du Roi et la sobriété de sa forme met en valeur les effets de la lumière sur le métal.

Un décor qui évoque son destinataire

Chacune des deux oreilles fondues, ciselées et rapportées est formée de deux dauphins encadrant une coquille et un compartiment d'écailles imbriquées. Ces premiers ornements sont une allusion directe au Grand Dauphin. Le couvercle plat est bordé d'une gorge portant une frise ciselée de coquilles et d'enroulements sur fond amati. Au centre de la terrasse, Sébastien Leblond a ciselé une large rosace d'entrelacs, fleurons, palmettes et feuillages sur fond amati. De part et d'autre de cette rosace, le chiffre du Grand Dauphin a été gravé : deux L entrelacés, formant une fleur de lys, encadrés par deux dauphins. Enfin sur le corps de l'écuelle sont représentées les armes écartelées de France et du Dauphiné mêlées aux colliers des ordres de Saint-Michel et du Saint-Esprit. Autant d'allusions à la couronne royale et delphinale qui permettent d'affirmer que cette écuelle a été vraisemblablement livrée pour l'usage personnel de Monseigneur et lui appartenait en propre car elle ne se retrouve pas dans les commandes royales.

Cartel

  • Sébastien LEBLOND (Maître à Paris en 1674)

    Écuelle aux armes du Grand Dauphin, fils de Louis XIV

    1690 - 1692

  • Argent doré

    H. : 6,50 cm. ; L. : 29,80 cm. ; D. : 18,50 cm.

  • Don Corroyer, 1937

    OA 7757

  • Objets d'art

    Vitrine 11

Informations pratiques

Musée du Louvre, 75058 Paris - France
+ 33 (0)1 40 20 53 17

Horaires :
Ouvert tous les jours de 9h à 18h sauf le mardi
Nocturnes jusqu’à 21h45 le mercredi et le vendredi
24 et 31 décembre 2014 : ouvert jusqu'à 17h

Fermetures :
Les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre

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