Allez au contenu Allez au menu principal Allez à la recherche Change language
-
Select language
- Plan / Information (Français)
- Plan guide accessibilité
- Plan / Information (English)
- Plan for visitors with mobility impairments
- Mapa / Informação
- Mappa/ Informazioni
- Plan / Information (Deutsch)
- 見取り図/館内のご案内
- Plano / Información
- 卢浮宫博物馆导游图
- план / информация (Русский)
- 루브르 박물관 관람 안내
- مخطط الزيارة\ المعلومات
- Plan / informacja (polski)
Accueil>Œuvres & Palais>Collections et départements>Femme assise dite "Suppliante Barberini"
Œuvre Femme assise dite "Suppliante Barberini"
Département des Antiquités grecques, étrusques et romaines : Art grec classique (du Ve au IVe siècle av. J.-C.)
Antiquités grecques, étrusques et romaines
Art grec classique (du Ve au IVe siècle av. J.-C.)
Cette jeune femme a d’abord été interprétée comme une suppliante réfugiée sur un autel – Didon, Danaé ou Alceste –. Le type statuaire qui est connu par deux autres répliques antiques reproduit une œuvre en marbre dont deux fragments ont été identifiés au musée de l’Acropole d’Athènes. Cet original de la fin du Ve siècle av. J.-C. est sans doute l’une des amantes de Zeus, Io ou Callisto : ces deux figures, attribuées à Deinoménès d’Argos, encadraient l’autel de Zeus Polieus à l’est du Parthénon.
La mystérieuse « Suppliante Barberini »
Présentée autrefois au Palais Barberini à Rome, cette œuvre est entrée au Louvre en 1935. Elle a immédiatement suscité maintes discussions relatives à l’interprétation de cette énigmatique figure féminine. La pose alanguie de la jeune femme et l’expression de tristesse qui se lit sur son visage ont fait penser à une effigie funéraire qui aurait marqué l’emplacement d’une tombe. La forme du support a conduit certains à y reconnaître plutôt une suppliante réfugiée sur un autel, un sujet largement répandu dans la tragédie grecque. Plusieurs héroïnes de la mythologie ont alors été évoquées : Ariane abandonnée à Naxos, Alceste aux Enfers, Danaé attendant la visite de Zeus changé en pluie d’or… Le fait que la statue ait un pied nu et l’autre chaussé a fait croire également à une représentation de Didon ; ce détail est en effet attesté par Virgile, dans l’Enéide, lorsqu’il décrit la reine de Carthage se déchaussant d’un côté avant de monter sur le bûcher.
Une réplique d'un original d'époque classique
Le type statuaire est connu par deux copies romaines conservées l’une au Vatican, l’autre à Saint Petersbourg. La « suppliante » de la collection Barberini s’en distingue cependant par son exceptionnelle qualité et par un travail très proche des créations de l’époque classique. Aussi est-elle considérée comme le prototype des deux autres copies, voire comme une réplique contemporaine – ou de peu postérieure – à l’œuvre originale. De cette dernière, on conserve deux fragments jointifs en marbre identifiés récemment au musée de l’Acropole d’Athènes. L’original a été réalisé à la fin du Ve siècle avant J.-C., sans doute à l’occasion du traité d’alliance signé en 420 avant J.-C. entre Athènes, Argos, Mantinée et Elis. L’œuvre conserve le souvenir des figures sculptées du Parthénon. Les traits du visage sont empreints de la même gravité ; la vêtement glisse sur l’épaule avec sensualité, dévoilant la nudité féminine selon un motif apparu sur l’Aphrodite à demi couchée du fronton est du monument. Procédant des effets maniéristes développés par les sculpteurs à cette époque, le drapé est savamment refouillé, tantôt bouillonnant, tantôt plaqué sur le corps.
Une œuvre de Deinoménès : Io ou Callisto ?
La présentation originelle comprenait vraisemblablement deux figures placées symétriquement, la « suppliante » servant de pendant à une autre statue. Il s’agirait des amantes de Zeus, Io et Callisto, vues par
Bibliographie
- Rolley Cl., La sculpture grecque. 2- La période classique, Paris, 1999, p. 154-155, fig. 138.Doerig (I.), « Deinoménès », Antike Kunst, 37, 1994, 2, p. 75-76.
Despinis (G.), « È Iketida Barberini », Actes du XIIe congrès international d’archéologie classique, Athènes, 1983, 1988, p. 65-69, pl. 13.
Karouzou (S.), « Die Schützflehende Barberini », Antike Kunst, 13, 1970, p. 34-47.
Michon (E.), « La Suppliante Barberini au Musée du Louvre », Monuments et Mémoires. Fondation Piot, 35, 1936, p. 93-124, pl. 6.
Cartel
-
Femme assise dite "Suppliante Barberini"
Réplique du Ve siècle av. J.-C. d'après une œuvre créée vers 420 av. J.-C.
Athènes (?), Grèce
-
Marbre du Pentélique (Attique), ronde-bosse
H. : 0,98 m. ; l. 1,05 m. ; L. : 0,43 m.
-
Ancienne collection Barberini. Achat, 1935
N° d'entrée MND 1878 (n° usuel Ma 3433)
Informations pratiques
Adresse :
Musée du Louvre, 75058 Paris - France
Téléphone :
+ 33 (0)1 40 20 53 17
Horaires :
Ouvert tous les jours de 9h à 18h sauf le mardi
Nocturnes jusqu’à 21h45 le mercredi et le vendredi
Fermetures :
Les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre
